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Azerbaïdjan : le tueur à la hache
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Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Les Arméniens du monde entier sont scandalisés par la grâce du président Aliyev accordée à Ramil Safarov, suite à sa libération par le gouvernement hongrois – le lieutenant azéri à la hache qui a frappé à mort un officier Gurgen Margarian dans son sommeil, alors qu’il suivait un cours de l’OTAN à Budapest. Il est assez difficile de décider lequel des deux pays est le plus à blâmer dans cette affaire scandaleuse et honteuse, la Hongrie ou l’Azerbaïdjan ? » Le Collectif VAN vous livre la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 6 septembre 2012.

Le scandale hongrois/azéri justifie la volonté d’indépendance de l’Artsakh


De : Harut Sassounian
Éditeur de : The California Courier
Éditorial de Sassounian du 6 septembre 2012

Les Arméniens du monde entier sont scandalisés par la grâce du président Aliyev accordée à Ramil Safarov, suite à sa libération par le gouvernement hongrois – le lieutenant azéri à la hache qui a frappé à mort l’officier arménien Gurgen Margarian dans son sommeil, alors qu’il suivait un cours de l’OTAN à Budapest.

Il est assez difficile de décider lequel des deux pays est le plus à blâmer dans cette affaire scandaleuse et honteuse, la Hongrie ou l’Azerbaïdjan ? La communauté internationale devrait aussi avoir une part de responsabilité, car elle a ignoré les protestations répétées des Arméniens du Karabagh (Artsakh), indiquant qu’ils ne pourront plus jamais vivre sous la loi répressive de l’Azerbaïdjan.

Lorsque Safarov a commis son acte barbare en 2004, les Azéris ont glorifié son crime lâche et chanté ses louanges. Depuis, l’Azerbaïdjan a fait tout ce qui était en son pouvoir pour inciter le gouvernement hongrois à libérer l’homme à la hache, tandis que les responsables arméniens ont cherché à s’assurer que Safarov effectuerait bien sa peine de prison à perpétuité.

Les responsables hongrois ont constamment affirmé à l’Arménie que le prisonnier azéri ne serait pas libéré, en dépit des pressions incessantes de l’Azerbaïdjan. Et pourtant, le 30 août 2012, sans aucune notification préalable, les autorités hongroises ont brisé leur promesse solennelle en envoyant Safarov à Bakou.

Pourquoi ce soudain retournement de situation ? L’explication la plus plausible réside sans doute dans un petit article publié par Bloomberg il y a une semaine : « L’Azerbaïdjan est en pourparlers avec la Hongrie pour acheter des obligations hongroises pour une valeur de jusqu’à trois milliards d’euros, de la dette gouvernementale. La dette, qui pourrait être vendue en Turquie à la demande de l’Azerbaïdjan, à la valeur de la lire turque, pourrait l’être avant que la Hongrie ne conclue un accord sur une aide avec le Fonds monétaire international… L’Azerbaïdjan est prêt à accepter des rendements au-dessous des taux du marché pour la dette de la Hongrie. »

Manifestement, la Hongrie a trahi l’Arménie pour « Trente pièces d’argent »*, en l’occurrence ici pour trois milliards d’euros (3,77 milliards de dollars) ! Une somme aussi énorme va certainement sauver la Hongrie de la banqueroute financière, mais elle ne sauvera pas les responsables hongrois de la banqueroute morale ! Pour la Hongrie, l’argent du pétrole de l’Azerbaïdjan est plus précieux que le sang arménien.

Afin de justifier sa transaction sinistre, la Hongrie a fait paraître une lettre datée du 15 août 2012, émanant de Vilayat Zahirov, le vice-ministre de la justice de l’Azerbaïdjan, confirmant que son pays ne commuerait pas la peine de Safarov après son transfert à Bakou. Zahirov a cité l’article 57.3 du Code criminel azéri, assurant qu’un coupable purgeant une peine à perpétuité ne pouvait être libéré qu’au bout de 25 ans de prison.

Il n’est pas surprenant de constater que l’Azerbaïdjan a violé non seulement son engagement envers la Hongrie, mais également ses propres lois, lorsque le président Aliyev a libéré Safarov en lui accordant une grâce immédiate dès son arrivée à Bakou, par un vol spécialement affrété par Azerbaijan Airlines. Le lieutenant azéri a été promu au rang de major, on lui a octroyé un appartement gratuit, un paiement rétroactif de huit ans de salaire, et il a été accueilli comme un héros pour le meurtre de sang froid d’un Arménien endormi !

Étant donné l’indignation arménienne mondiale suscitée par ce développement honteux, le président Serzh Sargsyan a appelé le Conseil national de sécurité à se réunir en session d’urgence le 31 août, et a annoncé que l’Arménie suspendait ses relations diplomatiques et tous ses contacts officiels avec la Hongrie. En outre, il a convoqué le responsable du Service de la sécurité nationale de l’Arménie et lui a assigné une « mission spéciale » ! Le président Sargsyan a ensuite délivré un message laconique aux ambassadeurs étrangers à Erevan qu’il avait réunis, les avertissant que les futures relations de l’Arménie avec leurs gouvernements respectifs dépendraient de leur réaction à cet incident ! La Russie et les États-Unis ont répondu en exprimant leur préoccupation quant à la libération et à la grâce de Safarov, et ont exigé des explications de la Hongrie et de l’Azerbaïdjan.
Sachant que l’Azerbaïdjan rejettera sûrement toute suggestion d’incarcérer son « héros national » ou de le renvoyer en Hongrie pour qu’il y purge sa condamnation à perpétuité, les Arméniens devraient lancer une série d’initiatives pour convaincre la communauté internationale que l’Artsakh n’acceptera jamais la loi des tueurs à la hache et de leurs sponsors d’État. Les Arméniens devraient tirer parti de la sympathie générée par cette erreur judiciaire, afin de renforcer leur cause de l’indépendance de l’Artsakh.

Dans les jours et les semaines à venir, les Arméniens devraient intensifier les pressions sur la Hongrie et l’Azerbaïdjan, en manifestant devant leurs ambassades et consulats, demander à tous les pays ainsi qu’à l’OTAN, l’Union Européenne et l’OSCE de condamner la manipulation honteuse des normes internationales de la justice par Budapest et Bakou.

L’Arménie devrait immédiatement suspendre les négociations avec l’Azerbaïdjan et reconnaître l’indépendance de l’Artsakh, et exhorter tous les autres pays à en faire de même. En signant la grâce de Safarov, le président Aliyev a involontairement confirmé la volonté d’indépendance de l’Artsakh.

Les Arméniens du monde entier devraient s’unir pour renforcer l’Arménie politiquement, économiquement et militairement, afin d’empêcher l’Azerbaïdjan, la Turquie et tout autre pays de recourir à de futures actions hostiles.

*NdT : référence au prix que Judas aurait payé pour trahir Jésus, d’après l’Évangile selon Mathieu.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 06 septembre – 07:00 - www.collectifvan.org


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