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Turquie : le TUSHAD, derrière les meurtres ethniques et religieux
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Le 18 avril 2007, trois missionnaires, un Allemand, Tillman Geske, et deux Turcs, Necati Aydın et Uğur Yüksel, ont été ligotés et torturés avant dÂ’avoir la gorge tranchée dans la maison d’édition Zirve, éditeur chrétien de Malatya (Turquie). Avant cet incident, le Père Andrea Santoro avait été abattu le 5 février 2006 alors quÂ’il priait dans son église, dans la ville de Trabzon, au bord de la mer Noire. De plus, le journaliste arménien Hrant Dink avait été tué par balle le 19 janvier 2007 devant le bâtiment des bureaux de lÂ’hebdomadaire arméno-turc Agos, dont il était le rédacteur en chef. La dernière inculpation dans le procès Zirve a ouvertement exposé la structure de la cellule du groupe Ergenekon ayant monté le complot : les chrétiens – en particulier les Arméniens – étaient visés par le Special Warfare Department, Unité dÂ’opérations spéciales, devenue la Section pour la stratégie nationale et les opérations en Turquie (TUSHAD). » Le Collectif VAN vous propose la traduction dÂ’un article en anglais, paru sur le site turc Hürriyet Daily News le 20 septembre 2013.

ISTANBUL – Hürriyet Daily News

Vercihan Ziflioğlu - vercihan.ziflioglu@hurriyet.com.tr

20 septembre 2013

Légende photo : Suzanna Geske, la femme de Tillman Geske, assassiné dans la maison d’édition Zirve, se dirige vers le palais de justice pour assister au procès, dans la province de Malatya. Photo DHA


L’affaire Zirve est la clé des procès du journaliste arméno-turc Dink et du Père Santoro : avocat

Une fois que le procès de la maison d’édition Zirve sera résolu, bien d’autres assassinats commis au cours de ces 60 dernières années, y compris celui du journaliste Hrant Dink et du Père Andrea Santoro seront aussi résolus, selon l’avocat de Zirve.

La résolution des meurtres survenus récemment en Turquie mettra en lumière des points clés concernant l’État profond, selon Erdal Doğan, lÂ’avocat de la maison d’édition Zirve à Malatya et de Hrant Dink.

Doğan, qui jusqu’à récemment était aussi un avocat dans lÂ’affaire Dink, a déclaré au Hürriyet Daily News que le procès de la maison d’édition Zirve était un procès clé qui permettra de dévoiler 60 ans d’État profond en Turquie.

« Une fois que le procès de la maison d’édition Zirve sera résolu, une image des 60 dernières années de la Turquie apparaîtra. On comprendra clairement comment les gouvernements ont été renversés, comment on a joué avec les structures ethniques, et comment la propagande psychologique a été faite », a-t-il dit.

Le 18 avril 2007, trois missionnaires, un Allemand, Tillman Geske, et deux Turcs, Necati Aydın et Uğur Yüksel, ont été ligotés et torturés avant dÂ’avoir la gorge tranchée dans la maison d’édition Zirve, éditeur chrétien de Malatya. Avant cet incident, le Père Andrea Santoro avait été abattu le 5 février 2006 alors quÂ’il priait dans son église, dans la ville de Trabzon, au bord de la mer Noire. De plus, le journaliste arménien Hrant Dink avait été tué par balle le 19 janvier 2007 devant le bâtiment des bureaux de lÂ’hebdomadaire arméno-turc Agos, dont il était le rédacteur en chef.

Doğan a dit que la dernière inculpation dans le procès Zirve avait ouvertement exposé la structure de la cellule du groupe Ergenekon ayant monté le complot, ajoutant que les chrétiens – en particulier les Arméniens – étaient visés. « La structure qui a commis les meurtres de Zirve est la même structure que celle qui a commis les meurtres de Dink et de Santoro. Le gouvernement est visé et lÂ’objectif est le chaos », a-t-il dit.

Doğan a affirmé que tous ces procès avaient des liens avec le Special Warfare Department, (Unité dÂ’opérations spéciales) qui a aussi organisé les émeutes contre les Grecs les 6 et 7 septembre 1955 à Istanbul.

« La structure de 1955 a été développée dans les années 1990 [Nota CVAN : lÂ’auteur veut sans doute dire quÂ’elle a pris de lÂ’ampleur], et une structure contrôlée par le Special Forces Command (Commando de forces spéciales) a été formée. Nous parlons dÂ’une structure qui sÂ’appelle la Section pour la stratégie nationale et les opérations en Turquie (TUSHAD) et qui est clairement apparue dans les documents du procès pour les meurtres de Zirve », a dit Doğan.

Forces ‘blanches et noires’

Il a également affirmé que l’état-major turc avait approuvé l’existence de cette structure de forces ‘blanches et noires’. « Les blanches sont établies en tant que civiles et elles désignent les cibles par la désinformation », a-t-il déclaré.

Le général à la retraite Hurşit Tolon et lÂ’ex-commandant du régiment de gendarmerie à Malatya, Mehmet Ãœlger, qui ont été inculpés tous les deux dans le dernier verdict du procès Ergenekon, ont aussi été ajoutés à la liste des suspects dans le procès des meurtres de Zirve. En outre, la cour qui juge lÂ’affaire a également demandé les dossiers du tribunal dans les procès Ergenekon, Balyoz, JITEM et Musa Anter.

Quand on lui a demandé si le gouvernement pouvait être tenu pour responsable de ces meurtres, Doğan a dit que puisque le gouvernement avait signé la décision du Conseil de la sécurité nationale en 2003, qui percevait le travail des missionnaires comme une menace, il pouvait être tenu pour responsable.

Il a dit que le procès de Dink nÂ’avait pas pu aller plus vite, car jusqu’à ce jour il y avait eu des niveaux considérables de désinformation. Doğan a affirmé que la 14e Haute Cour Criminelle Court en charge du procès avait énoncé son verdict en jugeant dès lÂ’ouverture du procès quÂ’il nÂ’y avait aucune organisation criminelle derrière le meurtre. Il a également indiqué que la 9e Chambre pénale de la Cour Suprême dÂ’Appel avait « signé le décret de mort de Dink » en le poursuivant ouvertement en justice pour violation de lÂ’article 301 du Code pénal turc. « Par conséquent, les deux Cours ne sont pas objectives ou indépendantes », a déclaré Doğan.


©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 27 septembre 2013 – www.collectifvan.org




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Source/Lien : Hürriyet Daily News



   
 
   
 
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