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Khodjaly : produit de communication de la marque « Azerbaïdjan »
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « L’objectif prioritaire de la politique étrangère de l’Azerbaïdjan aujourd’hui est de reprendre le contrôle administratif sur le Karabagh : obtenir la reconnaissance du massacre de Khodjaly est devenu un élément clé de la campagne. Bakou a même utilisé le terme de « génocide » pour décrire ce qui s’est passé à Khodjali - un geste apparemment calculé pour affaiblir l’autorité morale que les Arméniens ont acquis à la suite de l’assassinat de 600 000 à 1,5 millions de personnes par les forces ottomanes en 1915, un événement beaucoup plus largement considéré comme ayant été un génocide » « Les annonces sur Khodjali ont peut-être été un message de trop, trop tôt » a déclaré un consultant en relations publiques de Washington, qui a travaillé sur les questions liées à l’Azerbaïdjan, et a demandé à ne pas être nommé. « Idéalement, les premières publicités auraient construit la marque nationale par l’introduction de l’Azerbaïdjan aux habitants de Washington ». Le Collectif VAN vous invite à lire la traduction d'un article en anglais du site EurasiaNet mise en ligne sur le site de NAM (Nouvelles d'Arménie Magazine) le 13 mars 2013.




Légende photo : Un camion affichant un message sur le massacre de Khodjaly qui a eu lieu pendant la guerre du Haut-Karabakh entre l'Azerbaïdjan et l'Arménie, roule le long des rues de Washington-DC, près du Washington Monument. (Photo: Azerbaïdjan America Alliance)

NAM

REVUE DE PRESSE

Azerbaïdjan : Bakou fait une campagne pour la reconnaissance de Khodjali

EurasiaNet

Joshua Kucera

1er mars 2013

Le site internet Eurasianet.org a publié un article de Joshua Kucera, spécialiste des questions de sécurité en Asie centrale, au Caucase et dans le Moyen-Orient consacré aux efforts du gouvernement d’Azerbaïdjan, soutenu par des militants à l’étranger, visant à obtenir la « reconnaissance internationale du massacre de 1992 de plus de 400 civils azéris par les forces arméniennes dans le village de Khodjaly pendant le conflit du Haut-Karabagh ».

« Alors que les promoteurs de la reconnaissance de Khodjaly disent que leur but est de rendre hommage aux victimes du massacre, il y a aussi un élément de la politique étrangère claire à la campagne. Dans la nuit du 25-26 février 1992, des centaines d'habitants azéris de Khodjaly ont été tués alors qu'ils tentaient de fuir leur village qui avait été encerclé par les forces arméniennes. Selon les décomptes officiels azerbaïdjanais, 485 sont morts dans l'incident [Nota CVAN : de nombreux témoignages, dont celui du Président azerbaïdjanais de l’époque (!), impute en fait cette tuerie aux milices azéries]. L’objectif prioritaire de la politique étrangère de l’Azerbaïdjan aujourd’hui est de reprendre le contrôle administratif sur le Karabagh : obtenir la reconnaissance du massacre de Khodjaly est devenu un élément clé de la campagne. Bakou a même utilisé le terme de « génocide » pour décrire ce qui s’est passé à Khodjali - un geste apparemment calculé pour affaiblir l’autorité morale que les Arméniens ont acquis à la suite de l’assassinat de 600 000 à 1,5 millions de personnes par les forces ottomanes en 1915, un événement beaucoup plus largement considéré comme ayant été un génocide ».

Citant Thomas de Waal, auteur d’une histoire de la guerre du Karabakh intitulé “Black Garden“ et chercheur au Carnegie Endowment for International Peace, l’anniversaire de Khodjali est « marqué avec toujours plus de gravité chaque année et est devenu un pilier central de la politique de l’Azerbaïdjan visant à montrer au monde qu’elle est la victime d’une agression ».

« L’utilisation du terme « génocide » le terme pour le décrire - je dirais que c’est un crime de guerre - est aussi relativement nouveau et semble une décision délibérée de contrer les Arméniens avec quelque chose d’équivalent à leur propre génocide » a ajouté Thomas de Waal.

La campagne de Khodjaly comprend des efforts de lobbying pour convaincre les organes législatifs à divers niveaux de reconnaître formellement le massacre, ainsi que des campagnes de sensibilisation du public. Cette année, elle a également inclus une pétition à la Maison Blanche afin de reconnaître formellement la tragédie. Jusqu’à présent cette année les États de l’Arkansas et du Nouveau Mexique ont adopté des résolutions commémorant Khodjaly. Depuis 2010, les assemblées législatives du Massachusetts, du Texas, du New Jersey, dans le Maine, et la Géorgie ont également reconnu Khodjaly, avec « deux à trois » autres Etats qui y travaillent a dit Adil Baguirov, co-fondateur et directeur général du Réseau US Azéris. En outre, les parlements nationaux au Mexique, en Colombie, au Pakistan et la République tchèque ont officiellement reconnu le massacre.

Adil Baguirov a dit qu’il est « probablement trop tôt » pour évaluer le succès de la campagne dans la réalisation de progrès concrets à l’appui de la position de l’Azerbaïdjan sur le Karabagh.

Un événement le 26 Février à Washington pour commémorer Khodjaly, organisée par l’Ambassade de l’Azerbaïdjan et le réseau des Azéris des Etats-Unis, a reçu le représentant américain Randy Hultgren, un républicain de l’Illinois, qui a exprimé sa « profonde sympathie » pour le massacre. Il a également indiqué qu’il travaillait à lever les restrictions du Congrès sur l’aide militaire américaine à Bakou. L’Ambassadeur de l’Azerbaïdjan à Washington, Elin Suleymanov, a dit à l’auditoire que « obtenir justice pour les victimes de Khodjaly serait avoir une paix durable » et « si quelqu’un pense que nous oublierons après 10 ans, 20 ans, 30 ans, c’est un vœu pieux ». La campagne ne s’est pas toujours déroulée sans heurts. Une pétition demandant à la Maison Blanche d’« émettre une proclamation pour commémorer et reconnaître le crime de guerre du massacre de Khodjaly et ses victimes » a reçu plus de 125.000 signatures. C’était la deuxième pétition la plus populaire dans la courte histoire du programme des pétitions publiques de la Maison Blanche en vertu de laquelle l’administration présidentielle devait répondre à une demande ayant plus de 100.000 signatures. Mais la réponse officielle de la Maison Blanche a été tiède : « Alors que nous n’allons pas émettre de proclamation présidentielle, les Etats-Unis regrettent profondément les pertes tragiques durant la guerre entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie ».

La déception de l’Azerbaïdjan a été claire. « Cette déclaration indique que les États-Unis n’ont pas de position concrète sur le génocide de Khodjali et restent indifférent aux crimes commis contre l’humanité » a déclaré Elman Abdullayev, le porte-parole du ministère azéri des Affaires étrangères cité par Trend.az.

A Mexico, un mémorial à Khodjaly dispose d’une plaque qui décrit le massacre comme un génocide. Un conseil consultatif nommé par le gouvernement de la ville a recommandé que le mot « génocide » soit retiré du monument. La question n’a pas été réglée, de sorte que la plaque reste pour le moment.

Certains partisans de l’Azerbaïdjan disent en privé que la campagne de publicité de Khodjali - qui s’affiche à Washington dans les stations de métro et arrêts de bus, ainsi que sur des camions publicitaires avec le message « Khodjali - Une tragédie humaine contre l’Azerbaïdjan » conduite autour de Washington et de New York – est peut-être mal adaptée à un public assez ignorant des évènements du Caucase.

« Les annonces sur Khodjali ont peut-être été un message de trop, trop tôt » a déclaré un consultant en relations publiques de Washington, qui a travaillé sur les questions liées à l’Azerbaïdjan, et a demandé à ne pas être nommé. « Idéalement, les premières publicités auraient construit la marque nationale* par l’introduction de l’Azerbaïdjan aux habitants de Washington ». Le conseiller a suggéré qu’une stratégie plus efficace aurait été une photo des présidents Obama et Aliev se serrant la main, avec une légende décrivant les intérêts conjoints des deux pays.

Traduction en ligne sur NAM, complétée et corrigée par le Collectif VAN.

*Nota CVAN : « Khodjaly » étant un produit de communication, la marque qui le commercialise est « l’Azerbaïdjan »… Edifiant.


Article en anglais :

Azerbaijan: Baku Presses Campaign for Khojaly Recognition




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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