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Azerbaidjan : 20 ans après le pogrom de Maragha
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Au cours du conflit entre les Azerbaïdjanais et les habitants arméniens du Karabagh, des actes d'atrocité et de vandalisme nombreux ont été commis par l'Azerbaïdjan. Mais ce qui a eu lieu il y a 20 ans, le 10 avril 1992, dans le village de Maragha (région de Martakert du Haut-Karabagh), a atteint un niveau de barbarie et de sadisme sans pareil... Le massacre dans le village arménien de Maragha, qui est toujours sous occupation azérie, ne peut être considéré comme une opération militaire : aucune base militaire ne s'y trouvait, et ce sont des citoyens paisibles que cette agression a pris pour cibles. Ces crimes avaient pour objectif de déporter la population arménienne vivant sur ses terres ancestrales. En 1997, un rapport sur les événements de Maragha a été transmis à la Commission des Droits de l'Homme des Nations-Unies. Les média internationaux n'ont fait aucun état du pogrom des Arméniens à Maragha et la communauté internationale n'a toujours pas désigné le responsable de ces événements tragiques. Le Collectif VAN vous propose cette information mise à notre disposition par la Représentation du Haut-Karabagh en France.


Représentation du Haut-Karabagh en France

Maragha : les massacres des Arméniens en Azerbaïdjan

Au cours du conflit entre les Azerbaïdjanais et les habitants du Karabagh, des actes d'atrocité et de vandalisme nombreux ont été commis par l'Azerbaïdjan. Mais ce qui a eu lieu dans le village de Maragha, dans la région de Martakert du Haut-Karabagh il y a 20 ans jour pour jour, atteint un niveau de barbarie et de sadisme sans pareil...

Témoignages :

Baronne Caroline Cox
, vice-présidente de la Chambre des Lords de la Grande-Bretagne : Source : interview vidéo C.Cox, http://maragha.org/video2.html

"L'attaque a commencé à 7 heures du matin, le 10 avril : d'abord le village a été bombardé par des tirs d'artillerie, puis les chars ont attaqué, et les soldats les ont suivi. Et la guerre a commencé (...) Tout ce que nous y avons vu ne peut pas être décrit. (...) Dans les images, prises à Maragha au cours de ces événements, sont fixés les témoignages des massacres épouvantables : têtes décapitées, corps démembrés, restes d'enfants, terre sanglante et membres séparés des corps dans les lieux où les Azerbaïdjanais sciaient vifs des hommes. Nous avons vu des machettes acérées, avec du sang coagulé, qu'ils utilisaient afin de démembrer les gens... Après avoir tué de cette manière les habitants de Maragha, les Azerbaïdjanais ont pillé et incendié le village (...) Je n'oublierai jamais ce jour effrayant. J'ai vu de mes propres yeux des têtes coupées, des cadavres mutilés à la hache et des morceaux de corps humain traînant sur le sol. Ils avaient brûlé vives des personnes, et j'ai même vu les restes d'une femme âgée brûlée. Après ils sont passé au pillage; ils vidaient les maisons de leur contenu et les brûlaient (...). C'était un lieu de souffrance et d'atrocité comme au Golgotha, où Jésus Christ fut crucifié... ".

Elmira Sahakian, témoin oculaire des événements tragiques

"Quelques enfants furent battus, tués, brûlés, les autres furent pris en otage. Il est impossible de raconter ce qu'ils ont fait avec les femmes et les filles qui étaient prises en otage. La peau des femmes qui ont été libérées étaient couverte de plaies provoquées par les cigarettes. Un homme âgé a été décapité, et sa tête suspendue sur la place du village".

Seda Poghosyan, témoin oculaire des événements tragiques

"Les femmes, les personnes âgées et les enfants se cachaient dans les caves ou dans des abris souterrains. Le troisième jour, le 10 avril 1992, les Azéris ont envahi Maragha. Plusieurs hommes se sont approchés de l'abri où nous nous étions réfugiés avec ma belle-fille Mariné et les deux petits - Karen âgée de 4 ans et Vigen âgé de deux ans. Les Azéris nous ont dit de sortir de l'abri. Le premier à sortir a été Sasha, un vieux monsieur, suivi d'Asya et de Zabel. Dès qu'il est sorti de l'abri, il a été immédiatement abattu. Ma belle-fille, laissant les enfants avec moi, a elle aussi monté les marches. L'Azéri, un couteau dans les mains, prêt à la poignarder, l'arrêta et commença à lui arracher ses bijoux. Puis il déchira ses vêtements. Elle tenta de fuir en courant et l'Azerbaïdjanais s'est rué à sa poursuite. L'entrée de l'abri était alors resté sans surveillance. Les gens se sont précipités pour sortir. Les Azerbaïdjanais occupés au pliage les ont alors remarqué et se sont rués sur eux pour les tuer avec des haches, des couteaux et des serpes. Masya et Ruben Ananyans furent tout de suite saignées à mort. Je vis comment la sœur de ma belle-fille, Karina essayait d'échapper à ses bourreaux".

Larisa Badalyan, habitante du village de Maragha, prise en otage par les Azéris du 10 avril au 2 décembre 1992 :

"Des femmes, Zoya, Masho et Tamara, furent emmenées hors de la cellule à tour de rôle, et elles y ont été ramenées tâchées de sang et à moitié dévêtues. Dans l'heure qui a suivi, la porte a été ouverte, les soldats en armes ont fait irruption dans la cellule, leur ont arraché ce qui leur restait de vêtements et violées. Trois jours plus tard, on nous a emmenées dans une prison à Koubatlou, où j'ai revu mon fils Apres, qui est handicapé mental. Il avait perdu un œil et sa tête était toute enflée. Un jeune Arménien était sur le sol, battu à mort... Mon fils devait s'occuper des bêtes et je servais aux tâches ménagères. Nous dormions à la caserne et nous nous nourrissions des restes. Mon fils était souvent battu devant mes yeux. Une fois, ils ont ramené le corps d'un Azerbaïdjanais et ils ont voulu nous saigner à mort sur sa tombe..."


Historique : Le 10 avril 1992, des sous-unités de l'armée régulière azerbaïdjanaise ont envahi le village de Maragha. Plus de cent personnes ont été massacrées au cours de cette agression - pour la plupart des femmes, des enfants et des personnes âgées. Des dizaines de personnes ont été prises en otage ; elles ont par la suite été échangées, mais le sort de beaucoup d'entre elles reste inconnu. Deux semaines après ces événements, les 22 et 23 avril, le village a subi une seconde attaque et les habitants revenus dans leurs maisons incendiées ont été contraints d'abandonner leur village une fois pour toutes.

Les crimes monstrueux de Maragha se sont déroulés dans le prolongement des pogroms et des déportations d'Arméniens du nord de l'Artsakh, de Bakou, Soumgaït, Kirovabad et d'autres villes azerbaïdjanaises; ils avaient pour but de terroriser les personnes pour les dissuader de rester sur les terres de leurs ancêtres. S'agissant de tragédie humaine, par son niveau de cruauté, par le nombre de personnes ayant subi la violence et qui ont été enlevées, les événements de Maragha occupent une place spéciale dans la série des crimes sanglants commis par l'Azerbaïdjan en 1991 et 1992.

La vice-présidente de la Chambre des Lords du Parlement Britannique, la baronne Cox, qui s'était rendue sur les lieux de la tragédie quelques jours après, a été consternée par ce qu'elle a vu. "Ils ne font pas partie de l'espèce humaine" - a dit la baronne, parlant des militaires qui ont accompli le massacre. La baronne Caroline Cox a pris à la fois des photographies et des enregistrements vidéo des atrocités commises par les Azerbaïdjanais dans le village de Maragha; elle les a relatées dans son livre "Ethnic Cleansing in Progress" [Un Nettoyage Ethnique est en Cours], et aussi dans ses nombreux entretiens.

Le massacre dans le village de Maragha, qui est toujours sous occupation de l'Azerbaïdjan, ne peut être considéré comme une opération militaire : aucune base militaire ne s'y trouvait, et ce sont des citoyens paisibles que cette agression a pris pour cibles. Ces crimes avaient pour objectif de déporter la population arménienne vivant sur ses terres ancestrales.

En 1997, un certain nombre d'observateurs, membres d'organisations de droits de l'homme ont préparé un rapport sur les événements de Maragha qui fut transmis à la Commission des Droits de l'Homme des Nations-Unies. L'organisation internationale des droits de l'homme Helsinki Watch a confirmé officiellement que des dizaines de civils ont été martyrisés et des dizaines de femmes et d'enfants pris en otages. Les media internationaux, cependant, n'ont fait aucun état du massacre des Arméniens à Maragha et la communauté internationale n'a toujours pas désigné le responsable de ces événements tragiques.

Pour plus amples informations veuillez consulter les sites suivants :
http://maragha.org/index.html
www.maragha.nk.am/index.html




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Source/Lien : Représentation du Haut-Karabagh en France



   
 
   
 
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