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Les larmes de crocodile dans la presse après l'assassinat de Dink
Publié le :

La presse turque a exprimé sa consternation et condamné unanimement samedi l'assassinat, la veille, du journaliste d'origine arménienne Hrant Dink, déplorant, outre la mort d'un confrère bien-aimé, une attaque contre la démocratie en Turquie.

"Le meurtrier est un traître", "La plus grande trahison", ont accusé dans leurs "Unes" respectives les quotidiens à grand tirage Hürriyet et Sabah, reprenant la terminologie employée par l'extrême-droite pour fustiger Dink et d'autres intellectuels contestant les thèses officielles sur les massacres d'Arméniens de 1915-1917.

Hrant dink avait fait l'objet de poursuites en raison de ses propos sur les massacres d'Arméniens commis sous l'empire ottoman, qu'il avait, à plusieurs reprises, qualifiés de génocide, une qualification adoptée par plusieurs pays dans le monde mais réprouvée par Ankara.

"On a tiré sur la démocratie, la fraternité et la paix", a titré le journal Milliyet.

Plusieurs éditorialistes estimaient que le crime profitait d'abord aux opposants du processus européen de la Turquie.

"L'incident joue en faveur de ceux qui veulent que la Turquie coupe ses liens avec l'Occident et bloque son adhésion à l'Union européenne", a ainsi commenté Oktay Gönensin, du journal populaire Vatan.

D'autres se sont inquiétés de la montée du nationalisme qui, selon eux, a conduit au meurtre de Hrant Dink.

"Les politiciens et l'administration doivent considérer cet attentat, commis en une période de progression du fanatisme en Turquie, comme un signal d'alarme. La cible n'était par seulement Hrant Dink mais aussi la stabilité", a estimé Mehmet Barlas, dans Sabah.

Une opinion partagée par Ismet Berkan, directeur de la publication du quotidien libéral Radikal, qui a dénoncé un "meurtre raciste", dont sont responsables tous "ceux qui ont créé en Turquie une atmosphère nationaliste".

"Avec Hrant est mort une partie de moi, une part de nous tous", s'est désolé M. Berkan qui, comme de nombreux journalistes a déploré la perte d'un "homme au coeur d'or".

"Quand j'ai appris le meurtre de Hrant, j'ai pleuré et pleuré encore -pour lui ou pour mon pays, je ne sais pas. Ce que je sais c'est que cette honte va nous hanter pendant de longues années", a écrit Fatih Altayli, de Sabah.

Pour Semih Idiz, éditorialiste de Milliyet, "la seule façon de surmonter une part (de cette honte) est de lui (Hrant Dink) organiser des adieux nationaux -du président au Premier ministre, des principaux partis d'opposition au chef de l'armée".

Dink, 53 ans, a été tué par balle devant les locaux de son hebdomadaire bi-lingue (turc et arménien) Agos, en plein centre d'Istanbul, par un assaillant non-identifié qui a pris la fuite. (AFP, 20 jan 2007)



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Source/Lien : Info-Turk



   
 
   
 
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