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Turquie : Les bâtards d’Istanbul
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « La manifestation de Taksim, ayant pour but de protester contre les massacres de Khodjalu, n’avait aucun rapport avec la protestation contre les massacres de Khodjalu. Cette manifestation n’avait aucun lien avec Khodjalu ni avec les massacres de Khodjalu ni avec les protestations contre ces événements. Son vrai titre était « Il n’y a jamais eu de génocide arménien en Turquie. Aucun arménien n’a été lésé. On brisera la tête de celui qui prétend le contraire ». Le Collectif VAN vous propose la traduction d’un article de Roni Margulies, paru le 29 février 2012, dans le quotidien turc Taraf. Lire également le document présenté et traduit par le Collectif VAN « Khojalu : 20 ans de mensonge d’Etat ».


Monsieur le ministre de l’Intérieur, démissionnez !

Taraf - 29.02.2012

La manifestation de Taksim, ayant pour but de protester contre les massacres de Khodjalu, nÂ’avait aucun rapport avec la protestation contre les massacres de Khodjalu.

Cette manifestation n’avait aucun lien avec Khodjalu ni avec les massacres de Khodjalu ni avec les protestations contre ces événements.

« Le meeting de protestation contres les massacres de Khodjalu » était un rassemblement dont l’intitulé était erroné.

Son vrai titre était « Il n’y a jamais eu de génocide arménien en Turquie. Aucun Arménien n’a été lésé. On brisera la tête de celui qui prétend le contraire ».

Il parait que le meeting avait été organisé par « Les commémorateurs bénévoles des massacres de Khodjalu ».

Là aussi il y une erreur d’intitulé.

Cela aurait dû plutôt être : « Le comité de ceux qui prenant comme prétexte les massacres de Khodjalu, veulent intimider les Arméniens de Turquie et les Turcs non-racistes.

Je sais que ceux qui voulaient vraiment protester contre les massacres de Khodjalu sont ceux qui se sont rendus au meeting à cause des intitulés erronés, et qui, en se rendant compte de la situation, ont quitté les lieux rapidement.

Ce genre dÂ’erreur est habituel.

Le discours prononcé par le ministre de l’Intérieur, Idris Naim Sahin, lors de ce meeting, met en évidence le fait que cette affaire n’a aucun lien avec Khodjalu, mais que c’est directement lié au Génocide Arménien.

Şahin a commencé son discours en disant que la nation turque est la garante de la paix, de lÂ’amour et des valeurs humaines sur la terre.

Il a dit : « En tant que la nation turque », « ni au Kazakhstan ni en Azerbaïdjan, ni en Turquie, ni dans les Balkans, nulle part sur terre, nous n’avons une histoire dont nous devrions avoir honte ». Il a prétendu qu’en étant le représentant de la justice sur la terre, la nation turque a toujours gardé sa force, qu’elle était forte et que sa plus grande force était l’union et l’unité.

Quel est le rapport entre ces paroles et les massacres de Khodjalu ?

Aucun, bien évidemment. Car ce n’est pas le problème en question.

La vraie question est : depuis l’assassinat de Hrant Dink, en Turquie, on discute ouvertement et on a un grand débat sur le génocide arménien. Suite à ces discussions, le génocide est déjà reconnu par l’opinion publique et l’État sera obligé de le reconnaître aussi.

La vraie question est que 2015 se rapproche. Et jusqu’en 2015 sur la terre, il n’y aura plus une seule personne qui n’aura pas reconnu le génocide arménien.

Et le gouvernement AKP tente à sa façon de mener une action pour contrer cela.

Des efforts insensés, désespéré et bêtes.

Désespéré, bêtes et insensés, car tous ces efforts sont vains. Les équipes de foot turcs peuvent prendre le risque d’être bannies par le monde entier en acceptant de ne pas punir les tricheurs [Nota CVAN : Acheter/vendre des matches de foot]. Mais la Turquie dans son ensemble, surtout les détenteurs de capitaux, ne peut pas prendre le risque de s’isoler sur la terre. Tôt ou tard, comme un chat renversant son lait [Nota CVAN : expression turque, pour décrire une personne reconnaissant sa faute], ils vont reconnaître le génocide, ils vont demander des excuses au peuple arménien.

Concernant ce meeting intitulé « Il n’y a jamais eu de génocide arménien en Turquie, aucun Arménien n’a été lésé, on brisera la tête de celui qui prétend le contraire », il y a un autre point très important.

À ce meeting, ils portaient des panneaux qui disaient : « Vous êtes tous des Arméniens, vous êtes tous des bâtards ».

İdris Naim Şahin, est le ministre de lÂ’Intérieur de ce pays.

Un ministre de l’Intérieur ne peut pas participer à un meeting où l’on traite de « bâtards » les citoyens de son propre pays, il ne peut pas prononcer un discours à la tribune de ce meeting.

S’il le fait, on doit l’obliger à démissionner, on doit l’exclure du parti gouvernemental.

On doit intenter des procès contre lui aux motifs de provocation et d’incitation à la haine.

Une deuxième plainte doit être portée contre lui pour racisme.

Car si un homme comme İdris Naim Şahin était le gardien des toilettes publiques dÂ’un village, ce serait déjà une tâche noire sur le front de tous les citoyens de ce pays, mais il est ministre de lÂ’Intérieur.

Mais nous le savons bien, il ne va pas démissionner et aucun procès ne sera intenté contre lui.

Nous le savons bien, car le gouvernement qui a nommé cet homme au poste de ministre, ne pense pas différemment que cet homme.

Le meeting même est organisé par le gouvernement, son ministre et son préfet y sont envoyés par le gouvernement.

Si cela était vécu dans un pays digne, non seulement son ministre de l’Intérieur et son préfet, mais même son gouvernement auraient démissionné.

Il paraît que les manifestants portant des bérets blancs, des copies vulgaires d’Ogün Samast, ont voulu marcher vers le journal AGOS. La police ne le leur a pas permis.

Pourquoi ne le leur a-t-elle pas permis ?

Si la moindre pierre de lÂ’immeuble dÂ’AGOS, si lÂ’un des employés dÂ’AGOS, si un des citoyens arméniens de Pangaltı avait été touché, blessé, à lÂ’instant même, nous serions sortis dans la rue par centaines de milliers, aucune force nÂ’aurait pu nous arrêter. La foule raciste de Taksim aurait été trop faible à côté de nous. La police le sait.

Que personne nÂ’en doute.

Avant toute autre personne, que le ministre de l’Intérieur, que le gouvernement et le Premier ministre n’en doutent pas.

Roni Margulies


©Traduction du turc S.C. pour le Collectif VAN – 10 mars 2012 – 06:37 - www.collectifvan.org


Lire aussi :

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Vidéos : Ce que les Turcs appellent un génocide


Voir aussi les photos de cette manifestation anti-arménienne

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Source/Lien : Taraf



   
 
   
 
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