Aujourd'hui : Mardi, 18 juin 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenÍtre !  Envoyer cette page ŗ votre ami-e !
 
Khojaly : les terribles mensonges azéris
Publiť le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - De multiples √©v√©nements sont organis√©s cette semaine √† Paris et dans le monde, par la diplomatie du dictateur azerba√Įdjanais Aliyev visant √† imposer sa propagande anti-arm√©nienne officielle. L'Azerba√Įdjan ne recule devant aucun moyen pour accuser la partie arm√©nienne d¬í√™tre responsable de la trag√©die de Kodjalou (Khojaly) et distiller la haine envers les Arm√©niens. Un document pr√©sent√© par le minist√®re des Affaires √©trang√®res d¬íArm√©nie fait le point et r√©tablit la v√©rit√© des faits : "Les autorit√©s az√©ries essaient de pr√©senter les √©v√©nements de Khodjalou lors du conflit du Karabagh comme un g√©nocide commis par les forces arm√©es arm√©niennes. Elles entreprennent maintenant des actions diplomatiques au travers d¬íintenses initiatives internationales, et elles pourraient utiliser leur si√®ge actuel √† l¬íONU pour porter les enjeux √† un niveau encore plus √©lev√©. Il est de notre devoir √† tous de conna√ģtre le point de vue des Arm√©niens et de le faire savoir dans l¬íopinion." Le Collectif VAN vous pr√©sente la lettre du minist√®re des Affaires √©trang√®res d¬íArm√©nie mise en ligne sur le site de la Repr√©sentation du Haut-Karabagh en France le 20 f√©vrier 2013.

----------------------------------------------------------------------------------

Pour accompagner cette lecture, il est bon de visionner un reportage sous-titr√© en anglais qui donne la parole aux acteurs pr√©sents sur le terrain en f√©vrier 1992 (journalistes, hommes politiques, combattants). La vid√©o, r√©cemment post√©e sur YouTube, retrace avec pr√©cision la prise de Khodjaly par les combattants arm√©niens et montre la responsabilit√© du Front Populaire d¬íAzerba√Įdjan dans le massacre pr√©m√©dit√© de la population civile az√©rie :



Between hunger and fire: power at the expense of lives (Nagorno Karabagh)

----------------------------------------------------------------------------------

Représentation du Haut-Karabagh en France

**********************

Document présenté par le ministère des Affaires étrangères d’Arménie

Chers Compatriotes,

Les autorités azéries essaient de présenter les événements de Khodjalou lors du conflit du Karabagh comme un génocide commis par les forces armées arméniennes. Elles entreprennent maintenant des actions diplomatiques au travers d’intenses initiatives internationales, et elles pourraient utiliser leur siège actuel à l’ONU pour porter les enjeux à un niveau encore plus élevé.

Il est de notre devoir √† tous de conna√ģtre le point de vue des Arm√©niens et de le faire savoir dans l¬íopinion.

**********************

KHODJALOU : UN FONDS DE COMMERCE POLITICIEN SPECULATIF POUR BAKOU

L'Azerba√Įdjan a commenc√© sa campagne anti-arm√©nienne bas√©e sur les √©v√©nements de 1992 dans la localit√© de Khodjalou - un village du territoire du Haut-Karabagh, qui avait √©t√©, en 1988-1990 intensivement peupl√© par les autorit√©s de la R√©publique Socialiste Sovi√©tique d'Azerba√Įdjan, en particulier de Turcs Meskh√®tes venus de la vall√©e de Fergana d'Ouzb√©kistan, pour lui permettre d'atteindre le statut de ville. La propagande officielle ne recule devant aucune m√©thode pour accuser la partie arm√©nienne d'√™tre responsable de la trag√©die et instiller des nouvelles doses de haine envers les Arm√©niens dans le conscient public international et dans les croyances de son propre peuple.

Les 25 et 26 f√©vrier 1992, les autorit√©s de la R√©publique du Haut-Karabagh ont organis√© une op√©ration militaire pour lever le blocus de l'a√©roport pr√®s de la localit√© de Khodjalou et pour neutraliser les postes de tirs ennemis install√©s √† Khodjalou m√™me. De ces postes, depuis le printemps 1991, les localit√©s de la RHK √©taient p√©riodiquement attaqu√©es par les groupes Omon azerba√Įdjanais (d√©tachements sp√©ciaux de miliciens) et syst√©matiquement pilonn√©s par des tirs de roquettes Alazan, Crystal et Grad. Jusqu'au moment de la neutralisation des postes de tir de Khodjalou, plus de 20 civils arm√©niens avaient √©t√© tu√©s, des centaines avaient √©t√© enlev√©s, des milliers de t√™tes de b√©tail avaient √©t√© dispers√©es des fermes avoisinantes.

A cause du long blocus, du grand nombre de r√©fugi√©s, du manque de carburant, de l'arr√™t forc√© des activit√©s, du si√®ge des routes interr√©gionales et autres, la situation de la RHK, et sp√©cialement dans sa capitale St√©panakert, empirait de jour en jour, les vivres, les m√©dicaments et le carburant √©taient √©puis√©s, faisant de la lev√©e du blocus de l'a√©roport et de la neutralisation des postes de tirs ennemis de Khodjalou un enjeu extr√™mement important pour la survie physique de la population du Haut-Karabagh, que l'Azerba√Įdjan vouait √† la mort.

La n√©cessit√© de neutraliser la base militaire √† Khodjalou √©tait motiv√©e en particulier, par la forte concentration en troupes et en armes offensives en ce lieu. Les autorit√©s azerba√Įdjanaises avaient d√©ploy√© de nombreuses unit√©s Omon √† Khodjalou; en outre, des combattants du Front Populaire Azerba√Įdjanais (mouvement nationaliste d'Azerba√Įdjan) y √©taient install√©s. Les dirigeants de la RHK devaient anticiper sur l'attaque des forces arm√©es azerba√Įdjanaises sur la localit√© r√©gionale d'Ask√©ran et de l√†, sur St√©panakert.

Les op√©rations militaires de la lib√©ration de Khodjalou et le d√©blocage de l'a√©roport commenc√®rent le 25 f√©vrier 1992 √† 21H30 et se sont termin√©es le 26 f√©vrier √† 03H00H. Les unit√©s des forces d'autod√©fense de la RHK laiss√®rent un corridor pour les civils afin de pouvoir quitter en s√©curit√© les zones d'op√©rations militaires, ce dont la partie az√©rie avait √©t√© pr√©alablement inform√©e. Le corridor √©tait form√© depuis les faubourgs est de Khodjalou en direction du nord-est, longeant la rivi√®re Karkar et depuis le faubourg nord de la localit√© en direction du nord-est. Mais les autorit√©s azerba√Įdjanaises n'ont rien fait pour conduire les populations civiles en dehors des zones d'activit√© militaire.

Pendant les op√©rations militaires √† Khodjalou, les forces d'autod√©fense de la RHK ont lib√©r√© 13 Arm√©niens otages, dont un enfant et six femmes, et se sont empar√©es de deux installation de tir Grad MM-21, quatre installations Alazan, un obusier de 100 mm, et trois v√©hicules blind√©s. Le Service des secours Artsakh ont d√©couvert onze corps de civils √† Khodjalou et dans les faubourgs. La zone o√Ļ des images de nombreux corps de civils tu√©s seront prises plus tard, est situ√©e √† onze kilom√®tres de Khodjalou et √† trois kilom√®tres de la ville d'Aghdam; et elle avait √©t√© sous le contr√īle ininterrompu des unit√©s azerba√Įdjanaises jusqu'√† la chute d'Aghdam √† l'√©t√© 1993, ce qui excluait toute possibilit√© d'acc√®s √† cette zone des unit√©s de l'Arm√©e du Karabagh.

Les autorit√©s de la RHK avaient inform√© la partie azerba√Įdjanaise des op√©rations pr√©vues pour la neutralisation des postes de tirs √† Khodjalou, deux mois avant qu'elles ne soient commenc√©es. Cela a √©t√© confirm√© √† plusieurs reprises par des officiels azerba√Įdjanais, et notamment par le pr√©sident d'alors, Ayaz Mutalibov. Mais la colonne de civils, comme on l'a d√©j√† mentionn√© plus haut, a √©t√© prise sous le feu √† proximit√© de la r√©gion d'Aghdam, ce qui a √©t√© confirm√© plus tard par Mutalibov qui a interpr√©t√© cet acte criminel comme une tentative de l'opposition pour le pousser √† d√©missionner, ce qui le ferait appara√ģtre comme le responsable de tout ce qui s'√©tait pass√©.

Plus tard, les images faites par le cameraman azerba√Įdjanais Chingiz Mustafaev, √† qui l'acc√®s √† l'endroit de l'√©change des corps des Arm√©niens et Azerba√Įdjanais d√©c√©d√©s avait √©t√© autoris√©, ont √©t√© diffus√©es. On sait que Mustafaev a film√© √† deux reprises les lieux √† deux jours d'intervalle. Le film atteste que quelques uns des corps apparaissent d√©figur√©s sur la seconde prise.

Au cours de la seconde visite des lieux de la tuerie de masse de personnes, le 2 mars 1992, les journalistes ont relev√© que la position des corps sur le sol et l'√©tendue des blessures et des plaies avait chang√© de fa√ßon frappante. Et cela se d√©roulait sur un territoire totalement contr√īl√© par le Front Populaire Azerba√Įdjanais jusqu'√† l'√©t√© 1993. Ce point pr√©cis est totalement occult√© par les propagandistes azerba√Įdjanais. Il est tout √† fait manifeste que la position des corps avait √©t√© chang√©e pour faire endosser aux Arm√©niens la responsabilit√© de ces actes, pour faire croire que les citoyens de Khodjalou avaient √©t√© abattus par la partie arm√©nienne.

Ce fait était à ce point choquant pour Mustafaev qu'il l'avait rapporté au président Mutalibov, lequel avait instantanément deviné les raisons de cette tragédie. Mutalibov lui avait répondu par des mots prophétiques, "Chingiz, ne parle à personne de ce que tu as observé. Tu seras tué autrement".

Doutant que cela ait √©t√© commis par la partie arm√©nienne, Mustafaev ouvrit une enqu√™te ind√©pendante. Apr√®s qu'il ait pass√© l'information √† l'agence de presse DR-Press de Moscou selon laquelle la partie azerba√Įdjanaise aurait particip√© au crime contre les habitants de Khodjalou, le journaliste fut tu√© non loin d'Aghdam dans des circonstances douteuses.

Par ailleurs, son sort a √©t√© partag√© par l'officier sup√©rieur az√©ri Ala Yakub qui avait imprudemment d√©clar√© que "...il pourrait faire la lumi√®re sur le massacre pr√®s de Nakhijevanik (un village arm√©nien proche de Khodjalou), et donner des d√©tails sur la chute r√©cente de l'h√©licopt√®re alors qu'il survolait le Karabagh, avec des hommes d'√Čtat √† bord", ce qui lui valu d'√™tre arr√™t√© par le Front Populaire Azerba√Įdjanais, arriv√© au pouvoir √† l'√©t√© 1993, et mis √† mort dans sa cellule...

La journaliste tch√®que Yana Mazalova, qui, du fait d'une n√©gligence des azerba√Įdjanais, se trouvait dans les deux groupes de repr√©sentant des media, √† la vue desquels les "corps d√©figur√©s par les Arm√©niens" √©taient expos√©s, releva une diff√©rence consid√©rable dans l'√©tat des corps. Ayant visit√© les lieux imm√©diatement apr√®s les √©v√©nements, Mazalova n'avait relev√© nulle trace de barbarie sur les corps. Et deux jours plus tard, on montra aux journalistes les corps d√©figur√©s d√©j√† "pr√©par√©s" pour les prises de vues.

Quelques d√©tails des op√©rations militaires de neutralisation des postes de tirs de Khodjalou ne sont pas connus, ce que Bakou officiel met √† profit pour servir ses desseins politiciens. Le sujet de "Khodjalou" est toujours la clef de vo√Ľte de l'information int√©rieure et ext√©rieure de l'Azerba√Įdjan, ou plut√īt de sa politique de d√©sinformation sur la question du Karabagh. Pourtant, les d√©clarations sur les √©v√©nements de Khodjalou faites par quelques personnages de haut-rang d'Azerba√Įdjan, des militants des droits de l'homme, des journalistes, et des habitants de Khodjalou r√©futent compl√®tement les th√®ses fausses de Bakou.

C'est ainsi que Arif Yunusov, militant des droits de l'homme azerba√Įdjanais √©crit : "la ville et ses citoyens ont √©t√© d√©lib√©r√©ment sacrifi√©s √† des fins politiques" (Zercalo, journal azerba√Įdjanais, juillet 1992).

Ce qui suit est le t√©moignage de Tamerlan Karaev, √† l'√©poque pr√©sident du Soviet Supr√™me de la R√©publique Sovi√©tique d'Azerba√Įdjan : " la trag√©die a √©t√© commise par les autorit√©s azerba√Įdjanaises, sp√©cifiquement par un officiel de tr√®s haut rang" (Mukhalifat Journal Azerba√Įdjanais, 28 avril 1992).

Et m√™me Heidar Aliyev a admis que "les dirigeants pr√©c√©dents d'Azerba√Įdjan sont eux aussi coupables" des √©v√©nements de Khodjalou. Selon l'Agence Bilik-Dunyasi, en avril 1992, il exprima une id√©e extr√™mement cynique, " le sang r√©pandu nous profitera. Laissons libre cours aux √©v√©nements".

Plus tard, lorsque les repr√©sentants du Front Populaire acc√©d√®rent au pouvoir, l'ancien Ministre de la S√©curit√© Nationale Vagif Guseynov d√©clara peu de temps avant d'√™tre arr√™t√© que 'les √©v√©nements de janvier 1990 √† Bakou (il s'agit des massacres des Arm√©niens) et les √©v√©nements de Khodjalou sont le fait des m√™mes personnes", faisant allusion √† certaines figures politiques du Front Populaire Azerba√Įdjanais.

Les faits mentionn√©s dans ce qui pr√©c√®de prouve sans aucun doute que la partie azerba√Įdjanaise est coupable de l'assassinat de civils √† Khodjalou, ayant commis un crime monstrueux contre son propre peuple dans le cadre d'intrigues politiques et de lutte pour le pouvoir.

Il est utile de noter que le nombre de victimes d√©clar√©es par la partie azerba√Įdjanaise s'accro√ģt d'ann√©e en ann√©e. Quelques jours apr√®s la neutralisation des postes de tir de Khodjalou, le nombre des pertes d√©clar√© par les officiels azerba√Įdjanais √©tait de 100, il augmentait en une semaine jusqu'√† 1234; selon la 'sp√©cification' de la commission parlementaire, il s'√©levait √† 450, et dans le d√©cret d'Heidar Aliyev "Sur le G√©nocide Azerba√Įdjanais" les pertes √©taient √©valu√©es en milliers.

Pourtant, au moment o√Ļ d√©butait l'op√©ration militaire √† Khodjalou, la localit√© ne comprenait pas un tel nombre de citoyens, ce qui est confirm√©, √† propos, par les sources officielles azerba√Įdjanaises. La majorit√© des 2 000 √† 2 500 habitants environ de Khodjalou, ceux qui ont vraiment v√©cu l√† et qui n'√©taient pas simplement enregistr√©s lors de son intensive construction pour lui donner le statut de ville, avaient quitt√© le village auparavant.

Ainsi, √† la fin avril 1993, √† la conf√©rence de la CSCE √† Prague, le document n¬į 249 diffus√© par le minist√®re des affaires √©trang√®res de la R√©publique d'Azerba√Įdjan, sous le titre "La liste des villages peupl√©s d'Azerba√Įdjanais et mixtes occup√©s par les forces arm√©es arm√©niennes" √©tait diffus√©. Dans ce document, le nombre 855 √©tait √©crit dans la colonne "population' en face du nom 'Khodjalou'.

Au début de mars 1992, les journalistes Ilya Balakhanov et Vugar Khalilov apportèrent au bureau du Mémorial Human Rights Center une vidéocassette avec l'enregistrement des habitants tués de Khodjalou fait par des reporters de télévision de Bakou à bord d'un hélicoptère militaire. En réalité, tous les observateurs admettaient que le nombre de pertes dans la vidéo n'excédait pas 50 à 60 personnes.

Il faut aussi relever que le minist√®re des Affaires Etrang√®res de la RHK a rendu publique une photo truqu√©e apparaissant sur quelques sites Internet, dont l'honorable page du Fond Heidar Aliyev, qui atteste sans les prouver de tueries de masse √† Khodjalou. En fait, la photo a un lien direct avec les √©v√©nements du Kosovo. La propagande azerba√Įdjanaise emploie √©galement des documents falsifi√©s, en particulier des photos des victimes du pogrom des kurdes en Turquie, pour induire en erreur ceux qui ne sont pas pr√©venus.

Un mois apr√®s sa d√©mission, Mutalibov avait accord√© √† la journaliste tch√®que Dana Mazalova, un entretien qui a √©t√© publi√© dans la Nezavisimaya Gazeta. Parlant de Khodjalou, Mutalibov avait d√©clar√© " Selon des habitants rescap√©s de Khodjalou, tout cela a √©t√© organis√© pour me pousser √† d√©missionner. Certaines forces ont ¬úuvr√© pour discr√©diter le pr√©sident. Je ne pense pas que les Arm√©niens, qui g√®rent de telles situations avec rigueur et professionnalisme, pourraient laisser les Azerba√Įdjanais acc√©der √† des documents d√©montrant de leur part des agissements fascistes... Le raisonnement g√©n√©ral est qu'un corridor avait r√©ellement √©t√© ouvert par les Arm√©niens pour permettre aux gens de quitter les lieux. Pourquoi alors auraient-ils tir√©? Sp√©cialement dans la zone d'Aghdam, o√Ļ des forces suffisantes azerba√Įdjanaise pour venir en aide aux gens √©taient disponibles".

Pr√®s de dix ans plus tard, l'ex-pr√©sident azerba√Įdjanais confirmait sa propre opinion dans un entretien avec le magazine Novomie Vremia, 'Le massacre des habitats de Khodjalou √©tait √† l'√©vidence organis√© par quelqu'un pour obtenir la d√©mission du pouvoir en Azerba√Įdjan".

En f√©vrier 2005, le journaliste azerba√Įdjanais Eynulla Fatullaev du magazine ind√©pendant Monitor s√©journa pendant dix jours en RHK, d√©crivant sa visite dans son mat√©riel et entretiens. Il osa √©galement douter de la v√©rit√© de la version officielle de Bakou sur la mort de quelques uns des habitants de Khodjalou," Un jour, il y a dix ans, j'ai rencontr√© des r√©fugi√©s de Khodjalou, vivant temporairement √† Naftalan, qui m'ont dit ...que peu de jours avant l'attaque, les Arm√©niens, √† l'aide de haut-parleurs, n'ont cess√© d'avertir la population sur l'imminence de l'attaque, sugg√©rant aux civils de quitter la localit√© et de se soustraire √† l'encerclement par un corridor humanitaire longeant la rivi√®re Karkar. D'apr√®s les gens de Khodjalou eux-m√™mes, ils se sont engag√©s dans le corridor et les Arm√©niens de l'autre c√īt√© du corridor n'ont pas tir√© sur eux... Etant familier des zones g√©ographiques, je peux dire avec confiance que les inventions sur l'inexistence du corridor arm√©nien ne sont pas fond√©es. Le corridor existait vraiment; autrement, les gens de Khodjalou, compl√®tement encercl√©s et isol√©s du monde ext√©rieur, n'auraient pas pu parcourir la ceinture et briser l'encerclement. Mais ayant parcouru l'endroit sur la rivi√®re Karkar, les r√©fugi√©s se sont divis√©s en groupe, et pour une raison inconnue, une partie d'entre eux ont parcouru leur route vers Nakhijevanik. Apparemment, les bataillons du Front Populaire Azerba√Įdjanais √©taient en qu√™te de plus de sang pour provoquer la d√©mission de Mutalibov et non la lib√©ration des habitants de Khodjalou".

Peu de jours après la publication dans Monitor du premier rapport d'Eynulla Fatullaev depuis le Karabagh, l'éditeur du magazine Elmar Guseynov fut abattu le 2 mars 2005, à l'entrée des maison à Bakou par un étranger. Et Eynulla Fatullaev était convaincu d'une série d'accusations, dont celle de haute trahison...

L'ex-ministre de la d√©fense de la R√©publique d'Azerba√Įdjan Ragim Gaziev confirme lui aussi qu'un "pi√®ge avait √©t√© tendu √† Mutalibov √† Khodjalou". En ce sens, les organisateurs du massacre de masse des habitants de Khodjalou ont atteint deux objectifs en m√™me temps... faire d√©missionner Mutalibov, devenu inutile apr√®s la chute de l'URSS, et trouver une raison pour commencer une bruyante campagne accusant les Arm√©niens de m√©thodes de guerre inhumaines. Le fait que depuis le 13 f√©vrier, l'arm√©e azerba√Įdjanaise avait syst√©matiquement d√©truit la ville de 55 mille habitants de St√©panakert et d'autres localit√©s √† proximit√© depuis des stations de tir Grad est pass√©e au second plan.

Une femme de Khodjalou disait dans un entretien à Helsinki Watch le 28 avril 1992 "les Arméniens ont lancé un ultimatum...selon lequel il valait mieux pour les habitants de Khodjalou de quitter la ville avec un drapeau blanc. Alif Gajiev (le chef de la défense de Khodjalou) nous en a informé le 15 février (10 jours avant l'attaque), mais cela n'effraya ni les autres, ni moi. Nous ne pensions pas du tout qu'ils seraient capables de capturer Khodjalou".

Cependant, √† la suite de ces avertissements, la majorit√© de la population civile de Khodjalou, √©tant inform√©e de l'op√©ration pr√©vue, gagna un endroit s√Ľr auparavant. La migration de masse de la population de Khodjalou √©tait largement couverte par la radio et la TV azerba√Įdjanaise. Les mass media azerba√Įdjanais ont d√©lib√©r√©ment cr√©√© une attitude n√©gative envers ceux qui quittaient Khodjalou et les critiquaient en permanence. Nous devons noter que Khodjalou, qui avait re√ßu le statut de ville, avait d'abord √©t√© abandonn√©e par les gens qu'on avait amen√©s de force ici, principalement les Turcs Meskh√®tes, m√™me s'ils en √©taient constamment emp√™ch√©s. En outre, l'administration municipale de Khodjalou, qui avait √©t√© alert√©e par la partie arm√©nienne, avait demand√© assistance pour l'√©vacuation de sa population, mais en vain. Le maire de Khodjalou relevait dans un entretien √† Megapolis-Express, un journal de Moscou : "Apr√®s avoir obtenu la nouvelle sur l'op√©ration attendue de la capture de la ville, j'ai demand√© √† Aghdam d'envoyer des h√©licopt√®res pour l'√©vacuation des vieux, des femmes et des enfants. On nous a assur√©s qu'une op√©ration de d√©-encerclement √©tait en pr√©paration. Mais aucune assistance n' a √©t√© fournie". R. Hadjiev, un membre du bureau du Front Populaire Azerba√Įdjanais d'Aghdam a d√©clar√©, "Nous pourrions venir en aide √† la population de Khodjalou, ayant les forces et les capacit√©s n√©cessaires pour le faire. Mais les dirigeants r√©publicains voulaient faire une d√©monstration √† la population qu'ils n'avaient aucune force, souhaitant appeler l'arm√©e de la CEI pour qu'elle les aide en m√™me temps √† supprimer l'opposition avec son soutien".

Comme nous le voyons, les habitants de Khodjalou étaient plus ou moins abandonnés à leur sort; et de plus voués à devenir des victimes de combats pour le pouvoir.

Pour r√©sumer ce qui pr√©c√®de, nous pouvons d√©clarer que les habitants de Khodjalou sont devenu les otages d'un jeu trouble des autorit√©s de Bakou qui ont par la suite transform√© cette trag√©die en un fonds de commerce politicien sp√©culatif. Les dirigeants de Bakou essaient de pr√©senter la trahison des habitants de Khodjalou par les autorit√©s azerba√Įdjanaises en une vengeance de la bacchanale sanglante de Soumga√Įt. Et la totalit√© de cette propagande est construite sur des insinuations destin√©es √† aggraver l'intol√©rance et la haine envers les Arm√©niens. Relan√ßant r√©guli√®rement la question de "Khodjalou", les dirigeants de Bakou essaient d'attirer l'attention de la communaut√© internationale loin des massacres de Soumga√Įt, Bakou, Kirovabad, Khanlar et d'autres localit√©s d'Azerba√Įdjan, dans l'entier territoire o√Ļ ouvertement, l'extermination des Arm√©niens √©taient entreprise. Elle s'est d√©roul√©e aussi dans les localit√©s des fronti√®res de la RHK, en particulier √† Maragha, un village o√Ļ, en avril 1992, les unit√©s d'invasion de l'arm√©e r√©guli√®re azerba√Įdjanaise ont sauvagement tu√© 100 civils.

Malheureusement, les crimes commis par l'Azerba√Įdjan n'ont toujours pas re√ßu de la communaut√© internationale leur juste appr√©ciation.


Département de l'Information du ministère des Affaires étrangères de la RHK.


----------------------------------------------------------------------------------

Lire aussi:

Le Parlement tchèque décide de réécrire l'Histoire

Azerba√Įdjan : haro sur le h√©ros

Azerba√Įdjan : un √©crivain accus√© de ¬ę sympathie pour les Arm√©niens ¬Ľ

Il y a 23 ans, les pogroms anti-Arméniens de Bakou

B√©vue au Louvre ? ¬ę L¬íinsondable b√™tise ¬Ľ de l¬íAzerba√Įdjan

Le Khadafi nouveau est arrivé : il sera reçu aujourd’hui à l’Elysée

Le dictateur Aliev devrait être persona non grata en France

Breivik demande √† √™tre extrad√© en Azerba√Įdjan

ASALA : le faux grossier diffus√© par l¬íAzerba√Įdjan

Aliyev devrait √™tre accueilli √† Paris comme ¬Ďl¬íhomme √† la hache en chef¬í

L’assassin qui valait 3 milliards d'euros

Amnesty : le gouvernement d'Azerba√Įdjan attise les violences ethniques

L’axe Budapest-Bakou et la glorification d’un monstre

OTAN : Visite du secrétaire général en Arménie

Affaire Safarov: confession d'un meurtrier raciste

Indignation face à la remise en liberté du meurtrier azéri

Azerba√Įdjan : le tueur √† la hache

Affaire Safarov : le Président de l’APCE exprime son inquiétude

L'Azerba√Įdjan menace la paix r√©gionale en glorifiant un crime raciste

Azerbaidjan : gr√Ęce octroy√©e √† M. Safarov

Gr√Ęce de l¬íassassin Ramil Safarov : Obama pr√©occup√©

Le Collectif VAN s'inquiète d'un projet de loi pro-négationniste

L'Azerba√Įdjan vote l'immunit√© √† vie pour le clan Aliev

Khojalu : 20 ans de mensonge d’Etat

Communiqué du Collectif VAN/Khojalu : 20 ans de mensonge d’Etat

Khodjalou : Un fonds de commerce politicien spéculatif pour Bakou

La lettre ouverte du Collectif VAN adressée à la directrice générale de l'UNESCO

Azerba√Įdjan : le pogrom de Soumga√Įt

1990/2010 ¬Ė Il y a 20 ans, les pogroms g√©nocidaires de Bakou

Stop au g√©nocide blanc en Azerba√Įdjan

Il y a 5 ans : la destruction du cimetière arménien de Djoulfa

Le proc√®s des crimes de Soumga√Įt (F√©vrier 1988)

Les 20 ans du pogrom anti-arm√©nien de Soumga√Įt

Maragha : Avril, le mois des génocides…

Maragha : Caroline Cox parle du Golgotha contemporain

"Maragha, 10 avril 1992. G√©nocide ordinaire¬Ē

Lancement du site Maragha.org

Article de Wapedia sur les pogromes et massacres d'Arméniens de Bakou en Janvier 1990

Black January of 1990 in Baku. Anti-Armenian pogroms and massacre

Incomplete list of innocent victims of Sumgait

Des pirates informatiques qui ont des assassins pour héros

Khojaly: The chronicle of unseen forgery and falsification

Xocali.net : le site qui dénonce la contrefaçon azérie

Azerba√Įdjan : appel au piratage informatique

Janvier 1990, les pogroms anti-Arméniens de Bakou

www.xocali.net

¬ę Qui massacre-t-on ? Les Arm√©niens ¬Ľ (t√©moignage de l¬í√©crivain Claude Anet, au cours d¬íun voyage au Nakhitchevan en avril 1905)



Retour à la rubrique


Source/Lien : Représentation du Haut-Karabagh en France



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org