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Article du journal franco-turc Zaman - 24/03/2014 - 2
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP).

Zaman France

La difficile condition des minorités de Turquie

Par Redaction | ven, 21/03/2014 - 16:05

MELTEM NAZ KASO, ISTANBUL

La journée du 21 mars marque à la fois la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale et le début du festival Norouz, célébré à partir du premier jour de printemps par des personnes de toutes communautés ethniques et origines religieuses depuis des milliers d'années. Mais la réalité est qu'en Turquie, la discrimination est toujours présente...

Aren, 30 ans et chrétien d'origine arménienne, raconte qu'une fois, alors qu'il s'entraînait dans une salle de sport, des individus ont ouvert les fenêtres en disant que «la pièce commençait à sentir l'Arménien». Un autre homme de l'âge d'Aren a parlé d'une haltère «aussi lourde que le cadavre d'un athée». Aren affirme que ce n'est pas l'épisode le plus grave qu'il ait subi Turquie en termes de discrimination ethnique et religieuse.D'autres faits de discrimination raciale et religieuse – l'assassinat de Hrant Dink, un journaliste turco-arménien qui a été tué devant son lieu de travail ou celui de trois chrétiens dans la maison d'édition Zirve à Malatya – montrent que l'intolérance peut être mortelle.

Une brèche dans la législation turque

La Turquie a pris d'importantes mesures pour lutter contre la discrimination. Après les nombreux débats qui ont eu lieu sur l'adoption d'un «paquet de réformes démocratiques» – une initiative visant à élargir les droits des minorités désavantagées en Turquie – la notion de crime de haine est entrée dans les textes de loi pour la première fois en décembre 2013. Les crimes motivés par la haine et les préjugés sont définis comme des «crimes commis contre une personne ou un groupe de personnes et dûs à leur langue, leur nationalité, leur couleur de peau, leur sexe, leur handicap, leurs opinions politiques, leurs croyances philosophiques et leur religion». Pourtant, contrairement à la définition donnée par l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, la définition au sein de la législation turque ne mentionne pas l'origine ethnique et l'orientation sexuelle. De plus, la plus importante minorité ethnique de Turquie, les Kurdes, ne sont pas spécifiquement inclus dans cette législation.

La normalisation du discours de haine

L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a publié un communiqué en janvier dernier pour attirer l'attention de la Turquie sur cette brèche au sein de sa législation concernant les crimes de haine. Erdal Dogan, avocat de l'un des demandeurs dans l'affaire Zirve pense que le problème de la discrimination ethnique et raciale est profondément ancré en Turquie. «Depuis la création de la République de Turquie, notre pays a été construit selon un concept d'unité. Pour 'turciser' le peuple, les gouvernements ont normalisé un discours de haine et n'ont pas reconnu les différences ethniques ou religieuses», a déclaré Dogan à Zaman. Pour lui, l'objectif de cette politique était de désigner comme ennemie toute personne qui n'était pas Turque musulmane sunnite.

«Il y a eu une augmentation de la discrimination raciale, ethnique et religieuse qui ne devrait pas être sous-estimée. Le ton provocateur s'est durci dans les médias, et s'est fait critique à l'égard de l'illégalisation du crime de haine, surtout pendant la période de Noël pour cibler les chrétiens», a pour sa part déclaré Zeynep Arslan, représentante de la Fondation Hrant Dink. Elle a ajouté que les Arméniens, les chrétiens et les juifs étaient les victimes les plus fréquentes de ces actes de discrimination. «Les Kurdes et les Occidentaux sont les autres grandes victimes», a-t-elle noté. Pour elle, le discours politique repris par les médias entraîne la multiplication des propos de haine et la discrimination.




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Source/Lien : Zaman France



   
 
   
 
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