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Brigade de la Revanche Turque (TIT) : « Un vrai génocide va commencer, maintenant. »
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org



RFE/RL Armenia Report - Jeudi 25 janvier 2007

La police surveille les locaux du journal turco-arménien après des menaces de mort

Ruben Meloyan à Istanbul et Emil Danielyan

Le Collectif VAN vous propose la traduction de cet article paru en anglais dans RFE/RL Armenia Report le Jeudi 25 janvier
:

Un journal turco-arménien dont le directeur, Hrant Dink, a été abattu la semaine dernière a été placé sous la protection de la police jeudi, après avoir reçu des menaces de mort émanant d’un obscur groupe ultranationaliste.

Les employés du journal bilingue Agos disent avoir reçu une lettre mercredi soir, qui décrivait Dink comme un chien d’ennemi et avertissait que quiconque appellerait « Génocide », les massacres des Arméniens perpétrés pendant la Première guerre mondiale à l’époque de la Turquie ottomane, subirait son destin.

« Si vous ne faites pas attention, nombre de vos chiens mourront également », peut-on lire dans la lettre signée par un obscur groupe, la Brigade de la Revanche Turque (TIT). « Nous avons suffisamment d’explosifs pour que le bâtiment d’Agos s’envole dans les airs. »

« Si vous prétendez avoir subi un génocide en 1915, alors vous ne savez pas ce qu’est un génocide. Un vrai génocide va commencer, maintenant. » peut-on lire.

Les journalistes d’Agos disent que la lettre est arrivée tandis que le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan rencontrait la veuve de Dink et ses trois enfants pour leur présenter les condoléances du gouvernement. Ils disent avoir immédiatement informé la police turque quant à ces menaces.

« Nous ne prenons pas ces menaces très au sérieux », a dit l’un d’eux à RFE/RL. « Cela semble un peu enfantin. De toute façon, le journal continuera à être publié et à suivre la voie de Hrant. »

Le bâtiment où sont situés les locaux du journal Agos a été encerclé et fouillé par les forces de police jeudi matin. Bien qu’aucun explosif n’ait été découvert, deux officiers de police sont restés pour garder l’entrée principale du bâtiment.

Plus tard dans la journée, la police d’Ankara a fait sauter un paquet suspect à l’extérieur du Parlement turc, et qui portait une note appelant à la libération des deux principaux suspects du meurtre de Dink le 19 février. Le paquet contenait une minuterie, mais pas d’explosif, a déclaré la police à l’agence Reuters. La lettre avertissait que des explosions bien réelles suivraient, si Ogun Samast et Yasin Hayal n’étaient pas libérés.

Les autorités judiciaires du pays pensent à un lien probable entre les groupes ultranationalistes et eux, ainsi qu’avec les trois autres jeunes accusés de complicité dans le crime qui a choqué de nombreuses personnes à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Hayal est un militant nationaliste bien connu, qui a admis avoir incité le jeune Samast, 17 ans, à abattre Dink en plein jour.

Hayal a émis une menace envers le Prix Nobel de littérature, Orhan Pamuk, alors qu’il était emmené à un tribunal d’Istanbul mercredi. "Orhan Pamuk devrait faire attention" a-t-il crié aux journalistes.

Tout comme Dink, Pamuk a défié le long et constant déni turc des efforts prémédités visant à exterminer la population arménienne dans l’Empire Ottoman. Les deux hommes ont été jugés, de façon controversée, au titre de l’article du code pénal turc qui prévoit des peines pour « insulte à l’identité turque ».

Pendant ce temps, une agence de presse russe a publié mercredi ce qu’elle décrit comme la dernière interview de Dink dans les médias, qui a eu lieu deux jours avant sa mort. L’éditeur de 52 ans est cité répétant qu’il recevait constamment « des emails haineux et des menaces de mort » liés à ses commentaires rendus publics sur le génocide arménien. « Chaque jour, la peur me poursuit » a-t-il dit aux correspondants de Ria-Novosti, se comparant de nouveau à un pigeon qui « tourne la tête, sursaute à chaque bruit et est toujours prêt à s’envoler. »

« Je pense que je ne suis pas comme de nombreux Arméniens [en Turquie] qui préfèrent baisser la tête quand les choses deviennent dangereuses », a dit Dink. « Mais je ne peux pas me cacher tout le temps. Ce n’est pas facile pour ma femme ni pour mes enfants de savoir que leur père est constamment menacé de mort, par téléphone et par email. »

Dink a également révélé qu’il a essayé sans succès de faire carrière dans l’armée turque après avoir accompli son service militaire au début des années 60. « J’ai compris alors que vous ne pouvez pas devenir officier de l’armée en Turquie, si vous n’êtes pas musulman » a-t-il. »C’est alors que j’ai vraiment ressenti ce que c’est que d’être un Arménien en Turquie. »

© Traduction : C.Gardon pour le Collectif VAN 2007

Rappel : au moins deux sites racistes turcs se sont déjà créés "dédiés" à Hrant Dink. La photo est tirée de l'un d'entre eux. Lire sur :
Hrant Dink : le nationalisme, l'antisémitisme et le racisme turcs importés en Europe


TITRE ORIGINAL :
Police Guard Turkish-Armenian Paper After Death Threats



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