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La Colère s’empare de la rue à Istanbul
Publié le :

NAM

Hier 19 janvier à Istanbul, devant les locaux dÂ’Agos, Karin Karakaslı *, journaliste, sÂ’est adressée à lÂ’immense foule venue rendre hommage à Hrant Dink en ce jour anniversaire de son assassinat, le 19 janvier 2007, et protester contre la clémence incompréhensible de la justice turque à l’égard des accusés comploteurs, coupables de préméditation de crime.

Traduis du turc

- Le 19 janvier n’est pas une date de commémoration. Et cela ne l’a jamais été. Toutes les douleurs qu’il y ai pu avoir sur cette terre, aucune n’a eu de commémoration.

Hrant Dink a été accusé a tord. Il a été déclaré journaliste ennemi de la Turquie à tord. Et ce journaliste a réussi a nous réunir au cours de ses funérailles. Parce que Hrant était contre l’injustice dans tous les domaines.

Tous les suspects était devant nous, le plan « Cage » était immergé, et ils n’ont toujours pas réussis à faire le lien avec Ergenekon.

Ils nous on abreuvé de mensonges. Cela fait 5 ans que ça dure. A la fin ils nous ont livré deux personnes et ils nous ont dit de nous contenter de ces deux personnes. Et que c’en était même de trop pour nous. Ils ont libéré devant nos yeux Erhan Tuncel et d’autres personnes impliquées.

Nous avons tous perdu Hrant Dink, mais excusez-moi, comme vous le savez pour nous les Arméniens c’est une perte que l’on ne peut expliquer. En 1915, le 1er janvier, ils ont exilé à peu près 250 intellectuels Arméniens de la gare de Haydarpasa vers Ayas. Seulement quelque uns d’entre eux on pu revenir.

Ce que vous devez comprendre c’est qu’ils ont les ont d’abord réduis au silence. Ces gens là faisaient partie de l’Assemblée ottomane. Il y avait des écrivains, des journalistes, des traducteurs, des médecins, des avocats. Ils avaient tous confiance en leur assemblée, mais c’est pas comme cela que cela s’est passé.

AujourdÂ’hui je vais vous citer quelque noms parmi ces intellectuels. Celui qui se reconnaîtra répondra « Je suis là » : Rupen Sevag, Siamanto, Taniel Varujan, Diran Kelekyan, Yerukhan, Rupen Zartaryan, Hampartsum Boyacıyan, Sımpad Pürad, Khyan Parsekhyan, Krikor Zohrab... Et finalement Hrant Dink.. Hrant Dink faisait partie de ce dernier maillon intellectuel. Il a réussi à nous transporter tous en 1915... Donc cÂ’est si facile de tuer les gens comme ça !

A force de renier notre passé nous en sommes arrivé là. Que toutes les dalles posées sur le sol ici même, soient le symbole de tous ces intellectuels et autres personnes abattues auxquelles on a interdit de parler et qui n’ont même pas de tombe. Que toutes c’est dalles représentent leurs symboles.

L’État n’a que faire de la vie ou de la mort de son citoyen Arménien. Puisque il ne sait que faire, eh bien on va lui apprendre !

On nous dit que le dossier est clos. Est-ce qu’il est clôturé ? Hrant Dink n’est pas un dossier que l’on clos. Hrant Dink est une blessure !

Maintenant nous en sommes à la dernière ligne droite avant de prendre le chemin de non retour ! Il n’y a pas d’Etat auquel on peut faire confiance. Il n’y a nulle part où aller vivre ! Le contraire ne serait que mensonge et un jour tout s’abattra encore une fois sur nos têtes ! Nous serons tous laminés !

C’est pour cela qu’aujourd’hui n’est pas un journée de parole, mais une journée de promesse !

Est-ce que lÂ’on promet tous ensemble ? Que cette affaire nÂ’est pas close !

Est-ce que lÂ’on promet tous ensemble ? Que lÂ’humanisme nÂ’est pas mort !

Est-ce que lÂ’on promet tous ensemble ? Que lÂ’Etat rendra des comptes !

Que notre parole soit une promesse. Que vivre dans cette injustice soit interdit (haram) pour nous.

19.01.2012

* Nouvelliste, traductrice et journaliste. Karin Karakaşlı, née à Istanbul en 1972, a étudié lÂ’interprétation et la traduction à lÂ’Université Boğaziçi des langues étrangères. De 1996 à 2006, elle a été éditrice et chef du département de rédaction du journal hebdomadaire turco-arménien « Agos », et chroniqueuse pour les sections turque et arménienne. Elle étudie actuellement la littérature comparative et travaille comme professeur dÂ’anglais dans des universités. Auteure du livre « Chroniques dÂ’un journaliste assassiné, Hrant Dink »

vendredi 20 janvier 2012,
Jean Eckian ©armenews.com




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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