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5ème anniversaire de Hrant Dink: réunion à la Chambre des Lord (part 2)
Publié le : 03-02-2012

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous invite à lire une traduction de Gilbert Béguian de cet article mise en ligne sur le site de NAM (Nouvelles d'Arménie Magazine) le 31 janvier 2012.













NAM

Eilian Williams

Rencontre à la Chambre des Lords, la veille de la Journée Hrant Dink

L’ “Autre“ pris comme cible en Turquie


Par Desmond Fernandes

18 janvier 2012

En ces jours où a été commémoré le cinquième anniversaire de l’assassinat de Hrant Dink, Desmond Fernandes [i] démontre qu’il est important de reconnaître que l’ “Autre“ est toujours une cible en Turquie : le droit à la vie, à la protection de l’état, le droit d’association, de s’exprimer et de s’affirmer dans son identité culturelle, religieuse et politique demeurent sous la menace, et en sont exactement au même point où ils en étaient lors de l’assassinat de Hrant Dink.

Sous certains aspects, la prise pour cible de l’ “Autre“ s’est intensifiée, en dépit de la rhétorique de a soi-disant “ouverture kurde“ du Parti de la Justice et du Développement (AKP) dont est issu le gouvernement et qui agit pour une nouvelle constitution.

Comme l’a observé Charlie Pottins : Hrant Dink parlait souvent des problèmes de démocratisation en Turquie, prenant la défense d ’autres auteurs [et écrivains]...exposés à la critique et persécutés pour leurs opinions...Dink espérait que son questionnement pourrait ouvrir la voie pour les deux assurément, tous les peuples :

“Si j’écris sur le génocide des Arméniens], notait-il], cela provoque la colère des généraux turcs. Je veux écrire et demander comment changer le conflit historique en paix. Ils ne savent pas comment résoudre le problème arménien“ [c’est-à-dire d’une manière démocratique, non-violente, non répressive]. Actif dans diverses plateformes démocratiques et organisations de la société civile, Hrant Dink insistait sur le besoin de démocratisation en Turquie et se concentrait sur la liberté d’expression, les droits des minorités, les droits civils te les questions propres à la communauté arménienne en Turquie...

[Pris pour cible par l’Article 301, Hrant a déclaré à propos de ses effets sur les Arméniens] : “Bien sûr je dis que c’est un génocide, parce que ses conséquences montrent que c’est la vérité et qu’elle porte ce nom. Nous voyons que des gens qui vivaient sur ce sol depuis 4 000 ans ont été exterminés par ces événements ’.[ii]

Malheureusement, depuis cette déclaration de Hrant, peu de choses ont changé concernant la position du gouvernement turc sur le génocide des Arméniens. La négation du génocide persiste et il y a eu peu, sinon aucune, amélioration décelable en termes de liberté d’expression, de droits des minorités, des droits civils et des questions portant sur la prise de l’ “Autre“ pour cible. Concernant les restrictions à la liberté d’expression, les journalistes, les étudiants, les syndicalistes, les universitaires, les membres de la société opposés aux politiques du gouvernement et de l’état, les avocats, poètes, artistes, chanteurs, membres de partis d’opposition et en particulier du Parti Paix et Démocratie (BDP) ’pro-kurde’, tous ont été pris pour cible.

Ceux qui militent dans les diverses plateformes démocratiques et organisations de la société civile sont emprisonnés et sujets à diverses formes d’attaques, dont les moindres ne sont pas les brigades “anti-terreur’. N’importe quelle déclaration perçue comme critique envers les positions du gouvernement peut à présent constituer une offense “terroriste“. Comme le ministre de l’intérieur turc en a récemment averti :

“Comment soutiennent-ils [c’est-à dire, l’ “Autre“] le terrorisme ? Leurs tableaux en reprennent peut-être des reflets. Ils écrivent des poèmes et cela transparaît dans leurs poèmes. Ils écrivent des articles et des éditoriaux sur le sujet. Non contents de cela, ils essaient de démoraliser les soldats et la police qui combattent le terrorisme en les reprenant dans leurs œuvres d’art. [iii]

En effet, il suggérait qu’ ’il n’y a aucune distinction entre les responsables politiques kurdes et les terroristes et soutiennent que des activités artistiques peuvent constituer des actes de terrorisme“. [iv]

Ecrivant depuis sa cellule de prison, ayant récemment arrêté dans l’une des nombreuses rafles déclenchées presque quotidiennement dans le pays à présent, [v] Ragip Zarakolu, directeur de la Maison d’Edition Belge, membre honoraire du Conseil d’Administration de l’Association des Droits de l’Homme (IHD), président du Comité de l’Association des Editeurs de Turquie Liberté de Publier,[vi] et co-lauréat de prix de la Société des Journalistes de Turquie en 2007 (avec les Hrant Dink et Gulcin Cayligil), relevait la façon dont les personnes pourvues de conscience, et expriment leur préoccupation sur ce qu’ils voient, ont appris et sont témoins, sont pris pour cible de l’“anti-terrorisme“ :

’Si la conscience sert à présent de justification aux arrestations arbitraires dans ce pays, la gravité du point auquel nous nous arrivons nous porte à y réfléchir tout de même. Si les mensonges passent pour la vérité, et la négation prend la place du pardon, alors, tout est pourri’. [vii]

C’est un fait, avec le jugement de la 14ème Chambre de la Cour Criminelle d’Istanbul d’hier, qui n’a condamné qu’une seule personne à la peine d’emprisonnement à vie pour l’assassinat de Hrant Dink, et qui ne voit de façon absurde aucun rôle de l’ “état profond“ dans ce meurtre :

L’avocate de la famille de Dink, Fethiye Cetin, a violemment critiqué la décision, disant qu’il révèle que “la tradition d’état des meurtres politiques“ est délibérément laissée de côté parce qu’il n’a tenu aucun compte des accusations d’implication de l’état dans le meurtre de 2007.

“Il se sont moqués de nous pendant les cinq ans du procès. Nous ne savions pas qu’il réservaient la meilleure blague pour la fin... Ce jugement signifie qu’une tradition est restée intacte. La tradition des meurtres d’état. La tradition de l’état discriminant certains de ses citoyens et les transformant en ennemis“, a-t-elle dit. [viii]

Le groupe, Les Amis de Hrant, dont fait partie sa veuve Rakel, a fait la déclaration suivante :

Le jugement est la décision de l’état. Ceux qui ont décidé de nous prendre Hrant Dink il y a cinq ans, les forces de sécurité, la gendarmerie, le renseignement, la justice, les media, le gouvernement, l’opposition, auront fait une fois encore la décision dans le tribunal.

Ils vont dire que le meurtre est l’acte de trois tueurs à gage. Ils vont essayer de se cacher dans leur monde souterrain. Mais nous les connaissons“.[ix]

Alors même que la Turquie continue de se vendre comme un “modèle de démocratie“ par des forces politiques profondes et les élites gouvernantes aux USA, [x] au Royaume-Uni et dans beaucoup de pays membres de l’Otan, la prise pour cible de l’ “Autre“ se poursuit sur un mode intensifié. Comme le relevait récemment Ozgur Gundem, le journal pris pour cible parmi d’ ’Autres’ :

Le 20 décembre, 49 journalistes et professionnels des média étaient placés sous contrôle judiciaire dans le cadre de la soi-disant opération KCK [Groupement des Communautés Kurdes]. Trente sept journalistes ont été retenus en détention provisoire. Les rafles et les arrestations qui ont été faites à l’encontre de notre journal, l’Agence Dicle News (DIHA), les publications Gun, l’Agence de Presse Etik et le magazine Democratic Modernity constituent un sommet de la politique de “génocide intellectuel et politique“, coordonné par le gouvernement politicien, les partisans du mouvement de Fethullah Gulen, la Police, et les institutions judiciaires, ce dont Besir Atalay se confesse publiquement. La “réserve d’air“ des Kurdes et des démocrates est le media kurde, et à présent, après cette attaque, les Kurdes et les démocrates ont le souffle coupé parce qu’elle est destinée à être noyée sous les eaux. Nous travaillons dans les conditions d’un “coup d’état“ non déclaré... La République Turque est devenue un état policier...

Tout le monde devrait faire entendre sa voix pour la défense des droits des peuples contre les attaques de l’état policier... Les forces militaires qui sont sous les ordres du gouvernement, mènent en fait un massacre sanglant à coup de frappes aériennes sur les hauteurs de Amed (Diyarbekir). Les attaques dirigées contre la ’presse libre’ visent à cacher les crimes de guerre de l’armée turque.[xi] Le gouvernement est en train de s’attaquer à tout ce qui est kurde. L’état a déclaré la guerre à l’ensemble des Kurdes qui veulent vivre librement avec leur propre identité et leur langue, ceux qui sont armés et ceux qui ne le sont pas, ceux qui adhèrent au PKK et ceux qui n’y sont pas... Le gouvernement turc ne se rend pas compte qu’il est en train de saper ses propres visées colonialistes lorsqu’il détruit les gens qui soutiennent la politique favorable à vivre ensemble... L’AKP a besoin de comprendre que les possibilités d’accéder à la paix, à vivre et à vouloir vivre sous le même toit est en fait en cours de destruction par une guerre continuelle de 30 ans...Elle prend à présent pour cible de paisibles acteurs civils...

Nous appelons tous les media et tous les acteurs dans le champ démocratique : ne soyez pas silencieux. Parce que vous avez gardé le silence, le gouvernement, les partisans du mouvement de Fethullah Gulen, la police, et les autorités judiciaires nous parlent le langage du fascisme et nous attaquent avec leurs méthodes. Ne soyez pas complice ! Parce que ce feu vous brûlera à vous aussi ! [xii]

Le 13 janvier, le Parti Paix et Démocratie (BDP) a fait l’appel suivant :

C’est un fait bien connu que près de 5 000 responsables politiques kurdes, parmi lesquels 6 parlementaires, 27 maires, des douzaines de membres de conseils municipaux et des membres de la direction du BDP (le Parti Paix et Démocratie) ont été arrêtés... Les opérations de police continuent depuis le 14 avril 2009. Ces opérations coordonnées tournent au génocide politique contre les Kurdes... Les opérations de police se sont élargies aux avocats et aux journalistes kurdes. 41 avocats ont été emprisonnés depuis le 25 novembre 2011. A la suite de cela, une autre opération de police a été lancée contre les journalistes kurdes... 36 journalistes ont été emprisonnés avec les avocats. Au total, plus de 70 journalistes kurdes sont allés en prison depuis avril 2009.

Il est clair que ces opérations de police contre les Kurdes ont été orchestrées par le gouvernement AKP. Toutes les rafles policières ont été lancées immédiatement après que le premier ministre Erdogan ait fait des discours incendiaires contre les responsables politiques kurdes. En particulier, après le dernier amendement du système judiciaire dénommé “réformes judiciaires“, juges et procureurs ont suivi les instructions du gouvernement AKP. En dépit du fait que cela a été lourdement critiqué par de nombreux observateurs, le gouvernement AKP a augmenté sa pression petit à petit contre les directeurs de media. En fait, la majorité des organisations de media en Turquie sont à présent sous le contrôle du gouvernement AKP. [xiii]

Nous avons pris connaissance de cette nouvelle réalité en liaison avec le Massacre d’Uludere du 28 décembre 2011 lorsque 35 villageois kurdes [c’est-à-dire des civils, beaucoup d’entre eux étant des enfants] ont été tués par les bombardements de F-16 même si la réelle identité des victimes a été confirmée par des unités de sécurité avant que le bombardement ne se déroule. Le gouvernement AKP dissimule l’identité des responsables du massacre. En outre, le gouvernement s’oppose à toute information détaillée apparaissant à la télévision ou dans les journaux sur le massacre d’Uludere...

Des nouvelles opérations de police ont été également lancées contre le parti Paix et Démocratie et des organisations de la société civile telles que l’Association des Droits de l’Homme (IHD), le Syndicat des Travailleurs du Service Public (KESK)... Ce ne sont pas seulement des responsables kurdes, mais aussi des démocrates turcs, avocats, journalistes, des milliers d’étudiants et des membres des organisations de la société civile qui sont à présent mis en prison sans aucun fondement légitime par le gouvernement AKP. Ce sont en particulier la Loi Anti-terroriste, le Code Pénal Turc et la Loi de Procédure Criminelle qui permettent aux procureurs d’arrêter les Kurdes et les militants de l’opposition sans avancer aucune preuve...

Tenir des discours sur le thème de l’identité kurde et assister à des réunions ouvertes sont qualifiés d’actes terroristes par le système judiciaire turc... Le gouvernement AKP s’efforce de criminaliser le BDP et ses membres par ces arrestations. Quoi qu’il en soit, le gouvernement AKP continue de recevoir un soutien très fort des états membres de l’Union Européenne et des Etats-Unis. [xiv]

Cette situation scandaleuse devrait être réévaluée et inversée. Il faut également insister sur le point que beaucoup d’ “Autres“ ont été ciblés à travers la Turquie. Selon l’association mondiale des écrivains PEN, les autorités turques ont arrêté jusqu’à 1 000 universitaires, écrivains, éditeurs et avocats des droits de l’homme pendant deux ans de mesures sévères. L’Association des Droits de l’Homme (IHD), le Syndicat (Egitim-Sen) des Travailleurs de l’Education et des Sciences [et les enseignants] et le Syndicat des Services de Santé et Sociaux (SES), parmi d’autres, ont été ciblés. “Selon un rapport préparé par l’Association des Avocats Progressistes de Turquie, il y a près de 500 étudiants qui sont en ce moment en état d’arrestation et inculpés de terrorisme. Des preuves ? Les actes d’accusation des procureurs sont pleins de symptômes de terrorisme : participation (paisible) aux célébrations du Premier Mai, manifester son opposition au[x politiques du] gouvernement en diverses occasions, et pire que tout, détenir des livres de Lénine, de Staline et de Che Guevara chez soi“. [xv]

En novembre 2011, “les forces de police ont donné l’assaut à plus de 40 domiciles de membres de l’association [des Avocats Progressistes] et le tribunal a déclaré suspecter que 33 d’entre eux pourraient avoir été infectés par le terrorisme. Ils ont été arrêtés. L’Association Internationale des Avocats Démocratiques et l’Association Européenne des Avocats pour la Démocratie et les Droits de l’Homme dans le Monde ont condamné leur arrestation. Cela a été la plus grande vague d’arrestation d’avocats de l’histoire de la République de Turquie. Même dans les années du coup d’état, en 1971 et 1980 ; nous n’avons fait face à quoi que ce soit de comparable“, note Mubarakby Eren Buglalilar. [xvi] En outre, “8 190 personnes sont en état d’arrestation sont arrêtées sous les inculpations de “terrorisme“ selon les données fournies le 31 novembre par le ministère de la justice. Selon ces données, même les enfants sont facilement accusés d’être impliqués dans le “terrorisme“ en référence au Code Pénal Turc (TMK), rédigé lorsque le parti Justice et Développement (AKP) était au pouvoir“. [xvii] “Il n’y a dorénavant aucune journée de la presse à célébrer ni journée des journalistes qui vaille qu’on la commémore“, a annoncé le groupe directeur de l’Association des Journalistes Contemporains (GCD), le 10 janvier 2012, jour de la fête du travail des journalistes ’...le mois de janvier, n’a rien été d’autre qu’une couverture pour les meurtres de Ugur Mumcu, Metin Goktepe et Hrant Dink, pour leurs assassins, et pour leurs instigateurs des profondeurs de l’état’, ont déclaré les journalistes de l’organisation.[xviii]

D’après Mehmet Bozgeyik, secrétaire général de Egitim Sen [syndicats des enseignants] :

Toute opposition au point de vue de l’AKP ou tout acte non aligné sur son programme politique sont considérés comme des attaques par leur auteur qui deviennent dès lors la cible de l’AKP. Des officiels élus, des maîtres de conférence, des journalistes des représentants des partis politiques, des représentants des ONG, des avocats, des organisations de jeunes, les municipalités tenues par d’autres partis que l’AKP, bref, toutes les forces d’opposition, sont maintenant la cible de l’AKP...

Nos maisons, téléphones, organisations, bureau d’édition et de partis politiques, syndicats, et même nos vies privées sont à présent sous la surveillance de la police sous le contrôle du cemaat.

Nous voulons déclarer clairement et émettre un avertissement fort que nous prenons le chemin du fascisme. Le but est d’instaurer une société silencieuse et une servilité muette. Les forces démocratiques organisées parmi lesquelles des membres du mouvement syndical sont sous le feu d’attaques et de pressions sans précédent. Les tendances fascistes en action dans le pays sont à présent institutionnalisées. Ces tendances sont dirigées depuis le centre et en fonction d’un programme spécifique. [xix]

Martin Dolzer, auteur d’un rapport clef 2010 de la Délégation des Droits de l’Homme de Bruxelles, Berlin, Rhénanie d Nord- Westphalie et Hambourg, (basé sur une visite entre le 15 octobre et le 25 octobre 2010 d’avocats, d’observateurs des droits de l’homme, un Membre du Parlement Européen, un membre du Bundestag Allemand, de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe, et du Parlement du Land de la Rhénanie-Westphalie) confirme que :

En outre, le harcèlement systématique et le viol des femmes par les forces de sécurité est un problème majeur dans les petites villes ... En général, il est évident que... le gouvernement turc a eu recours, à un degré inquiétant, à des méthodes et des pratiques criminelles au niveau des structures politiques locales, à la détention de responsables politiques et d’activistes qui ont un impact sur l’opinion publique internationale, ou même, dans les provinces qui sont de plus en plus affectées par des opérations militaires, à des attaques au droit à la vie.

Quiconque est associé à la préservation des droits de l’homme, des droits culturels, politiques et des droits des “minorités“, mettant en évidence les politiques anti-démocratiques et les pratiques carcérales de l’état, les ’disparus’, et le ciblage des prisonniers politiques, les charniers, et le cadre néolibéral (jusqu’à l’intérieur de la sphère de l’éducation), le ciblage de personnes en première ligne par les lois anti-terroristes, sous le nom passe-partout de “opérations anti- KCK [Union des Communautés Kurdes]. Even Kemal lui-même, directeur de l’Association pour la Solidarité et le Soutien des Familles des Personnes Disparues (Yakay Der), par exemple, a été mis en état d’arrestation après la rafle du 4 octobre 2011.

Le gouvernement turc, en outre, persiste à organiser dans la négation des génocides des Arméniens, des Syriaques, des Grecs, des Chypriotes, des Kurdes et ’Autre’ alors que ces ’minorités’ continuent à subir la discrimination et sont pris pour cibles en diverses occasions. Comme le rapporte clairement le distingué universitaire Tove Skutnabb-Kangas, parmi de nombreux autres, la Turquie reste encore en rupture avec deux dispositions de la Convention des Nations unies sur le Génocide.[xx] Des armes chimiques sont encore utilisées par l’état contre des ’Autres’ pris pour cibles, et des crimes de guerre continuent à être perpétrés. Le rapport fait pas une délégation des Droits de l’Homme de Hambourg et de Stuttgart (à la suite d’une visite de 21 jours d’une délégation des Droits de l’Homme en septembre 2011) conclut que “le nombre de crimes de guerre commis par l’armée Turque a brutalement augmenté depuis 2009. Ces crimes comportent la torture et les mutilations sur des guérilléros morts, exécutions extra- judiciaires de civils et de guérilléros capturés, et l’usage d’armes chimiques... Depuis les élections parlementaires de juin 2011, le gouvernement Erdogan s’emploie à trouver une ’solution du style tamoul’ à la question kurde, et met en œuvre une forme adaptée de cette solution... Le fait que le gouvernement turc prend les efforts de paix de la parti kurde et sa référence aux droits de l’homme comme de la terreur est un obstacle à toute solution politique... La détention de deux membres de notre délégation indique clairement que la question de l’augmentation des violations aux droits de l’homme n’est pas à l’ordre du jour du gouvernement de l’AKP ... L’AKP fait à l’évidence tout ce qu’elle peut pour prévenir toute publicité de ce genre et tout ce qui pourrait favoriser l’ouverture de pourparlers de paix... Même à Istanbul, les gens parlent d’un programme d’embourgeoisement du secteur autour de la place Taksim. Avec ceux de Sinti et de Roma, depuis maintenant au moins trois ans, la population kurde, a été systématiquement évacuée de ce secteur. Les méthodes de style mafieux ont été couramment employées au cours de cette opération. [xxi]

Pour Janet Levy : “ Les pratiques discriminatoires dirigées contre les minorités continuent sans relâche. Participation politique pleine et entière, égalité des droits et liberté d’expression et de religion sont rognés par le gouvernement. “La négation d’une vérité historique et la célébration du souvenir de ses auteurs prolongent le crime de génocide et sont autant d’offenses pour les victimes, leur famille et leurs survivants. Les descendants des victimes, Arméniens, Assyriens et Grecs, ne méritent rien de moins que la reconnaissance pleine et entière de cette atrocité et la demande du pardon par le gouvernement turc“ (Levy, American Thinker, penseur américain, août 2011).

Beaucoup de “représentants des diverses communautés des minorités de Turquie ont“, bien sûr, “exprimé leur scepticisme à l’égard des efforts actuels pour écrire une nouvelle constitution pour le pays. ’Considérant la situation politique actuelle en Turquie, je ne crois pas que la nouvelle constitution sera empreinte d’égalité et intégrera toutes les composantes de la société“, a déclaré Arev Cebeci, un Arménien de Turquie... Turgut Alaca, le président de la Turkey’s Mesopotamia Culture and Solidarity Association (Association Mésopotamie Culture et Solidarité de Turquie, Mezo-Der), une association syriaque, émet des doutes sur les avantages de la nouvelle constitution, disant : “l ne nous est pas possible de faire usage de nos droits, ni comme simples citoyens, ni comme membres d’une minorité. Nous ne pouvons enseigner notre langue à nos enfants. Qui sommes nous ? Et qu’est-ce qui va changer dans la nouvelle constitution ? J’aurais aimé pouvoir poser la question.// La constitution actuelle déclare que tous les citoyens de Turquie sont égaux en droit, mais ce n’est pas ce que nous voyons en pratique.[xxii]

[i] Desmond Fernandes est un ancien Maître de Conférences en Géographie Humaine de l’Université De Montfort, au Royaume-Uni. Il enseigne l’Etude des Génocides, la Géographie Humaine et la Criminalisation, et il a publié abondamment sur ces sujets.

[ii] Pottins, C. (2011) ‘Remembering a Murdered Editor’, (Souvenirs d’un Editeur Assassiné) Random Pottins, 9 janvier 2011 (Accessible à : http://randompottins.blogspot.com/2011/01/hrant-dink-murdered-four-years-ago-in.html).

[iii] Buğlalılar, M. E. (2012) ‘The Epidemic of Terrorism’, (Epidémiologie du Terrorisme) 31 décembre 31, 2011 (Accessible à : mrzine.monthlyreview.org ; http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[iv] Hürriyet Daily News (2011) ‘Interior minister under fire over terror charges’, (La politique des Mises en Accusation du Ministre de l’Intérieur vivement critiquée) Hürriyet Daily News, 28 December, 2011 (Accessible à : http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[v] Le vendredi 28 octobre 2011, Info-Turk confirme qu’ “une chasse à l’homme à grande échelle à Istanbul, dirigée contre des militants kurdes et des droits de l’homme“ a été déclenchée dans laquelle ont été arrêtés Ragip Zarakolu (directeur de Belge Publishing House ( maison d’Editions Belge) et Président des Publishers Association’s Freedom to Publish Committee of Turkey (Comité des Associations d’Editeurs, Liberté de Publier) et le Professeur Busra Ersanli (Faculty of Economic and Administrative Sciences, Marmara University (Faculté d’Economie et des Sciences de l’Administration, Université Marmara), un analyste constitutionnel et membre de la commission constitutionnelle interne du Peace and Democracy Party’s/ BDP’s (Paix et Démocratie/BDP). Dans sa première lettre depuis sa prison, envoyée par les soins de son avocat Ozcan Kilic, Ragip a déclaré : “mon arrestation et l’accusation d’appartenir d’une organisation illégale font partie d’une campagne visant à intimider tous les intellectuels et les diplomates de Turquie et en particulier, à priver les Kurdes de tout soutien“. L’ International Publishers Association (Association Internationale des Editeurs) est considère elle aussi que l’emprisonnement de Ragip Zarakolu et de plusieurs autres écrivains et intellectules comme le Professeur Büşra Ersanlı, constitue une violation des obligations de la Turquie selon l’article 19 de l’International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR), (Convention Internationale sur les Droits Civils et Politiques) et l’article 10 de l’European Convention on Human Rights (ECHR), (Convention Européenne des Droits de l’Homme). Assurément, personne n’est plus à l’abri des rigueurs de l’ initiative ’anti-terrorisme’. L’avertissement du premier ministre turc à ceux qui protestent contre les détentions de Zarakolu et de Ersanli éclaire assez bien le point de crise auquel on est arrivé . Comme président de l’European Federation of Journalists (Fédération Européenne des Journalistes) Arne Konig explique : “ l’arrestation de journalistes et d’intellectuels bien connus sous le prétexte d’activités terroristes est clairement arbitraire et abusive... Elle montre à quel point le gouvernement s’évertue à museler toute voix critique en ayant recours à des pratiques anti-démocratiques.“ [vi] Comme directeur de Belge, Ragip a publié des ouvrages fondamentaux sur les génocides des Arméniens, des Assyriens-Syriaques, des Grecs, des Kurdes et d’ ’Autres’, et la nature de terreur de l’état turc. Il est lauréat du prix 2007 de La Liberté de la Presse de la Société des Journalistes Turcs, de la Distinction de 2007 de l’Association des Chercheurs sur le Génocide, pour ses Contribution Exceptionnelles à la lutte contre les Négationnistes du Génocide des Arùéniens et tous les négationnistes degénocides, du Prix 2008 de l’Association Internationale des Editeurs et de la Médaille d’Honneur 2011 Meghapart pour l’ensemble de son Œuvre de l’Association Arménienne des Droits de l’Homme. Il est actuellement proposé pour la Récompense Martin Ennals des Défenseurs des Droits de l’Homme.

[vii] Ziflioglu, V. (2011) ’Zarakolu doit rejoindre son fils derrière les barreaux’, Hurriyet Daily News (Lien : http://www.hurriyetdailynews.com/zarakolu-to-be-reunited-with-son-behind-bars.aspx ?pageID=238&nID=10402&NewsCatID=339).

[viii] ToDay’s Zaman ’2012) ) ‘Le suspect condamné à vie dans l’affaire de l’assassinat de Dink, le tribunal ne voit aucun rôle de l’Etat profond’ ToDay’s Zaman, 17 janvier 2012 (Lien http://www.todayszaman.com/news-268795-suspect-gets-life-in-dink-murder-case-court-sees-no-deep-state-role.html).

[ix] ToDay’s Zaman ’2012) ) ‘Le suspect condamné à vie dans l’affaire de l’assassinat de Dink, le tribunal ne voit aucun rôle de l’Etat profond’ ToDay’s Zaman, 17 janvier 2012 (Lien http://www.todayszaman.com/news-268795-suspect-gets-life-in-dink-murder-case-court-sees-no-deep-state-role.html).

[x] La Commission Civique Union Européenne-Turquie (EUTCC) relève que : “Morton Abramowitz, le précédent ambassadeur des USA en Turquie de 1989 à 1991, a récemment publié un article dans The National Interest (27.12.11) qualifiant le premier ministre turc Recip Tayyip Erdogan de ‘le dirigeant musulman le plus dynamique et le plus impressionnant du monde’ ... En fait, l’ Ambassadeur Abramowitz va même jusqu’à dire d’Erdogan qu’il est ‘la voix de l’opprimé’... Pardonnez nous, mais nombreux sont ceux qui seraient fortement en désaccord avec cette affirmation’ (EUTCC, ‘réponse de l’EUTCC à l’article de Morton Abramowitz - L’Année d’Erdogan’, EUTCC, 9 janvier 2012. Lien : http://www.rojhelat.info/english/perspectives/1961-eutcc-response-to-article-by-morton-abramowitz-year-of-erdogan).

[xi] Un rapport de la Délégation des Droits de l’Homme de Hambourg et de Stuttgart a récemment conclu que “le nombre de crimes de guerre commis par l’armée turque s’est de nouveau brutalement accéléré depuis 2009. Font partie de ces crimes la torture, la mutilation de guérilléros morts, l’exécution extra-judiciaire de civils et de guérilléros capturés, et l’emploi d’armes chimiques.... Nous condamnons dans les termes les plus forts les meurtres répétés et ciblés de civils et de personnalités du BDP par les forces de sécurité turques”. D’autres rapports des droits de l’homme en sont arrivé à des conclusions similaires, même si les gouvernements britannique, allemand, français et des USA ont continué à entretenir des relations diplomatiques avec l’état turc, lui apportant même un soutien militaire/moral vis à vis de ses très discutables menées “anti-terroristes“.

[xii] Özgür Gündem (2012) This fire will burn you as well (Ce feu vous brûlera vous aussi. Traduit par ANF, ANF, 6 janvier 2012 (Lien : http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[xiii] Plusieurs organisations de journalistes turques ont conclu que l’atmosphère répressive s’est intensifiée depuis la rencontre du premier ministre avec les propriétaires et directeurs de media nationaux du 21 octobre 2011, dan slequel iol a “enjoint les journalistes à la retenue pour leur couverture du conflit“ (rapporté par Info-Turk le 30 octobre). Suite à la pression du gouvernement, le 24 octobre, cinq agences de presse turques de premier plan ont fait un communiqué, inquiétant pour les tenants de la liberté d’expression, qui annonçait que ’des principes communs avaient été adoptés pour la couverture des incidents terroristes“. Dans ces principes figurent des accords radicaux pour mettre en place une censure des nouvelles et pour “se conformer aux interdictions de publication établies par les autorités compétentes“ (rapporté par Info-Turk 30 octobre). Pour Reporters Sans Frontières “minimiser l’étendue des pertes humaines et choisir de ne pas rapporter certaines opérations ne fera qu’augmenter la défiance envers les media. Une couverture complète et objective des développements en Turquie de l’est est une pré-condition essentielle pour parvenir à une solution pacifique à la question kurde’ (rapporté par Info-Turk, 30 octobre).

[xiv] Demirtas, S. et Kisanak, G. (2012) ‘Appel du BDP à l’Opinion Publique Internationale’, Info Turk, 13 janvier 2012 (Lien : http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[xv] Buğlalılar, M. E. (2012) ‘L’Epidémie de Terrorisme’, 31 décembre 2011 (Lien : mrzine.monthlyreview.org ; http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[xvi] Buğlalılar, M. E. (2012) ‘L’Epidémie de Terrorisme’, 31 décembre 2011 (Lien : mrzine.monthlyreview.org ; http://www.info-turk.be/401.htm#people).

[xvii] DIHA (2012) ‘Huit mille 190 personnes arrêtées pour “terrorisme”’, DIHA, 13 janvier 2012 (Lien : http://www.diclehaber.com/2/22/1/viewNews/289864).

[xviii] DIHA (2012) ‘Rien à célébrer pour les membres de la presse en Turquie’, DIHA, 13 janvier 2012.

[xix] Cité dans Paix au Kurdistan (2011) ‘Arrestations en masse de Syndicalistes en Turquie’, PIK, 4 décembre 2011.

[xx] Tove Skutnabb-Kangas, dans la présentation du 10 octobre 2010 à la foire du Livre de Francfort, ’Le kurde comme langue maternelle : Pas de droit de l’homme d’expression, et génocide linguistique dans l’éducation’, révèle que le kurde n’est pas d’emploi autorisé comme medium d’éducation (langue d’éducation, Unterrichtssprache) dans les écoles [publiques] en Turquie...La submersion soustractive avec le turc comme langage de l’éducation pour les Kurdes (et autres minorités), est le principal problème éducatif... l’éducation offerte aux enfants kurdes est [également] caractérise spécifiquement un génocide selon les deux définitions suivantes : Article II(e) : ’transfert forcé d’enfants d’un groupe dans un autre groupe’ ; and Article II(b) : ’causer des dommages sérieux corporels ou mentaux aux membres du groupe’. Notre conclusion est aussi qu’une éducation soustractive [de cette sorte] est conforme en droit au critère de crime contre l’humanité. Cela doit être présenté devant les tribunaux”.

[xxi] Rapport d’une Délégation des Droits de l’Homme de Halmbourg et de Stuttgart - Par Britta Eder, Gül Güzel et Martin Dolzer

[xxii] Ziflioglu, V., Hürriyet Daily News, 8 novembre 2011.


Forum des Nations privées d’Etat et Autres Minorités

Eilian Williams

Rencontre à la Chambre des Lords, la veille de la Journée Hrant Dink

La situation au Balouchistan par Hyrbair Marri


18 janvier 2012

La situation au Balouchistan s’est dégradée depuis notre dernière rencontre. Au cours de l’année 2011, les agences de sécurité du Pakistan n’ont pas seulement continué à enlever de Balouches militants mais ils ont commencé à tuer des détenus Balouches. Les attaques militaires contre des civils continuent jusqu’à aujourd’hui. Les informations reçues de nos sources au Balouchistan confirment que plus de 365 Balouches enlevés ont été tués en captivité par l’armée pakistanaise. Selon les familles des victimes, et des rapports d’enquêtes post-mortem les corps de militants balouches ont été torturés à un point qui fait la honte de l’humanité. Les os de jeunes Balouches et des membres de l’intelligentsia ont été brisés, leurs yeux arrachés, certains sont morts de soif et de faim, des cadavres profanés. Les traces de torture sur les corps de Balouches tués ou des survivants et que l’on a trouvés gravement blessés donnent un aperçu des brutalités que les Balouches détenus dans les centres de détention pakistanais ont endurées. ...

Les Dirigeants du Monde Entier Interpellés pour leur Attitude envers le Pakistan L’aide gouvernementale Remise en Question du Fait de Préoccupations à l’égard de la Liberté de la Religion

Une Motion pour la Mise en Discussion Immédiate sur le Pakistan a été déposée à la Chambre des Communes est prête à être débattue le 2 mars 2012, jour anniversaire de l’assassinat de Shahbar Bhatti, qui était le seul ministre chrétien du Gouvernement Fédéral au Pakistan, et un défenseur déclaré du droit des minorités et opposant des lois pakistanaises notoirement blasphématoires.

Jusqu’à présent, les parlementaires des nations du Canada, des USA, du Royaume-Uni Irlande, et de l’Inde étaient prêts a soulever la question auprès de leur assemblée nationale respective. Des conférences de presse et des veillées sont prévues dans tous ces pays à l’extérieur de leur assemblée nationale respective pour le jour anniversaire du violent martyre de Batthi. Au Royaume -Uni, il est prévu que la motion soit lue au Parlement par le Membre du Parlement Andrew Stephenson (Conservateur, pour Pendle, Lancashire). Aux USA, un version adapte sera lue au Capitole des USA par le membre du Congrès Trent Franks (Représentant de l’Arizona, Républicain).

En plus de dénoncer le fait que les lois blasphématoires sont une violation directe des droits de l’homme d’expression et de religion, la motion relève que l’aide issue des contribuables d’Occident va au Pakistan avec très peu de précautions, et appelle les gouvernements à s’assurer que cet argent n’est pas employé pour maintenir le statut de seconde classe des minorités religieuses, en particulier par des outils éducatifs qui les diabolisent ou les altèrent leur image. L’idée est venue à l’origine d’une discussion entre Wilson Chowdhry de l’Association Chrétienne Britannique-Pakistanaise (BPCA) et Jason Campbelle du Réseau d’Action Chrétienne (CAB) aux USA. Wilson Chowdry a déclaré : “Nous avons voulu à la fois honorer le sacrifice du Ministre Shahbaz Bhatti, qui s’est dressé contre les lois blasphématoires injustes, sachant parfaitement que cela le mènerait à une mort violente, et attirer l’attention sur le sort de Asia Bibi, une mère chrétienne de cinq enfants, qui a fait de la prison condamnée à la peine de mort, pendant deux ans, pour une accusation de blasphème inventée. Le sort d’Asia est connu, mais beaucoup plus vont sans qu’on en parle...Des fausses accusations de blasphème sont portées chaque semaines en toutes régions du Pakistan...Certains propriétaires musulmans ou hommes d’affaires usent de cette tactique pour s’approprier les terres et les biens de Chrétiens’. ...

[FIN]
mardi 31 janvier 2012,
Jean Eckian ©armenews.com

Traduction Gilbert Béguian pour Armenews


Lire aussi:

5ème anniversaire de Hrant Dink: réunion à la Chambre des Lord (part 1)



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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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