Aujourd'hui : Vendredi, 19 avril 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Les vrais assassins de Hrant Dink
Publié le :

Il avait fondé en 1996 « Agos », un hebdomadaire bilingue - turc et arménien - car il voulait ouvrir le dialogue entre les Turcs et la minuscule communauté arménienne (60 000 membres).

A ses lecteurs turcs, il n'hésitait pas à parler du génocide de 1915, en contradiction avec la version officielle de l'histoire nationale. Aux Arméniens de la diaspora, il expliquait que le négationnisme massif des Turcs était moins le fruit de la perversité que de l'ignorance.

Cet ardent partisan du respect mutuel était également un intellectuel respecté pour sa défense des minorités religieuses, des femmes, de la liberté et de la démocratie. Convaincu de la nécessité d'une pédagogie douce de l'opinion turque, il avait qualifié d'«imbécile» la loi française pénalisant la négation du génocide arménien.

Le 19 janvier, à 52 ans, il est tombé devant les locaux de son journal sous les balles d'un assassin de 17 ans, venu de Trabzon, sur la mer Noire (où un prêtre catholique avait été tué par un mineur lors de l'affaire des caricatures de Mahomet), téléguidé par une organisation ultranationaliste.

Depuis sa condamnation au titre de l'article 301 du Code pénal qui punit toute «insulte à l'identité turque», Hrant Dink était devenu la bête noire de l'extrême-droite et des services sécuritaires. Il se savait en sursis : dans son dernier article, il évoquait les messages de haine et de mort qui remplissaient son ordinateur.

L'assassinat a suscité un véritable séisme des consciences. Des milliers de personnes ont manifesté à Istanbul et à Ankara aux cris de : «Nous sommes tous des Arméniens.» Le Premier ministre Erdogan a condamné l'acte, invoquant toutefois le rôle joué par les «pays étrangers qui soulèvent la question du génocide». Sombres perspectives pour ceux qui, comme Orhan Pamuk, le Nobel qui fut poursuivi en vertu du même article 301, osent évoquer ce passé sanglant que la Turquie refuse d'affronter.

Ursula Gauthier
Le Nouvel Observateur



Retour à la rubrique



Source/Lien : Nouvel Obs



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org