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Nicolas Sarkozy à la Turquie : "Regardez votre histoire en face"
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Nicolas Sarkozy a tenu son dernier meeting de campagne le jeudi 3 mai 2012 à Toulon dans le Var. Lors de cette réunion publique, Nicolas Sarkozy a de nouveau parlé du génocide arménien de 1915 et a appelé la Turquie à regarder son histoire en face. Voici la vidéo du discours et la retranscription des extraits concernés.






Nota CVAN : le Collectif VAN n'a pas vocation à prendre position en faveur de l'un ou l'autre des candidats. Nous ne faisons que répercuter - et analyser quand cela est possible - les propos de Nicolas Sarkozy et de François Hollande sur les thématiques suivies au quotidien sur notre site.

Il y a sans doute davantage de reprises de discours du candidat UMP : cela est dû au fait que Nicolas Sarkozy - pourtant très récemment engagé sur le créneau de la pénalisation du négationnisme du génocide arménien - a été bien plus prolixe sur le sujet, que son concurrent socialiste que l'on a connu plus offensif sur la question.

Durant cette campagne électorale, que ce soit lors des débats télévisés ou lors de ses meetings de soutien, François Hollande n'a malheureusement presque jamais utilisé son temps de parole pour affirmer sa volonté claire et inébranlable de lutter contre le négationnisme de l'Etat turc, vecteur de haine et de racisme.

Il aurait pourtant été logique que le candidat socialiste se pose en héritier de Jaurès plutôt que de laisser ce positionnement humaniste à son rival politique.
Nicolas Sarkozy, et c'est de bonne guerre, a capté cet héritage laissé en jachère, avec une force et un talent indéniables.

Souhaitons que la discrétion de François Hollande ne soit pas à imputer à sa proximité avec le PDG d'AXA, Henri de Castries, Président du Comité exécutif de l'Institut du Bosphore qui a fait du lobbying contre le vote de la loi pénalisant la négation du génocide arménien.

Rappelons qu'Ankara souhaite la victoire de François Hollande (le PS étant favorable à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne) et que ses diplomates se préparent déjà à ouvrir de nouveaux chapitres de négociations avec Bruxelles.



Vidéo : Discours de Nicolas Sarkozy à Toulon



Positionnez le curseur de 38:55 à 44:57


Extraits :


"Je veux rendre hommage à tous nos concitoyens issus de l'immigration qui, depuis des générations jusqu'à aujourd'hui ont fait tant d'efforts pour s'intégrer et pour prendre en partage l'identité de la France.

Je veux rendre hommage à tous ceux qui sont originaires d'un autre pays, d’un autre continent et qui ont versé leur sang pour la France, parce qu’ils regardaient la France comme leur seconde patrie et qu’ils ont transmis à leurs enfants cet attachement à cette terre qui est désormais la leur pour toujours. C’est parce qu’ils ont respecté la France que je veux que les étrangers d’aujourd’hui, que nous accueillons, la respectent avec la même ferveur que ceux d'hier.

La République ne doit pas attiser la concurrence des mémoires, mais la République doit être attentive aux blessures du passé qui font encore souffrir ceux qui les portent en eux.

Je pense aux Harkis, à l’égard desquels la France a une dette, parce qu’elle les a abandonnés alors qu’ils nous avaient choisis. Voilà ma vérité de la France.

Mais je pense aussi aux rapatriés qui ont été chassés de leur terre natale et dont la blessure ne se refermera jamais. Je pense à tous ceux qui gardent au fond d'eux-mêmes le souvenir indicible des persécutions et des génocides. La République doit panser leurs blessures. J’ai voulu la condamnation du génocide arménien et de la négation de ce génocide. La France a des principes, la France est du côté des victimes, pas des bourreaux.

J’ai voulu dire à l’Algérie qu'il y a une histoire collective et que personne ne peut reprocher à ce grand peuple et à ce grand pays d'avoir voulu l'indépendance. Personne. Mais qu'il y a aussi des histoires familiales personnelles et quand l'histoire collective vient briser l'histoire familiale c'était le devoir de la République française d'aider davantage ceux qui étaient brisés dans leurs familles par l'histoire collective. Voilà ce que je pense au fond de mon cœur.

Que m'on comprenne bien. Jamais vous ne me verrez reprocher aux uns d'avoir voulu l'indépendance. Je suis trop attaché au droit à l'autodétermination de chaque peuple, mais je dis, quand des Harkis avaient choisi la France, il fallait les accueillir ici et on n'aurait jamais dû les laisser là-bas. Je le dis parce que je le pense.

Si j'avais été de ces Pieds Noirs comme l'on disait, trois, quatre générations nées sur la terre d'Algérie, j'aurais bien sûr compris la logique de l'histoire collective. Mais j'aurais pleuré en quittant ma terre natale et j'aurais espéré dans la République qui m'accueillait, pour qu'elle m'accueille mieux, davantage et qu'elle reconnaisse ma souffrance, ma blessure et ma peine.

Et si j'avais dû laisser mes parents et mes grands-parents dans le cimetière chrétien ou dans le cimetière juif d'Alger, j'aurais laissé une partie de mon cœur là-bas, ce n'est faire injûre à personne, et certainement pas aux Algériens, que de dire qu'à l'époque, la République française n'a pas accueilli comme il se devait les Français qui avaient beaucoup souffert dans leur histoire familiale et dans leur histoire personnelle. Et moi je n'en ferais jamais et je le dis ici. J'avais dit à Nice déjà ce que j'en pensais. Jamais je n'en ferais le reproche à nos amis algériens, car le problème des Français, c'était pas le problème de l'Algérie, c'était le problème de la République française.

Quand j'ai dit à la Turquie, grand pays, ami de la France, regardez votre histoire en face, ce n'est pas pour lui donner des leçons, mais je lui ai dit, on est un grand pays quand on reconnait ses erreurs. La France l'a fait.

Le génocide arménien, la contestation du génocide arménien n'est acceptable pour personne. Je me mets à la place de ces 500 000 Arméniens de France, dont les grands-parents et les parents sont venus, pourchassés qu'ils étaient, accueillis sur le territoire de la République.

Un génocide de 1915 qu'on vient encore à contester en 2012. Je me mets à leur place. Il ne peut pas y avoir de pardon quand il n'y a pas de reconnaissance de la souffrance, de la blessure.

La République doit toujours panser les blessures et c'est pour ça qu'elle est la République. C'est en tous cas l'idée que je m'en fais."


Retranscription Collectif VAN - www.collectifvan.org

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Source/Lien : La France Forte



   
 
   
 
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