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Collectif VAN : l'éphéméride du 29 février
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d’événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l’Histoire, sur les thématiques que l’association suit au quotidien. L’éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende photo: 27 et 29 février 1988 -- Troisième journée du pogrom de Soumgaït : des foules similaires semaient la terreur dans les rues. Plusieurs centaines de personnes innocentes, sans distinction d’âge, furent blessées à divers degrés et devinrent invalides. Plus de 200 appartements furent saccagés, de nombreuses voitures détruites et brûlées, des dizaines d’ateliers, de commerces et de kiosques mis à sac. Les crimes commis sous le regard complice des autorités azéries atteignirent leur paroxysme entre les 27 et 29 février 1988.


Ça s’est passé un 29 février (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :


29 février 1917 -- Empire ottoman : une série de rapports (transmis par la Légation de Constantinople, dans son rapport n° 548 ; Archives, n° 5079) datés des 14 et 29 janvier, 7 et 29 février 1917, décrivent la destruction des Villages de la Mer Noire. « « Quatre-vingt Hellènes, dit l'un de ces rapports, choisis parmi les riches notables, furent, sans aucune raison, arrêtés le 27 décembre et jetés en prison. On leur défendait toute communication avec leurs familles et on ne laissa pas arriver jusqu'à eux du linge et des couvertures. Le lendemain, à l'aube, ils furent conduits comme les derniers des criminels vers Kafzas d'où ils seront renvoyés à l'intérieur. Les meilleurs de nos congénères ont un sort identique. Dépourvus de tout, ils ne pourront jamais supporter les privations. « Dans le courant du même jour la ville fut cernée par des soldats et prit aussitôt l'aspect d'un camp. Toute la population fut invitée à se réunir sur une des places de Samsoun (Kadikeuy) pour entendre soi-disant le discours du Pacha. Tous les habitants furent arrêtés et enfermés dans les casernes. On agit de même pour le faubourg d'Eliaz-Kioï. Les hommes restèrent sans le sou, les femmes eurent à peine de quoi se vêtir et les vieillards et les malades furent emmenés de force. On n'épargna même pas les femmes qui venaient d'accoucher. Dans un état indescriptible ils durent suivre à pied leurs bourreaux par un froid intense à travers les montagnes neigeuses. Durant une nuit entière, ils grimpaient sur d'arides montagnes, tel un troupeau mené à l'abattoir. Les vieillards et les malades étaient traînés par leurs familles, tandis que les enfants pleuraient pour avoir de l'eau. » Les persécution antihelléniques en Turquie depuis le début de la guerre européenne. D'après les rapports officiels des agents diplomatiques et consulaires.
PARIS, LIBRAIRIE BERNARD GRASSET, 1918
Imprescriptible.fr : Samsoun

29 février 1924 -- Empire ottoman/Liban : rapport du Haut-Commissaire en Syrie et au Liban au Président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, daté du 29 février 1924, Beyrouth. « En 1924, c’est le tour des villes de Cilicie et de ses environs d’être touchées par cette vague d’exode. C’est surtout le cas des Syriaques et des Chaldéens. Ces deux communautés des grandes villes d’Anatolie orientale, contrairement à leurs coreligionnaires ruraux, ont relativement été épargnées par les massacres et les déportations perpétrés par les dirigeants ottomans, contre l’élément chrétien en général et contre les Arméniens de l’Empire en particulier. Cette situation « privilégiée » perdure, tant bien que mal, jusqu’au début de 1924, lorsque se manifestent les premiers signes d’une politique d’intimidation menée par le régime turc à l’égard des Syriaques et des Chaldéens habitant des villes comme Urfa, Mardine, Dyarbékir et Malatia. Le 22 février 1924, le Patriarche d’Antioche pour les Syriaques catholiques, Mgr Rahmani, lance un appel au Haut-Commissaire de Syrie et du Liban, le général Weygand, en l’informant de la situation précaire de sa communauté en Turquie, laquelle soumise aux mauvais traitements du régime. Selon les nouvelles parvenues au Patriarcat, à Beyrouth, les vexations des autorités turques ont commencé depuis trois semaines et ont pris comme cibles principales les villes d’Urfa, de Mardine et ses environs : « [...] à Ourfa les chrétiens sont officiellement avisés de leur prochaine expulsion. Ils ne doivent rien prendre avec eux. Tous leurs biens meubles et immeubles deviennent propriété du fisc. Quelques familles sont déjà arrivées en Syrie, nous attendons les autres. à Mardin, la situation des nôtres est tout à fait intenable. Vexations de toutes sortes, refus de reconnaître les chefs religieux comme tels, privations des chrétiens de leurs droits de citoyens, emprisonnement de notre Vicaire, réquisition de notre Cathédrale, du Patriarcat, du Presbytère, du couvent de St-Ephrem et des écoles » ». © Revue d'Histoire Arménienne Contemporaine pour toutes les éditions |© Yves Ternon pour le texte Mardin 1915
Imprescriptible.fr : Le sort des minorités de Cilicie et de ses environs sous le régime kémaliste dans les années 1920

27 et 29 février 1988 -- Troisième journée du pogrom de Soumgaït : des foules similaires semaient la terreur dans les rues. Plusieurs centaines de personnes innocentes, sans distinction d’âge, furent blessées à divers degrés et devinrent invalides. Plus de 200 appartements furent saccagés, de nombreuses voitures détruites et brûlées, des dizaines d’ateliers, de commerces et de kiosques mis à sac. Les crimes commis sous le regard complice des autorités azéries atteignirent leur paroxysme entre les 27 et 29 février 1988. La quasi-totalité de la ville se transforma en arène de massacres de la population arménienne. Près de 400 000 Arméniens prirent la fuite, abandonnant tous leurs biens. Ce nouveau génocide, car c’est bien de cela qu’il s’agissait, avait été conçu et mis en oeuvre à un haut niveau de direction. Ses principaux organisateurs et exécutants étaient les dirigeants de l’Azerbaïdjan soviétique de l’époque liés à divers cercles nationalistes pro-turcs. Alors que la télévision soviétique montrait crûment les scènes de violence, de pillages et de massacres, ni le pouvoir de l’époque, ni la communauté internationale ne dénoncèrent et ne sanctionnèrent l’horreur qui se déroulait au vu et au su de tous. Andreï Sakharov, le grand physicien russe, l’humaniste, Prix Nobel de la Paix en 1975, choqué par les événements de Soumgaït, écrivit : « Aucune demi-mesure, aucun discours sur l’amitié entre les peuples ne peut calmer la population arménienne. Si quelqu’un en doutait encore avant Soumgaït, plus personne après cette tragédie n’a le droit moral d’insister sur le maintien du Haut-Karabagh sous juridiction territoriale de l’Azerbaïdjan. »
Imprescriptible.fr : ACHKHAAR N°465 • 14 MARS 2009


Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org





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