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Offre de l'institut Gomidas aux historiens de Turquie: "Effectuons un cas d'étude sur les événements de 1915."
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose la traduction du Communiqué de Presse de l’Institut Gomidas du 20 février 2007.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE / BASIN AÇIKLAMASI

20 FÉVRIER 2007 / 20 Þubat 2007

Gomidas Institute
42 Blythe Rd.
London W14 0HA
England
Tel: (020) 7603 7242
Web: www.gomidas.org
Email: info@gomidas.org
20 February 2007 / 20 Þubat 2007
Contact Person / °letißim: Roland Mnatsakanyan

Le 16 mars 2006, Ara Sarafian a participé à un symposium à l’Université d’Istanbul, où il a présenté un document sur le génocide arménien (pour en voir la copie, aller sur www.gomidas.org/papers/004). À la suite de cette présentation, Yusuf HalaçoŸlu, le responsable de la Société Historique Turque a demandé à Sarafian, de coopérer à un projet conjoint concernant les événements de 1915, ce que Sarafian a accepté.

Dans une interview récente donnée au journal turc Nokta (février 2007), on a demandé à Sarafian si un travail de coopération avait été engagé avec HalaçoŸlu. Il a répondu que rien n’avait été entamé, mais que cela n’excluait pas l’existence de futurs projets. Il a ensuite proposé de travailler à un projet conjoint avec des historiens de Turquie.
Son offre était très sincère et ce qui suit provient de ses notes.

"J’ai une proposition de recherches très basique. Prenons un cas d’étude. La thèse officielle turque soutient que les déportations de 1915 étaient méthodiques, et que tous les documents significatifs sur ces déportations se trouvent dans les archives ottomanes en Turquie. Selon l’administration de l’époque, gérant les déportations, il devrait y avoir des listes de tous les déportés, village par village, personne par personne, indiquant le nombre de personnes déportées, où elles furent envoyées, et comment elles furent relogées. Il devrait y avoir des archives concernant leurs propriétés/leurs biens d’origine et quelles compensations elles reçurent en leur lieu d’exil."

Alors, je suggère que nous prenions la plaine d’Harput comme cas d’étude et que nous permettions aux historiens en Turquie de nous soumettre les documents significatifs émanant des archives ottomanes concernant les déportations et les relogements des Arméniens de cette région. Est-ce que ces archives rendent vraiment compte du destin des Arméniens de cette région? Combien d’Arméniens furent déportés? Combien furent autorisés à rester? Et que leur est-il arrivé? Quelles sont les forces et les limites des archives ottomanes que l’on peut consulter?

"Moi, pour ma part, je propose de présenter une gamme d’archives différentes qui, à mon avis, reflète la raison pour laquelle je crois que les Arméniens de cette région n’ont pas été simplement déportés, mais soumis à une politique d’abus et de massacres. Encore une fois, quelles sont les forces et limitations de ces documents? Comment pouvons-nous évaluer ces deux gammes d’informations? Dans quelle mesure s’accordent-elles ou non l’une par rapport à l’autre ?

"La raison pour laquelle je choisis Harput comme cas d’étude est que nous avons beaucoup d’informations en dehors de la Turquie sur cette région, et que l’histoire locale de cette région n’a pas été sur-compliquée par les perturbations de la guerre ou de l’occupation russe, comme ce fut le cas d’Erzrum ou de Van. Un cas d’étude à Harput devrait un exercice relativement simple, qui devrait se dérouler d’une manière scolastique et ouverte.
"Si nous réussissons à mettre en oeuvre un tel projet, nous pouvons peut-être inviter d’autres historiens à coopérer, pour étendre ensuite ces cas d’études à d’autres régions."

Si l’offre de Sarafian faite à HalaçoŸlu et à d’autres historiens en Turquie voit le jour, cela offrira la perspective de répondre à des questions très importantes liées aux événements de 1915. Cela ouvrira également des possibilités pour davantage de coopération entre les spécialistes d’un vaste réseau, qui travaillent sur la question arménienne. L’importance d’une telle initiative ne doit pas être exagérée, mais le succès d’une telle initiative dépendra également du soutien qu’elle recevra de la part des autres spécialistes, individus et institutions publiques. Si vous désirez soutenir cette initiative par le biais de l’Institut Gomidas, merci de nous contacter à info@gomidas.org.uk

L’Institut Gomidas est une organisation académique indépendante dédiée aux études et aux recherches arméniennes. Elles est basée à Londres, Angleterre. Pour de plus amples informations sur ce travail voir: www.gomidas.org

Ara Sarafian est un spécialiste des archives, spécialisé sur l’histoire Ottomane récente et l’histoire arménienne moderne. Il est directeur de l’Institut Gomidas de Londres.

Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 2007



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