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Déclarations de François Hollande et du Parti Socialiste (PS) - I
Publié le :

Le Collectif VAN a essayé de répertorier les déclarations des personnalités politiques. En cas d'erreur ou d'omission, merci de les signaler à : contact@collectifvan.org en indiquant le lien de la source à mentionner impérativement.

Nota CVAN : malheureusement, le candidat PS n'a mis aucune de ses prises de positions sur son site de campagne ou sur le site du Parti socialiste.







Présidentielles 2012 : Dossier du Collectif VAN "Les politiques face au génocide arménien"


Lire aussi:

Déclarations de François Hollande et du Parti Socialiste (PS) - I



Parti socialiste (PS)


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1) Déclarations de François Hollande


sur le génocide arménien, sur la loi pénalisant la négation du génocide arménien

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24 avril 2012

Collectif VAN

Nota CVAN : Il est toujours difficile de relever les éléments absents d'un discours mais comment ne pas remarquer que François Hollande ne mentionne ici jamais la Turquie, pourtant responsable du génocide de 1915, ni l'Etat turc, à l'origine de ce négationnisme implacable que le candidat PS veut combattre ? En ce qui concerne les responsables du génocide arménien, François Hollande évoque seulement les "hommes de l'armée ottomane" et pour ce qui est de l'actualité, il mentionne les Français "d'origine turque" qui "ne sont pour rien dans ce qu'il s'est passé en 1915".

Discours de François Hollande à l'occasion de la commémoration du génocide arménien



(Extraits)

http://www.youtube.com/watch?v=-5Lh3P79O-4

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http://www.youtube.com/watch?v=BKCXJed0pr8

(Nota CVAN : la prise de vue est très mauvaise mais le discours est en entier. L'actuel Président de la République n'avait jamais mis en ligne ses prises de position de candidat concernant ce sujet sensible. Le seul lien audio de son intervention du 24 avril 2012 n'est plus disponible. Il avait été mis en ligne par la FRA Dachnaktsoutioun et annoncé également dans un emailing envoyé le mercredi 2 mai 2012 à 16h08 sous l'intitulé "POURQUOI VOTER POUR FRANCOIS HOLLANDE?"... Il est vrai qu'il est préférable de ne pas se rappeler les promesses non-tenues du candidat).

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Europe1.fr

24 avril 2012

"Chaque année, je viendrai participer à l'hommage, chaque année je partagerai votre combat pour la vérité et la justice".

Génocide arménien: Hollande et Sarkozy s'évitent


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Les Echos - 24 avril 2012

2012-Sarkozy et Hollande réitèrent leurs promesses aux Arméniens


"Vous allez permettre, quelle que soit la décision des Français, d'arriver au même aboutissement de votre combat".

"Quelles que soient les pressions qui s'exercent, je tiendrai bon, votre histoire ne sera jamais oubliée parce qu'elle ne pourra plus être contestée".
Le candidat socialiste a promis, s'il était élu le 6 mai, de revenir à cette même cérémonie "chaque année comme président de la République".

2012-Sarkozy et Hollande réitèrent leurs promesses aux Arméniens

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Europe1.fr - 24 avril 2012

Génocide arménien: Hollande et Sarkozy s'évitent


"J'aimerais être le président qui, en 2015, pourra une nouvelle fois s'incliner pour le centenaire de ce qui a été le premier génocide du siècle".

Génocide arménien: Hollande et Sarkozy s'évitent



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Le JDD - 24 avril 2012


Duel de campagne autour du génocide arménien


"Nous sommes réunis une nouvelle fois ici, comme chaque année, pour commémorer le 24 avril 1905, lorsque 900 intellectuels (...), membres des corps intermédiaires ont été arrêtés à Constantinople".

"Je n'ai jamais changé de discours en fonction des circonstances".

François Hollande présentera une nouvelle loi anti-négationniste selon "deux principes" : l'"efficacité" et la "plus grande sécurité juridique".

Second principe : "la sérénité".

"Votre combat est le nĂ´tre, soyez-en fiers".


Duel de campagne autour du génocide arménien


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Le Point

29/03/2012

Sarkozy et Hollande confirment vouloir punir la négation du génocide arménien

PS François Hollande confirme effectivement vouloir engager "en début de mandat, dans la sérénité (...) un processus qui devra aboutir à la pénalisation du négationnisme".

"J'ai cette conviction qu'il relève de la responsabilité des Etats de reconnaître les génocides, lorsqu'ils sont avérés par la recherche historique, comme l'est le génocide arménien, et que le négationnisme est une expression de violence qui n'a pas sa place dans notre République".

Sarkozy et Hollande confirment vouloir punir la négation du génocide arménien

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CCAF

12-03-2012

Le candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle s'est engagé à présenter, en début de mandat, un projet de loi gouvernemental susceptible de répondre à cette nécessité. Il a également rappelé que s’il devenait chef de l'État la reconnaissance du génocide arménien ferait partie pour la France des critères d'adhésion de la Turquie en Europe. Il a, de plus, formulé un accord de principe à la participation de l’État à la création d'un musée-mémorial du génocide arménien à Paris dont la création est prévue en 2015, dans le cadre des initiatives liées au centième anniversaire de ce crime contre l'humanité.

L'engagement de François Hollande

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Europe1

28 février 2012

"Je veux dire ici toute ma solidarité aux Arméniens de France parce que je sais ce qu’ils attendaient. Je veux dire aussi aux Turcs de France qui s’étaient mobilisés qu’ils avaient tort finalement de s’imaginer que c’était contre eux. C’était une loi qui devait réconcilier. Mais elle n’était pas présentée forcément au bon moment"

GĂ©nocide : "nous reprendrons ce sujet" (Hollande)

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NAM

18 février 2012

« En ce qui concerne la reconnaissance du génocide arménien, je ne me détermine pas par rapport au nombre de personnes qui relèvent d’une origine ou d’une histoire. La cause arménienne est défendue par les socialistes français depuis Jaurès et les Arméniens venus en France ont été accueillis par des municipalités plutôt de gauche. François Mitterrand s’était battu pour la reconnaissance du génocide et c’est sous Lionel Jospin, Premier ministre, qu’une loi a été votée. Il fallait la compléter d’une pénalisation de la négation du génocide arménien. Après s’y être opposée en 2006, la droite l’a fait ressurgir là, à un moment qui, à mon avis, n’était pas forcément le meilleur, mais moi, j’ai une cohérence, j’ai voté le texte, je le revote aujourd’hui. »

François Hollande réaffirme son soutien à la loi Boyer

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France-Soir

23/12/2011

François Hollande a estimé que ce vote était une "opération électorale" de Nicolas Sarkozy.

François Hollande a décidé de réagir. Impossible de ne pas s'exprimer après le vote jeudi par les députés d'un texte pénalisant la contestation de tout génocide, dont celui des Arméniens en 1915. « Le chef de l'État s'est rappelé qu'il avait fait une promesse (avant d'être élu en 2007, ndlr), mais il ne l'honorera pas, car nous sommes en fin de législature », a déclaré Hollande.

« Ce qui est regrettable, fâcheux, comme méthode, c'est de saisir une occasion pour faire une nouvelle discussion d'une proposition de loi, dont le gouvernement a déjà dit qu'il ne la transmettrait pas au Sénat. Donc c'est purement un effet d'affichage ». « Les socialistes ont voté cette proposition, c'est normal, puisqu'ils avaient voté quasiment la même il y a cinq ans. Pourquoi a-t-on perdu cinq ans ? Pourquoi le président de la République se réveille-t-il à la fin de son mandat ? Poser la question, c'est y répondre, c'est une opération électorale »

« Je pense que c'est dommage parce qu'elle ne satisfera pas les Arméniens qui attendaient cette loi depuis cinq ans et demandent que ce texte soit transmis au Sénat. Nous avons créé un incident (avec la Turquie) - je ne sais pas quelle en sera sa conséquence - sans pour autant satisfaire la demande qui nous était adressée, qui était adressée à Nicolas Sarkozy depuis cinq ans »

Génocide arménien : Hollande accuse Sarkozy

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sur les génocides

francoishollande.fr

14 mars 2012

"Marseille, la plus ancienne ville de France ! Marseille si intimement liée à la nation française. Marseille, façonnée, travaillée par des apports successifs de populations qui ont construit sa personnalité et son identité. Je salue Marseille et tous ceux qui l’ont peuplée : les Provençaux venus du haut pays, les hommes et les femmes venus ici pour échapper aux violences et parfois aux génocides. Je pense aux Juifs et aux Arméniens. Marseille, faite aussi par ceux que l’on avait fait venir de loin : les Kabyles, ceux qui ont libéré aussi Marseille, en août 1944, Algériens, Sénégalais, des bataillons de l’armée d’Afrique. Je pense aussi aux Italiens, venus dans l’entre deux-guerres, chassés par la misère et le fascisme."

Discours de François Hollande à Marseille le 14 mars 2012

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François Hollande au mémorial de la Shoah

La Croix

29/4/12 - 18 H 27

« Ce qui nous réunit c'est la lutte contre la haine, le rappel de notre histoire et des valeurs, le respect de la dignité humaine. Cette histoire a été capable de mobiliser des hommes et des femmes pour la patrie, la civilisation. »

François Hollande appelle les Français à se réunir autour des « valeurs »

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sur l'entrée de la Turquie à l'UE

Nouvel Obs

16-04-2012

L’Union européenne a octroyé à la Turquie le statut de candidat à l’adhésion. Nous devons poursuivre les négociations de bonne foi et laisser les peuples européens et turc décider le moment venu. Ce sera nécessairement un processus long qui n’aboutira pas dans le prochain quinquennat, car les obstacles restent nombreux : la consolidation de la démocratie en Turquie doit être achevée, la question de Chypre doit être résolue, les autorités turques doivent reconnaître la réalité du génocide commis contre le peuple arménien. Il nous faut poursuivre ou plutôt renouer notre dialogue avec la Turquie dans un cadre apaisé : la montée des tensions entretenue à des fins politiciennes par Nicolas Sarkozy depuis cinq ans n’est pas conforme aux intérêts de notre pays, de l’Europe et de la paix. On le voit aujourd’hui alors que le rôle de la Turquie est stratégique en Syrie et dans le contexte des suites des printemps arabes.

Politique étrangère : ce qu'en dit François Hollande

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Quotidien du Peuple

13.04.2012

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle française, François Hollande, a affirmé, lors d'une émission télévisée mercredi soir, qu'il serait hors de question de laisser la Turquie adhérer à l'Union européenne (UE), en cas d'élection à l'Elysée.

Signalant qu'il y avait "un processus de négociation qui est en cours depuis d'ailleurs des années" mais qu'"aucune décision majeure n'est réunie", M. Hollande a indiqué que "dans le prochain quinquennat, il n'y aura pas d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne".

France/présidentielle: Hollande écarte une adhésion de la Turquie à l'UE s'il est élu

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Europe1

12 avril 2012

"Aujourd'hui, il y a un processus de négociation qui est en cours depuis d'ailleurs des années" mais "aucune condition majeure n'est réunie, et donc, dans le prochain quinquennat, il n'y aura pas d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne".

UE : Hollande dit non à l’adhésion de la Turquie

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NAM

30 mars 2012

"La Turquie n’a pas encore fourni un niveau de démocratie qui garantirait qu’elle devienne membre à part entière de l’Union Européenne. La Turquie ne garantit pas l’égalité des droits pour les hommes et les femmes, le droit de la liberté de la presse, les réformes judiciaires, la protection des minorités et les droits des femmes. Par ailleurs la Turquie n’a pas encore résolu le problème de Chypre".

F. Hollande : Le refus d’Ankara de reconnaître le génocide est inacceptable

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Sur les Kurdes

MĂ©diapart

18 Mars 2012

"Je salue aussi l’aspiration du peuple kurde à la démocratie et à la reconnaissance de leurs droits légitimes dans les pays où ils vivent, notamment en Syrie où ils sont victimes de la répression au même titre que les Arabes.

Je formule mon vœu le plus chaleureux pour que la nouvelle année vous apporte, à vous, peuples d’Asie centrale, du Caucase et du Moyen-Orient et à nos concitoyens originaires de ces pays, paix, progrès démocratique et prospérité. "


François Hollande salue l’aspiration du peuple kurde à la démocratie


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2) DĂ©clarations du Parti Socialiste et des responsables du Parti socialiste

sur le génocide arménien, sur la loi pénalisant la négation du génocide arménien


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Le Monde

29.05.2012

Laurent Fabius

Comment allez-vous réparer la relation avec la Turquie alors que vous vous êtes prononcés pour la loi sur la pénalisation de la négation du génocide arménien ?

Ce n'est pas facile. Nous avons eu un très bon contact avec le président Gül à Chicago. Sur la question arménienne, il faudra tenir compte de la décision du Conseil constitutionnel.

M. Hollande s'est engagé à aller vite pour l'adoption de cette loi.
Oui. Pour autant, il y a des contraintes juridiques. Quoi qu'il en soit, il est important de renouer les fils avec la Turquie qui joue un rĂ´le majeur, aux plans Ă©conomique et diplomatique, par exemple sur les questions syrienne et iranienne.

Laurent Fabius : sur la Syrie, "la France est favorable Ă  ce que la CPI soit saisie"

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Le blog de Jean-Paul Bret

Publié le 24 avr 2012

Jean-Paul Bret (maire de Villeurbanne)

"Lorsque nous avons imaginé cette cérémonie il y a dix ans, nous voulions faire vivre la culture arménienne et nous voulions aussi participer à la reconnaissance pleine et entière du génocide arménien. S’il existe une loi depuis 2001 en France, à laquelle j’ai contribué, la négation de cette tragédie demeure incontrôlable. Sur notre sol, il est encore possible de prétendre en toute impunité que le génocide des Arméniens n’a pas existé.

Votée à l’Assemblée nationale et au Sénat, la loi récente proposant la pénalisation du négationnisme, nous a donné beaucoup d’espoir car, pensions-nous, elle allait permettre à notre pays de poursuivre les négateurs qui entretiennent l’amnésie voulue par la Turquie. Elle était le complément indispensable à la loi de reconnaissance votée en janvier 2001 et dont on sait maintenant qu’elle ne peut pas vivre seule. A la fin des années 90, au moment de sa discussion, ce texte constituait une telle avancée que nous avions pensé qu’il se suffirait à lui-même. Nous avons pêché doublement, d’abord par excès de confiance en cette première victoire, ensuite pour ne pas avoir mesuré la force que déploieraient en retour les négationnistes turcs.

Dans ce contexte, face au vide législatif et juridique, la nécessité d’une loi de pénalisation s’est imposée. Elle a été votée par les deux assemblées de notre parlement, le Sénat emboîtant le pas de l’Assemblée nationale quand, par le passé, il s’était souvent distingué par ses bloquages. En décembre dernier, après le vote du Sénat, nous étions confiants. Nous nous sommes imaginés au bout de ce combat si long, si difficile, tellement incertain. Il a fallu qu’une poignée de parlementaires demande de vérifier la constitutionnalité de la loi nouvelle pour que, fin février, le Conseil constitutionnel la mette à mal, les motifs juridiques l’emportant sur le sens et l’éthique. Quelle tristesse de découvrir la joie immédiatement affichée des nationalistes turcs ! Comment ignorer par conséquent que la décision française servait davantage les intérêts de ces extrémistes que ceux de notre République ?

Après l’amertume qui a été grande, revient la détermination. Sortis de cette double période électorale, par la voix des parlementaires que nous aurons élus, un nouveau texte sera élaboré. Il sera, je l’espère, mieux construit, indiscutable et inattaquable. La bataille ne sera pas simple à mener. Assurément nous rencontrerons des vents contraires. Les arguments d’hier retrouveront une actualité. On nous demandera de ménager les relations avec la Turquie. On nous dira que l’histoire est l’affaire exclusive des historiens. On accusera les élus d’électoralisme. Tous ces arguments, nous les connaissons bien. Pour autant, je crois profondément que nous finirons par triompher et que, par la force de la loi, nous aurons bientôt les moyens de contrer le négationnisme sur notre territoire. Pourquoi cette détermination ? Parce que si le négationnisme est latent et sournois dans notre pays, il est actif et vivant en Turquie ! Nous l’avons bien mesuré dans le film « Le fils d u m a r c h a n d d ’oliv e s » de Mathieu et Anna Zeitindjioglou puis dans le livre, « Les restes de l’épée », de Laurence Ritter et Max Sivaslian sur la vie des Arméniens cachés en Turquie. A ce propos, je voudrais saluer l’action de la Maison de la culture arménienne de Villeurbanne qui nous a permis d’explorer ces pages si particulières de l’histoire des Arméniens. Qu’avons-nous vu et lu ?

Des Turcs qui doutent ou nient, dont les paroles entraînent toujours un pincement au coeur. Des Arméniens convertis à l’islam qui entretiennent néanmoins la culture de leurs aïeux dans la clandestinité et quelquefois dangereusement. Tout cela, au même titre que l’emprisonnement de Ragip Zarakolu, éditeur à Istanbul, citoyen d’honneur de notre ville, nous invite à la vigilance. Il vient d’être libéré, mais il reste passible d’une quinzaine d’années de prison pour avoir choisi le camp de la vérité. Lorsque je l’avais rencontré pour la première fois en 1998 avec son épouse Ayché Nour que je parrainais en tant que parlementaire pour le 50e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, j’avais été frappé par l’esprit de résistance qui les animait tous les deux et qui se traduisait par une immense simplicité. La France n’est pas la Turquie mais, dans notre monde «mondialisé», le pire se diffuse aussi vite que le meilleur, la communication sert avec la même aisance le faux et le vrai. Qui plus est, la diaspora turque, confinée dans le mensonge par ses organisations, est une fabuleuse courroie de transmission du négationnisme d’Etat. Nous en avons fait la malheureuse expérience ici à Villeurbanne. C’est pourquoi il nous faut une loi. C’est pourquoi aussi nous devons faire vivre la culture arménienne comme nous le faisons ce soir. "


Discours prononcé le 23 avril 2012 lors de la commémoration du génocide arménien de 1915

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le blog de GĂ©rard Collomb

25 avril 2012

Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon

« Le génocide des Arméniens est un crime contre l’humanité.

CÂ’est pour cela que nul ne peut en ignorer lÂ’histoire.

Nul ne peut ignorer les premiers grands massacres perpétrés dès l’été 1894 par les forces régulières du Sultan Abdul Hamid II : 250000 Arméniens tués sous les regards indignés des diplomaties occidentales.

Nul ne peut ignorer les tueries d’Adana d’avril 1909, massacres de 30000 Arméniens de Cilicie, préfigurant par leur sauvagerie le génocide qui se préparait.

Un génocide planifié dès décembre 1914 par la fraction la plus radicale du gouvernement Jeune Turc.

Un génocide inspiré du nationalisme le plus étriqué, prônant le rejet de toutes les minorités non turcophones.

Un génocide perpétré au nom d’une prétendue suprématie de tous les peuples de langue turque ou assimilée, de la mer Égée aux confins des régions de la Chine et de l’Anatolie.

Telle fut, dans une époque d’exacerbation des nationalismes en Europe, l’idéologie sur laquelle reposa la destruction de tous les Arméniens d’Asie Mineure.

Enoncée en toutes lettres dans un télégramme du ministre de l’intérieur Talaat Pacha au préfet d’Alep, la sentence était implacable. Voici ce qui était écrit : « Le gouvernement, a décidé d’exterminer complètement les Arméniens habitant en Turquie. Ceux qui s’y opposeront seront démis de l’administration. Sans égard pour les femmes, les enfants, les infirmes, aussi tragiques que puissent être les moyens d’extermination, sans écouter les sentiments de la conscience, il faut mettre fin à leur existence ! »

La journée du 24 avril 1915 marqua le commencement de cette funeste entreprise.

Ce furent d’abord l’arrestation et la déportation de l’ensemble des représentants de l’élite intellectuelle de la communauté arménienne vivant dans la capitale, Constantinople, médecins, journalistes, écrivains.

Ce fut ensuite le sort tragique réservé aux Arméniens des sept provinces orientales – Erzeroum, Bitlis, Van, Diyarbakir, Trébizonde, Sivas, Kharpout, – sommairement exécutés ou déportés dans les contrées de la Syrie ottomane.

Les Jeunes Turcs agirent si méthodiquement qu’en l’espace de 150 jours, ils étaient parvenus à effacer toute trace de vie arménienne dans des régions où les arméniens vivaient depuis plus de vingt siècles.

Ces exactions, épouvantables, se poursuivirent jusqu’en juillet 1916, avec l’intensification des déportations en direction des contrées de la Mésopotamie.

Qui a lu les travaux d’Yves Ternon peut mieux imaginer ces êtres décharnés, entassés dans des wagons à bestiaux, jetés dans d’interminables marches le long de l’Euphrate.

Séparé des siens alors qu’il n’était encore qu’un petit garçon, vendu à un nomade au milieu de ces déserts arides, Napoléon Bullukian a décrit ce qu’avait été pour lui ce calvaire.

Dans un récit d’une rare intensité, il raconte : « Jamais je n’oublierai ces chemins bordés de hurlements. La famine et la soif de tout un peuple avaient fini par annihiler tout sentiment de révolte. Le courage qu’il faut pour renaître de ce cauchemar effroyable ! Etre nu, désarmé, seul, abandonné, dans un monde indifférent à votre souffrance, à vos angoisses… Et n’avoir que 8 ans ! »

Ceux qui avaient eu la chance de ne pas mourir de faim ou de maladie, ou ceux qui n’avaient pas encore été tués, échouaient dans les plaines de Deir-Zor. Deir-Zor, cimetière à ciel ouvert pour des centaines de milliers d’Arméniens.

Pour eux, cela signifiait quÂ’ils Ă©taient parvenus au bout de la route, au seuil du monde des morts !

Sur les deux millions d’Arméniens vivant dans les frontières ottomanes avant la tragédie, seules quelques dizaines de milliers survécurent, poussés à l’exil aux confins du Caucase, du Proche ou du Moyen Orient. Ceux restés en Anatolie endurèrent les pires conditions, la prise de Smyrne en 1922 et son lot d’exactions nouvelles, précipitant leur exil définitif d’un foyer qui depuis des millénaires avait été le leur.

Voilà l’histoire tragique dans laquelle tant de destinées arméniennes se sont nouées !

Voilà comment, à l’ombre de la Première Guerre Mondiale, s’est tramé le premier génocide du XXème siècle.

Voilà pourquoi la volonté de ne pas reconnaître en tant que « génocide » le massacre d’un million et demi d’Arméniens est pour nous monstrueuse.

Car la négation de ce crime va à l’encontre des valeurs d’une Europe qui a construit son identité sur sa capacité à admettre l’atrocité des crimes qui ont pu s’y commettre, qui a su en faire même la base des relations nouvelles entre ses peuples.

Car le carillon sanglant du XXème siècle nous a appris, à nous citoyens européens, que la destruction de la vérité et de la mémoire étaient des composantes mêmes du crime !

Bernard Henri-Lévy l’a rappelé avec force quand, en 2007, il s’exclamait devant la Coordination des Associations Arméniennes de France: « Nier le génocide, vingt ans, trente ans, cinquante ans ou quatre vingt dix ans après, c’est une façon de le parachever ! »

Qu’eût-il advenu de l’Europe si, après l’Holocauste, l’Allemagne s’était dédouanée de sa responsabilité ? Le repentir de l’Allemagne pour ses crimes commis pendant la Seconde Guerre Mondiale est une pièce majeure de l’édification européenne.

L’image du Chancelier Willy Brandt s’agenouillant au pied du mémorial célébrant le soulèvement du ghetto juif de Varsovie, le 7 décembre 1970, est à jamais gravée dans nos consciences européennes.

Par ce geste qui lui valut le Prix Nobel de la Paix en 1971, Willy Brandt traduisait non seulement le repentir de tout un pays, il ouvrait aussi les portes de l’avenir en scellant la réconciliation de l’Allemagne avec la Pologne.

Sans ce repentir exprimé par des générations de dirigeants allemands, jamais des nations qui s’étaient si durement combattues n’auraient pu s’unir et construire ensemble cette Europe du progrès, des libertés et de la paix.

Certes, il a fallu un demi-siècle avant que la France reconnaisse sa responsabilité dans la déportation des Juifs d’Europe.

Venue de la parole-même du Président de la République de l’époque, Jacques Chirac, cette reconnaissance n’est-elle pas un formidable exemple à suivre pour la Turquie ?

CÂ’est bien Ă©videmment lÂ’exemple dont nous attendons tous quÂ’un jour le gouvernement de la Turquie puisse sÂ’inspirer.

Car c’est bien par la reconnaissance des tragédies qui ont pu marquer son passé que ce pays tournera définitivement une page particulièrement sinistre de son histoire et pourra alors jouer tout son rôle dans le concert des nations.

L’identité d’une nation ne peut en effet se fonder dans la négation du passé. Car, comme le disait le grand historien, Fernand Braudel, « le passé intervient dans le présent, il le brûle ! »

C’est pour cela que nous nous battons pour que soit non seulement affirmée la reconnaissance du génocide Arménien mais aussi condamnée sa négation. Non par esprit de vengeance mais pour construire un avenir enfin délivré du passé.

C’est un long et difficile combat qui exige de surpasser bien des obstacles, d’abattre bien des cloisons, de vaincre bien des résistances. Les passions entourant nos récents débats sur cette loi l’ont une nouvelle fois démontré.

Mais notre combat est un combat juste !

Nous continuerons à le mener pour que les victimes mortes sans sépulture ne meurent pas, une seconde fois, cette fois ci dans nos mémoires.

Nous continuerons à le mener, pour qu’aucun pouvoir dans le monde ne puisse imaginer demain que des folies génocidaires puissent se perpétrer sans qu’il y ait de suite !

Nous continuerons à le mener pour que demain aucun peuple ne puisse être rayé de la carte dans l’indifférence du monde et dans l’impunité de ceux qui l’auraient commis.

Nous continuerons à le mener avec dans la tête cette avertissement solennelle de Jaurès, quand il disait aux parlementaires Français à propos de l’Arménie : « Nous en sommes au temps où l’Humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné ! »

Oui le passé marque le présent et il doit éclairer l’avenir.

C’est pour cela qu’avec les associations arméniennes, nous avions voulu que ce Mémorial soit celui de la défense des Droits de l’Homme, du souvenir et de la prévention de tous les génocides, de tous les crimes contre l’humanité.

C’est pour cela que depuis sa création en 2006 s’y retrouvent tous ceux qui, des Tutsis du Rwanda aux Darfouris du Sud-Soudan sont tragiquement venus augmenter la liste des génocides du XXème siècle.

Le temps s’écoule mais en aucun cas il ne doit effacer le souvenir des crimes du passé.

C’est pourquoi notre souhait le plus cher, c’est que demain, quand sonnera l’heure du centenaire du génocide arménien, plus personne ne songe à nier la vérité, à nier le génocide.

Alors pourra s’ouvrir une nouvelle page de l’histoire des Arméniens dans le monde, une nouvelle page pour l’Arménie elle-même, une nouvelle page pour la Turquie.

Hrant Dink écrivait : « Oui, je peux me voir dans l’inquiétude et l’angoisse d’une colombe, mais je sais que dans ce pays les gens ne touchent pas aux colombes. Les colombes peuvent vivre en plein cœur des villes, au plus chaud des foules humaines. Non sans crainte évidemment, mais avec quelle liberté ! »

Et bien mes chers amis, nous espérons tous que les colombes puissent un jour, sans crainte, dans la paix et la liberté, au cœur de toutes nos villes, à Lyon, à Erevan mais aussi dans le ciel d’Istanbul.

Je vous remercie. »


Génocide arménien : le discours de Gérard Collomb

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Pascale Crozon, la député socialiste de Villeurbanne

Lyon Capitale

01/03/2012

"Cette loi ne disait pas l'Histoire, et elle n'interdisait en rien le travail des chercheurs. Elle visait à sanctionner les comportements 'outranciers' qui visent à manipuler l'Histoire pour la mettre au service de thèses racistes et nationalistes. La liberté d'expression suppose la responsabilité de celles et ceux qui s'expriment : la diffamation, l'injure publique, les insultes racistes, xénophobes, sexistes ou homophobes sont justement réprimées par la loi. De la même façon que l'apologie des crimes de guerre et crimes contre l'humanité, leur négation vient, le plus souvent, en appui de discours de haine qui hiérarchisent les êtres humains et menacent la cohésion nationale".

Génocide arménien : Crozon réagit avec "amertume"

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Collectif VAN

29 février 2012

"Si je reconnais, évidemment, la légitimité et la légalité de cette décision, prise dans la droite application de la mission de contrôle du Conseil, je la regrette et me désole de la conséquence de cette censure pour la communauté arménienne et pour le message qu'elle envoie à toutes celles et ceux qui oseraient encore contester la réalité et l'ampleur historique du drame du génocide de 1915".

M. François PUPPONI, Député-Maire (PS) de Sarcelles

Loi sur la négation des génocides: Communiqué de François Pupponi

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Philippe Kaltenbach, Sénateur PS des Hauts-de-Seine et Président du groupe d’amitié France Arménie

Collectif VAN

29 février 2012

« Comme toutes celles et ceux qui se sont mobilisés depuis 10 ans pour que soit enfin sanctionnée la pénalisation de la négation du génocide arménien en France, j’ai pris acte avec regret de la décision rendue hier par le Conseil Constitutionnel. Je partage l’amertume de nos compatriotes d’origine arménienne. Les sages ont dit le droit mais le législateur doit poursuivre son travail pour protéger nos concitoyens des assauts du négationnisme. De tels agissements ne sont pas tolérables en France et foulent aux pieds nos valeurs de respect et de tolérance. Nous ne pouvons rester inactifs après cette censure. »

La loi pénalisant la négation des génocides: CP de Philippe Kaltenbach

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20 Minutes

24.12.11 Ă  17h38

Jack Lang ( Pas-de-Calais (6ème circonscription) ), député PS

sur l'entrée de la Turquie dans l'UE et sur la loi pénalisant la négation des génocides

«Je ne comprends pas pourquoi, depuis cinq ans, les autorités nationales attaquent en permanence la Turquie et font de son entrée dans l'Union européenne un obstacle».

«Ce texte n'est pas conforme à la Constitution, puisqu'il entrave la liberté d'expression»
.

«Il ne fallait pas de cette loi. Et ce, pour des raisons qui dépassent la question de l'Arménie et de la Turquie. Je partage le sentiment de Robert Badinter: ce texte n'est pas conforme à la Constitution, puisqu'il entrave la liberté d'expression».

«Certainement pas une volonté de dialogue entre la Turquie et l'Arménie».

Jack Lang: Loi sur le génocide arménien

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Nouvel Obs

03.02.2009

Après la publication d’un article sur le nouvelobs.com Jack Lang met des guillemets sur le génocide des Arméniens Jack Lang répond au journal.

"Je suis attristé par la campagne malhonnête et injuste orchestrée contre moi au sujet de l’Arménie. Ma position est claire.

1. Ministre de la culture, je n’ai cessé d’encourager et de soutenir la culture et la langue arménienne.

2. C’est moi qui, en ma qualité de Président de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, ai fait adopter par l’Assemblée la déclaration sur le génocide arménien. Je me suis ensuite battu -ce ne fut pas simple- pour que le Sénat l’adopte en termes identiques.

3. Je ne suis pas en effet favorable aux lois de criminalisation portant sur la contestation de faits historiques. Mieux vaut convaincre que contraindre. Aussi ai-je encouragé en Turquie des séminaires et rencontres entre historiens arméniens et turcs. Progressivement, des fractions importantes de l’opinion turque évoluent positivement. Je m’étonne que mes contempteurs d’aujourd’hui ne se battent pas davantage pour faire adopter par le Sénat la loi de criminalisation sur le génocide arménien à laquelle ils paraissent tant tenir.

4. Je persiste à penser qu’une des conditions d’adhésion de la Turquie à l’UE est la reconnaissance par la Turquie du génocide arménien.”

Un mot enfin : Il faut rappeler le contexte des propos qui me sont prêtés. C’était dans le cadre d’un débat scientifique entre historiens sur la compétence des parlements à édicter des lois mémorielles. Ce ne sont pas les invectives qui feront changer d’un pouce mes convictions. Je continuerai à me battre pour que dans le monde entier le génocide du peuple arménien soit reconnu, et notamment en Turquie."


Génocide arménien : Lang fait amende honorable


Jack Lang et le "génocide" arménien... by vartan13

http://www.dailymotion.com/video/k3GB17DcI4oKHCVrwL#from=embed

Dans cette vidéo diffusée sur Internet, fait son mea culpa pour avoir voté la loi reconnaissant le génocide arménien de 1915 – adoptée à l’unanimité le 18 janvier 2001. Il s’agit de la vidéo du colloque organisé à Blois, le 11 octobre 2008, par l’association Liberté pour l’histoire qui fait campagne contre les lois dites mémorielles.

Jack Lang réaffirme d’abord son soutien à la loi Gayssot qui pénalise la négation des génocides juif et tzigane. En revanche, avec une contrition visible, il reconnaît être “doublement coupable” d’avoir voté la résolution reconnaissant ce qu’il qualifie aujourd’hui de “entre guillemets génocide arménien”.

Nouvel Obs : Jack Lang met des guillemets sur le génocide des Arméniens

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Jean Glavany député des Hautes-Pyrénées

lasemainedespyrenees.fr

22/12/2011

Jean Glavany député des Hautes-Pyrénées s'est opposé en séance, à l’Assemblée nationale, sur la proposition de loi. Pour Jean Glavany, “ce n’est pas au parlement d’écrire l’histoire mais aux historiens“. “A force d’entendre ses partisans dire "ce n’est pas une loi mémorielle", j’ai envie de dire : c’est de la dénégation-aveu“, a-t-il lancé.

“La République est une et indivisible : dans la course folle aux communautarismes il faut savoir dire stop !“, a ajouté M. Glavany, en faisant allusion aux 500.000 Français d’origine arménienne, courtisés par tous les partis politiques.

Absent lors du vote, Jean Glavany est le seul député PS à s'être opposé à la proposition UMP, qu'il considère comme «anticonstitutionnelle».

Jean Glavany s'oppose à la loi sur le génocide arménien


A noter : Jean Glavany, opposé à la loi Boyer en 2011, était favorable à la loi présentée par le PS en 2006 :
Niche parlementaire du P.S : le texte de la proposition de loi qui sera présentée le 18 mai 2006

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sur la décision du Conseil Constitutionnel de retoquer la loi réprimant la négation du génocide arménien

Le Bien Public

Le 28.02.2012 Ă  20:05

Bariza Khiari, vice-présidente socialiste du Sénat

« C’est une décision sage, des Sages ! »

Loi sur le génocide arménien retoquée : entre « soulagement » et « surprise », au Sénat

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Jean-Pierre Sueur

Public SĂ©nat

23.01.2012

« Il ne s’agit pas ici de contester ni de minimiser le génocide de 1915 », « le débat ne porte pas sur le génocide arménien mais sur le rôle de la loi, ce qu’elle peut faire ou ne pas faire, ce qu’elle peut dire ou ne pas dire ». Cette loi« porte atteinte aux libertés d’opinion et d’expression », « ferait peser (le risque) de poursuites pénales sur les historiens »...

Jean-Pierre Sueur


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Jean-Pierre Sueur

SĂ©nat.fr

23.01.2012

"Je voudrais pour l’instant m’attarder sur les raisons pour lesquelles, dans sa grande majorité, la commission des lois du Sénat a considéré qu’il n’appartenait pas à la loi, en particulier à la loi pénale, d’intervenir dans le champ de l’histoire et de disposer en matière de vérité historique. Pour résumer mon propos, je dirai avec Robert Badinter que le Parlement n’est pas un tribunal et avec Pierre Nora qu’il ne revient pas au législateur de faire l’histoire".

Sénat : Séance du 23 janvier 2012 (compte rendu intégral des débats)

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Luc Carvounas

SĂ©nat.fr

23.01.2012

"Exterminées à l’aide de procédés barbares au nom d’une idéologie nationaliste et raciste, ce qui constitue la première grande tragédie humaine du xxe siècle, les victimes des crimes de 1915 demeurent ancrées dans nos mémoires".

"A-t-on empêché seulement un seul chercheur sérieux de mener librement à bien ses travaux sur la Shoah après le vote de cette loi ? Je récuse cette critique qui tend à faire du Parlement un « tribunal de l’Histoire ». D’ailleurs, l’Histoire n’appartient pas qu’aux seuls historiens, comme la politique n’appartient pas qu’aux seuls politiciens".


Sénat : Séance du 23 janvier 2012 (compte rendu intégral des débats)

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Jean-Claude Viollet (Charente (1ère circonscription))

Charentelibre.fr

23 DĂ©cembre 2011

« Nous avons voté en 2001 une loi mémorielle qui affirme la reconnaissance par la France du génocide arménien par ce qui était alors l’empire ottoman. Alors, de grce, pour le reste laissons le temps aux Arméniens et aux Turcs de faire leur travail d’histoire »



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Pascale Crozon

Assemblée Nationale

22 décembre 2011

"Notre objectif n’est pas de placer tel ou tel pays, telle ou telle communauté, sur le banc des accusés. Notre objectif est avant tout de lutter contre toutes les formes de racisme. Non, l’idée selon laquelle les hommes ne naissent pas libres et égaux n’est pas une opinion dont nous devrions garantir la liberté. Elle est la négation de nos valeurs et principes fondamentaux, un cancer qui menace la cohésion nationale et l’ordre public. Le législateur est donc pleinement dans son rôle lorsqu’il transpose une directive européenne, qui pénalise « l’apologie, la négation ou la banalisation grossière publiques des crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre [...] qui risque d’inciter à la violence ou à la haine ».

Cette dernière phrase est essentielle pour la reconnaissance du génocide arménien. Ce qui est en jeu, ce n’est évidemment pas la liberté des historiens d’établir, d’interpréter ou de faire parler les faits. Ce qui est en jeu, c’est au contraire la dissimulation ou le maquillage de faits dans le seul but de soutenir des idéologies de haine. Voila pourquoi je ne peux accepter les pressions exercées au nom de la liberté d’opinion par ceux qui ne la reconnaissent ni à leurs historiens ni à leurs journalistes."


Assemblée nationale, XIIIe législature, Session ordinaire de 2011-2012

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Sylvie Andrieux (Bouches-du-Rhône (7ème circonscription))

Assemblée Nationale

22 décembre 2011

"Le négationnisme n'est pas pour moi l'expression d'une banale opinion. Ce n'est même pas une position politique, c'est un mensonge d'État ; c'est une insulte faite à l’humanité tout entière, une provocation à la dignité humaine. Le négationnisme est contraire aux valeurs de notre République. C'est pourquoi il nous faut le combattre par la pédagogie, la diffusion de la vérité, mais aussi et surtout par la force de la loi. C'est tout le sens du combat que je mène à Paris et à Marseille."

"Il est donc de notre compétence, de notre ressort et de notre devoir de protéger l'ensemble de nos concitoyens contre les dérives antisémites, racistes et négationnistes. La singularité d'un génocide ne doit pas nous fermer à la souffrance d'autrui. Ni concurrence des victimes, ni banalisation, ni remise en cause de la spécificité d'un crime contre l’humanité ne doivent nous troubler dans notre démarche. Qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit pas de stigmatiser la Turquie. Bien au contraire, la France souhaite participer à l'établissement d'une paix durable entre Turcs et Arméniens. La réalité du génocide est établie. Les preuves sont aussi flagrantes que les recherches abondantes sur le sujet. C'est la raison pour laquelle ceux qui se revendiquent de la liberté de douter sont des usurpateurs."


Assemblée nationale, XIIIe législature, Session ordinaire de 2011-2012

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René Rouquet (Val-de-Marne (9ème circonscription))

Assemblée Nationale

22 décembre 2011

"En 1915, on extermina les Arméniens établis sur le territoire de l’Empire ottoman, par des procédés barbares, perpétrés au nom d’une idéologie nationaliste et raciste. Cela reste à ce jour l’une des plus graves tragédies humaines, et cela s’appelle un génocide.

Justice pour le peuple arménien, dont la mémoire continue d’être hantée, et salie, par ceux qui contestent aujourd’hui encore la réalité du crime commis sur un million cinq cent mille hommes, femmes et enfants qui furent assassinés dans le cadre du premier plan d’extermination du XXe siècle.

C’est l’honneur de l’Assemblée nationale de vouloir enfin parachever le processus législatif qui avait été initié voici treize ans avec la première proposition de loi reconnaissant le génocide arménien de 1915, votée le 29 mai 1998 à l’unanimité, et dont je suis fier d’avoir été le rapporteur, puis par le vote, également à l’unanimité, de la loi de 2001 dont François Rochebloine a été le rapporteur."


Assemblée nationale, XIIIe législature, Session ordinaire de 2011-2012

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Martine Aubry, première secrétaire du PS sur l'entrée de la Turquie à l'UE

Le Figaro

06/04/2009

«Je suis favorable à ce qu'on poursuive le chemin de l'entrée de la Turquie vers l'Europe, même s'il est loin d'être terminé» et a demandé qu'Ankara réponde à ses engagements européens, notamment sur la question du génocide arménien.

Européennes : la question turque ouvre la campagne


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Collectif VAN

Devedjian et la Turquie : le dérapage raciste de Moscovici

Le lundi 14 avril 2008 le député socialiste Pierre Moscovici déclare à propos de Patrick Devedjian : il "a un comportement, une agressivité qui dépasse les bornes". Et "pourquoi? Parce qu'il est Arménien, qu'il est attaché à la reconnaissance du génocide arménien". "Je suis aussi favorable à la reconnaissance du génocide arménien (...) je n'accepterai pas l'adhésion de la Turquie si elle ne reconnaît pas le génocide arménien". "Ca ne doit pas passer pour autant par un blocage institutionnel à travers un référendum. C'est scandaleux".

Devedjian et la Turquie : le dérapage raciste de Moscovici




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3)Liste des députés PS qui ont voté pour la loi de pénalisation de la négation des génocides

Pour:


M. Dominique Raimbourg, M. René Rouquet, M. Bruno Le Roux, Mme Sylvie Andrieux, Pascale Crozon, M. Henri Jibrayel, François Pupponi


Liste des députés PS qui ont voté contre la loi de pénalisation de la négation des génocides

Contre - 0


N'ont pas pris part au vote - Jean Glavany, Jean-Claude Viollet, Marie-Line Reynaud, Martine Pinville, JĂ©rĂ´me Lambert

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4) Liste des sénateurs PS qui ont voté pour la loi de pénalisation de la négation des génocides

Pour - 56

MM. Serge Andreoni, Maurice Antiste, Jean-Étienne Antoinette, David Assouline, Mme Delphine Bataille, MM. Claude Bérit-Débat, Jacques Berthou, Jean Besson, Martial Bourquin, Jean-Pierre Caffet, Mme Claire-Lise Campion, MM. Luc Carvounas, Yves Chastan, Jacques Chiron, Mme Karine Claireaux, MM. Gérard Collomb, Jacques Cornano, Roland Courteau, Marc Daunis, Mmes Christiane Demontès, Odette Duriez, MM. Vincent Eblé, Philippe Esnol, Mme Samia Ghali, MM. Jacques Gillot, Jean-Noël Guérini, Didier Guillaume, Claude Haut, Mme Odette Herviaux, MM. Philippe Kaltenbach, Yves Krattinger, Serge Larcher, Mme Françoise Laurent-Perrigot, MM. Jacky Le Menn, Alain Le Vern, Roger Madec, Jacques-Bernard Magner, Marc Massion, Rachel Mazuir, Gérard Miquel, Jean-Jacques Mirassou, Thani Mohamed Soilihi, Robert Navarro, Alain Néri, Georges Patient, Bernard Piras, Roland Povinelli, Marcel Rainaud, François Rebsamen, Simon Sutour, Michel Teston, René Teulade, Jean-Marc Todeschini, Richard Tuheiava, Yannick Vaugrenard, Michel Vergoz

Liste des sénateurs PS qui ont voté contre la loi de pénalisation de la négation des génocides

Contre - 26


MM. Alain Anziani, Michel Berson, Michel Boutant, Jean-Louis Carrère, Jean-Pierre Demerliat, Félix Desplan, Claude Dilain, Mme Josette Durrieu, MM. Jean-Pierre Godefroy, Gaëtan Gorce, Mmes Bariza Khiari, Virginie Klès, Claudine Lepage, MM. Jeanny Lorgeoux, Philippe Madrelle, Jean-Pierre Michel, Jean-Claude Peyronnet, Mme Gisèle Printz, MM. Daniel Reiner, Roland Ries, Gilbert Roger, Yves Rome, Jean-Pierre Sueur, Mme Catherine Tasca, MM. René Vandierendonck, Richard Yung

Abstentions - 9

Mme Jacqueline Alquier, MM. Bernard Cazeau, Michel Delebarre, Mme Catherine Génisson, MM. Georges Labazée, Jean-Yves Leconte, Thierry Repentin, Mmes Laurence Rossignol, Patricia Schillinger

N'ont pas pris part au vote - 39

M. Jean-Pierre Bel, Président du Sénat, Mme Michèle André, MM. Bertrand Auban, Dominique Bailly, Mmes Maryvonne Blondin, Nicole Bonnefoy, MM. Yannick Botrel, Didier Boulaud, Mmes Bernadette Bourzai, Nicole Bricq, M. Pierre Camani, Mmes Françoise Cartron, Hélène Conway Mouret, MM. Yves Daudigny, Claude Domeizel, Mme Frédérique Espagnac, MM. Alain Fauconnier, Jean-Luc Fichet, Jean-Jacques Filleul, Jean-Claude Frécon, Jean Germain, Mme Dominique Gillot, MM. Edmond Hervé, Claude Jeannerot, Ronan Kerdraon, Jean-Claude Leroy, Mme Marie-Noëlle Lienemann, MM. Jean-Jacques Lozach, François Marc, Mmes Michelle Meunier, Danielle Michel, Renée Nicoux, MM. Jean-Marc Pastor, François Patriat, Daniel Percheron, Daniel Raoul, Alain Richard, André Vallini, Maurice Vincent

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5) Liste des députés et sénateurs PS qui ont saisi le Conseil Constitutionnel pour faire invalider la loi de pénalisation de la négation des génocides.

15 Députés et apparentés :

Jean-Paul Bacquet, Christian Bataille, Jean-Michel Boucheron, Christophe Bouillon, Christophe Caresche, GĂ©rard Charasse (PRG), Jean-Louis Dumont, Laurence Dumont, Paul Giaccobi (PRG), JĂ©rĂ´me Lambert, Apeleto Albert Likuvalu, Didier Mathus, Sylvia Pinel (PRG), Chantal Robin-Rodrigo (PRG), Gwendal Rouillard.

22 SĂ©nateurs :

Alain Anziani, Bertrand Auban, Didier Boulaud, Hélène Conway-Mourt, Jean-Pierre Demerliat, Claude Dilain, Josette Durrieu, Alain Fauconnier, Gaétan Gorce, Bariza Khiari, Virginie Klès, Claudine Lepage, Jeanny Lorgeoux, Philippe Madrelle, Jean-Pierre Michel, Jean-Marc Pastor, Jean-Claude Peyronnet, Gisèle Printz, Roland Ries, Gilbert Roger, Yves Rome, Richard Yung.


Lire aussi:

Déclarations de François Hollande et du Parti Socialiste (PS) - I



Présidentielles 2012 : Dossier du Collectif VAN "Les politiques face au génocide arménien"




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 DĂ©clarations de François Hollande et du Parti Socialiste (PS) - I




   
 
   
 
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