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Orhan Pamuk : L’écrivain turc fuit aux USA "par peur pour sa vie"
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose cette traduction d'un article paru en anglais dans le journal TELEGRAPH.CO.UK du 14 février 2007.

TELEGRAPH.CO.UK 14 FEVRIER 2007

Damien McElroy, Correspondant affaires étrangères
Last Updated: 2:27am GMT 14/02/2007

L’écrivain turc et Prix Nobel, Orhan Pamuk,vit en exil aux Etats-Unis et pense que sa vie est en danger.

Dans un climat d’intimidation, les poursuites judiciaires et jusqu’au meurtre des intellectuels dissidents jettent un doute sur les aspirations de la Turquie à devenir membre de l’Union européenne. M. Pamuk, 54 ans, qui vit à présent à New York, aurait dit à ses amis n’avoir prévu aucune date de retour. Au lieu de cela, selon le célèbre éditeur d’Istanbul, Fatih Altayli, l’écrivain est tranquillement parti en exil.

"Ce que l’on m’a dit est plus qu’une simple rumeur," a déclaré M. Altayli. "Pamuk a récemment retiré 400 000 dollars de son compte en banque et a affirmé qu’il quittait la Turquie et ne retournerait pas dans son pays prochainement."

À la suite du meurtre le mois dernier, du journaliste d’origine arménienne, Hrant Dink, M. Pamuk a exprimé ses peurs quant à sa propre sécurité. L’écrivain a enragé les nationalistes turcs en reconnaissant que sous l’Empire ottoman, les Turcs avaient déclenché le génocide d’un million d’Arméniens il y a près d’un siècle.

La position de M. Pamuk est si sensible que son agent et autres personnes proches de l’écrivain ont décliné des invitations à commenter publiquement l’allégation de Mr Altayli.
Au cours des années 1990, M. Pamuk, dont les romans inclus “Cevdet Bey et ses fils” et “Le livre noir”, a commencé à écrire de façon candide sur le sujet des droits de l’homme et à en parler librement en Turquie. Les autorités du pays ont lancé une campagne vociférante contre toute suggestion que l’État aurait hérité d’une quelconque responsabilité dans le massacre non reconnu des Arméniens.

L’an dernier, dans une interview avec un journal suisse, M. Pamuk a dit: "Un million d’Arméniens et 30 000 Kurdes ont été tués sur ces terres, mais personne n’ose en parler."
Il y a deux semaines, M. Pamuk a brusquement annulé une tournée de lectures en Allemagne, craignant que ses engagements ne l’exposent aux éléments hostiles dans la diaspora. Yasin Hayal, un nationaliste accusé d’avoir incité au meurtre de M. Dink, aurait proféré ce qui semble être une menace envers M. Pamuk.

Il a dit: "Orhan Pamuk, fais attention."

La candidature de la Turquie à l’Union européenne est déjà mise à mal par les doutes concernant son gouvernement islamiste et le traitement de la minorité kurde. La Turquie pourrait avoir à gérer un autre revers, si son plus célèbre écrivain décidait qu’il n’était plus en sécurité dans sa patrie.
Le dommage serait important car M. Pamuk est le plus proéminent chroniqueur d’Istanbul, point de rencontre de l’Europe et de l’Asie.

Au cours de rencontres avec les dirigeants occidentaux, Abdullah Gul, le ministre des Affaires étrangères de la Turquie a fait un pas en exprimant ses inquiétudes sur la loi qui garantit une légitimité aux personnes qui menacent les intellectuels.
Il a promis des réformes sur la loi ambiguë qui permet aux nationalistes de demander une peine pour ceux accusés d’insulter la nation turque.

Mr Gul a admis que l’image de la Turquie avait été endommagée par le meurtre de M. Dink et la menace proférée envers M. Pamuk.

"Les gens, à l’extérieur de la Turquie, pensent que l’on peut être jeté en prison simplement en ouvrant la bouche," a-t-il dit.

"Ils pensent qu’il y a des centaines de journalistes et d’intellectuels en prison. C’est faux."

Mais il a prévenu que les pressions extérieures, demandant une plus grande tolérance envers des vues dissidentes étaient contre productives, et qu’elles renforçaient les politiciens nationalistes dans la course aux élections qui auront lieu cette année.

© Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 2007



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