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Istanbul garde son sang froid
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AujourdÂ’hui la Turquie

Au lendemain du vote de la loi pénalisant la négation du génocide et de tout crime contre l’humanité, l’atmosphère à Istanbul semble calme. Aujourd’hui la Turquie a recueilli quelques témoignages de l’université de Galatasaray, seul établissement universitaire francophone en Turquie.

Le Sénat français a voté hier soir la proposition de loi sanctionnant la négation du génocide arménien avec une peine d’un an de prison et 45 000 euros d’amende. Ce pas du côté français risque de geler les relations entre les deux pays, qui ont des partenariats économiques et des relations culturelles de longue date.
Dans cette ambiance incertaine, les réactions à la loi du côté turc restent plutôt prudentes. À l’université de Galatasaray, fondée en 1993 comme un symbole d’échange académique et culturel entre la France et la Turquie, les enseignants et les étudiants restent modérés dans leurs commentaires.

Mehmet est un ancien élève du lycée francophone Notre Dame de Sion et étudiant en économie à l’université de Galatasaray. Il suit la question de l’adoption de la loi et son opinion est catégorique : « C’est une loi contraire à la liberté de la pensée ». Pour lui, les événements tragiques de 1915 doivent être classifiés par « une commission d’historiens plutôt que d’une réunion de politiciens », en partageant l’opinion publique en Turquie. Sur la suite de l’affaire, Mehmet admet qu’un boycott de la France est possible, mais peu probable.

Burak Gürbüz, enseignant en économie à l’université a aussi donné son avis. « La clôture du débat sur l’existence ou pas de génocide arménien par la loi voté en France est une ingérence au droit de parole » s’exprime le professeur. « La loi est bien placée si elle s’adresse à tous les génocides commis, mais la concrétisation du génocide arménien pose des problèmes » ajoute-t-il. Quant aux conséquences de ce vote sur les relations bilatérales, prof. Gürbüz est plus qu’optimiste : « La Turquie est en pleine colère, mais cela n’aboutira à rien de concret. Le gouvernement turc actuel croit en une économie mondialisée et il est donc impossible de sanctionner la France, qui est un partenaire stratégique. Enfin, la Turquie n’a pas le poids nécessaire pour exercer une pression ».

En Turquie, les craintes de tensions avec la communauté arménienne sont récurrentes étant donné que les liaisons entre les deux pays sont encore fragiles. « La France utilise sa position de force impérialiste si je peux le dire, pour créer des divisions et exercer une pression en Turquie. On est témoins d’un jeu dirigé depuis des années par les pays occidentaux, mais les Turcs ont commencé à bien comprendre ce jeu et à s’y opposer.L’exemple le plus récent est la manifestation pour la mort de Hrant Dink ».

Dans la faculté de sciences politiques, les enseignants se demandent logiquement « Pourquoi cette loi passe en France et pas en Turquie ou en Arménie ? ». Loin de craindre les répercussions de la crise diplomatique, un des enseignants commente : « À Galatasaray, on verra si les étudiants se souviendront de cette loi dans un mois ».

* Tsvetelina Angelova




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Source/Lien : AujourdÂ’hui la Turquie



   
 
   
 
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