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« Génocide arménien » vs « génocide des Arméniens »
Publié le : 21-11-2014

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - De manière récurrente, surgissent dans l’espace arménien des discussions quant à la manière de nommer le génocide de 1915 : « génocide arménien » ou « génocide des Arméniens », question semble-t-il réactivée par les préparatifs du Centenaire de 2015. Selon certains, « génocide arménien » signifierait que le génocide aurait été commis par les Arméniens, tandis que l’expression « génocide des Arméniens » indiquerait, sans contestation possible, que les victimes étaient bien les Arméniens. Les Arméniens sont effectivement les victimes, mais la langue française n’est pas si simple.

« Adjectif », « complément de nom », «génitif objectif », « génitif subjectif » : le Collectif VAN vous soumet ici une compilation préparée par une docteure ès-lettres, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, ex-latiniste, sous le contrôle d’une professeure de Lettres modernes en Khâgne, également agrégée, docteure ès-lettres et ancienne normalienne, ainsi que d’une agrégée de lettres classiques, docteur ès-lettres.

Chacun pourra, après lecture, conserver ou modifier son propre point de vue sur la ou les expressions appropriées.



Légende photo : Jeune enfant arménien, rescapé du génocide de 1915

17 novembre 2014

Rappel : Le terme génocide est un néologisme formé en 1944 par Raphael Lemkin, professeur de droit américain d'origine juive polonaise, à partir de la racine grecque γένοςgénos, « espèce », « genre », « race », et du suffixe -cide, qui vient du terme latin caedere, « tuer », « massacrer ».

I - « Génocide des Arméniens »

A) Le problème de certains compléments de nom : génitifs objectifs ou génitifs subjectifs ?


Le complément de nom est un mot (ou groupe de mots) qui se joint au nom pour en compléter, en préciser, étendre, le sens. Les compléments de noms (un vase en terre cuite, une villa sous les arbres, un enfant sans famille) sont très variés et de nombreuses prépositions peuvent les introduire mais les plus fréquentes sont "de" et "à".

Dans « génocide des Arméniens », le complément du nom « génocide » est « des Arméniens », introduit par l’article contracté « des » [= de les].

On appelle génitif le cas grammatical utilisé dans les langues à déclinaison (latin, grec, allemand, arménien etc.), pour marquer un complément de nom. Hors contexte, et parfois même avec contexte, il est parfois difficile voire impossible de distinguer un génitif objectif (le complément désigne celui qui subit, par exemple la victime) d’un génitif subjectif (le complément désigne celui qui agit, par exemple celui qui tue). L’exemple canonique étudié en latin est « la peur des ennemis » : la peur qu’ils ressentent, ou la peur qu’ils inspirent ?

Pour « génocide des Arméniens », la question ne se pose pas d’un point de vue factuel/historique, mais d’un point de vue linguistique elle se pose bien (le génocide contre les Arméniens - génitif objectif - ou par les Arméniens - génitif subjectif). Car ni l’utilisation du complément de nom (« des Arméniens ») ni, comme on le verra plus bas, celle de l’adjectif épithète (« génocide arménien ») ne préserve de la possibilité, dans l’absolu ou en théorie, d’interpréter des deux façons.

Voici des exemples où l’on peut trouver à une même expression, deux sens différents voire opposés :

• « L’amour de la mère » : le complément de nom « de la mère » peut être un génitif objectif (la mère est aimée de son enfant) ou un génitif subjectif (la mère aime quelqu’un, son mari, ses enfants etc…). Dans « l’amour de la bonne chère », a priori le doute n’existe pas puisque la nourriture n’a pas de sentiments.

• « L’attaque du régiment » : le régiment a été attaqué (génitif objectif) ou le régiment a attaqué (génitif subjectif, le régiment est sujet de l’action).

• « Un portrait de Mozart » représenterait forcément Mozart car il n’était pas peintre (génitif objectif). Mais un « portrait de David » ou « un portrait d’Ingres » ? Ces portraits les représentent-ils, eux (génitifs objectifs) ou ont-ils été peints par eux (génitifs subjectifs) ?

• « Un désir d’enfant » : un enfant est-il désiré par une femme, un homme (génitif objectif) ou est-ce un désir éprouvé par un enfant (génitif subjectif) ?

• « La constitution de Jefferson » : est-ce la manière dont Jefferson était constitué, sa forme physique (génitif objectif) ou le brouillon de la constitution américaine que Jefferson aurait conçue (génitif subjectif) ?

• « Les persécutions des communistes » : subies par les communistes (génitif objectif) ou exercées par eux (génitif subjectif) ?

• « La présentation de mon ami » : on l’a présenté à quelqu’un (génitif objectif) ou a-t-il fait une présentation à un colloque (génitif subjectif) ?

• « La confusion de ces personnes » : ont-elles été confondues par un autre (génitif objectif) ou se sont-elles senties confuses, embarrassées (génitif subjectif) ?

• « La mise au point de l’équipe » : on a mis l’équipe au point (génitif objectif) ou l’équipe a-t-elle fait une mise au point (génitif subjectif) ?

• « La formation de cette équipe enseignante » : la formation reçue par ladite équipe (génitif objectif) ou la formation qu’elle assure aux étudiants (génitif subjectif) ?

• « La convocation du sous-préfet » : le sous-préfet a-t-il été convoqué (génitif objectif) ou a-t-il envoyé une convocation à ses subordonnés (génitif subjectif) ?

• « Le pontage du Docteur Dupont » : a-t-il subi un pontage (génitif objectif) ou est-il le chirurgien qui l’a effectué sur un patient (génitif subjectif) ?

• « La surprise du directeur » : a-t-il été surpris (génitif objectif), ou a-t-il fait une surprise à ses employés (génitif subjectif) ?

Tous ces exemples montrent qu’une même expression peut être comprise de manières divergentes. Ce peut être aussi le cas pour « génocide des Arméniens ». On le verra plus loin : seule la prise en compte du contexte global – ou un consensus - permet d’appréhender (ou de faire saisir) le vrai sens de l’expression utilisée.

Dans le même registre, pour faire référence à la Shoah, il est fait mention du « génocide des Juifs » (génitif objectif, il s’agit des victimes) et, plus rarement, du « génocide des nazis » (génitif subjectif, le complément de nom désigne les assassins).

Concernant le Cambodge, on parle de « génocide des Cambodgiens » (génitif objectif, il s’agit des victimes) mais aussi du « génocide des Khmers rouges » (génitif subjectif, il s’agit des assassins). Les Khmers rouges étaient aussi des Cambodgiens, mais les victimes n’étaient pas Khmers rouges…

En anglais, si l’on trouve parfois « the Genocide of Armenians », l’expression courante est « the Armenian Genocide » (voir plus bas).


B) Les autres mots en « -cide »

Qu’en est-il des mots en « -cide » et qui sont tous formés sur la racine latine venant de caedere, « tuer », « massacrer » ? Laissons de côté les modernes pesticide, insecticide, liberticide, spermicide, herbicide, fongicide qui sont tous à la fois des noms et des adjectifs (« produit insecticide », « un insecticide »).

Les mots en -cide se référant à des meurtres d’êtres humains, eux, désignent soit la personne du criminel, soit l’acte meurtrier. De plus, ils sont adjectifs ou substantifs. On peut parler d’un « mari uxoricide » (qui a tué sa femme), d’un « fils parricide » (qui a tué son père), d’un « acte régicide » (relatif au meurtre du roi). Dans ces exemples, l’adjectif en –cide qualifie l’acte ou le criminel. À noter que ces mots, adjectifs à part entière au même titre que « herbicide » ou « raticide », ne prennent pas le suffixe –aire. On ne dit pas « fongicidaire », ni « matricidaire » ou « fraternicidaire » (« suicidaire », en revanche, existe).

À quoi ou à qui se réfère le complément de ces noms en –cide? À l’assassin, ou à sa victime ?

En fait, à l’un ou à l’autre, car comme dans les exemples divers donnés plus haut, on les trouve complétés aussi bien par des génitifs objectifs (désignant la victime) que des génitifs subjectifs (désignant l’assassin).

Exemples :


Dans les mythes grecs, le mot parricide évoque l’assassinat du père, de la mère, et de tous autres ascendants, mais d’autres termes plus précis sont apparus.

« Le parricide d’Œdipe », fils qui a tué son père Laïos sans le savoir. Mais on rencontre également « le parricide de Laïos », au sens de meurtre du père (Laïos) par le fils (Œdipe). Génitif subjectif dans le premier cas, objectif dans le deuxième. Et Œdipe est « parricide », ou « un parricide », ou « un fils parricide ».

« Le matricide de Néron » : Néron a tué sa mère Agrippine, il est donc un « fils matricide » ou simplement « un matricide ». Mais on trouve aussi « le matricide d’Agrippine » (elle a été tuée par son fils Néron), ou, plus précis, « le matricide d’Agrippine par Néron ».

« Le fratricide de Caïn » (il a tué son frère Abel) : « le fratricide d’Abel par Caïn » se trouve aussi. Les deux génitifs (subjectif et objectif) existent pour « fratricide ».

« Le régicide de Ravaillac », « le régicide de Cromwell » (l’un a tué le roi Henri IV, l’autre a fait décapiter le roi d’Angleterre Charles Ier). Mais on dit et écrit aussi bien « le régicide de Henri IV », « le régicide de Charles Ier », et « le régicide de Louis XVI », parlant alors des rois assassinés.

« L’uxoricide de Louis Althusser » (ou ceux commis par Néron, encore lui, ou Henri VIII d’Angleterre) : le complément de nom désigne une fois de plus l’assassin. Mais si l’épouse étranglée par Althusser avait été aussi célèbre que son philosophe de mari, il est probable que l’on trouverait également « l’uxoricide de Hélène Rytmann »

Ajoutons « l’infanticide de Médée » (elle a tué les enfants qu’elle a eus avec Jason), « l’infanticide des pères » (les pères tuent des enfants), mais aussi « l’infanticide des filles » (les petites filles sont tuées, génitif objectif).

Notons au passage qu’en anglais « suicide » désigne aussi bien la personne suicidée (assassin de soi-même, à qui une sépulture en terre consacrée était jadis refusée) que l’acte commis.

Il ne fait pas de doute pour une personne un peu instruite que c’est Néron qui a tué sa mère, Caïn son frère, Œdipe son père, Ravaillac et Cromwell, leurs rois respectifs. C’est dans ces cas que l’on peut parler de « consensus » rendant les explications inutiles. Les personnes de mauvaise foi soutenant que c’est Abel qui aurait tué Caïn ou Henri IV qui aurait poignardé Ravaillac ne courent pas les rues, et n’écrivent pas dans les journaux...

Ce dont les Arméniens ont été victimes en 1915 sur ordre du gouvernement Jeune-Turc pourrait, en théorie, et sur les modèles des mots en –cide répertoriés ci-dessus, se dire au choix « le génocide des Arméniens » ou « le génocide des Turcs ». Mais comme le montrent les exemples cités, une ambiguïté existera au niveau linguistique sauf si l’on précise « le génocide des Arméniensperpétré par les Turcs » ou « le génocide des Turcs à l’encontre des Arméniens ».

[Certes, ce ne sont pas TOUS les Turcs qui ont pris part au génocide décidé par le gouvernement Jeune-Turc, et en son sein par le Comité Union et Progrès dirigé par Talaat Pacha, mais les ordres ont été exécutés dans les provinces les plus reculées de Turquie, avec une vaste participation active de la population turque (et kurde) aux massacres. Il y a eu bien évidemment des « Justes ». « Perpétré par les Turcs » procède d’une convention de langage comme on dit « livrer un navire de guerre aux Russes ».]


III - « Génocide arménien » ou « génocide turc » ? Le problème de l’adjectif

Certains adjectifs posent le même problème que les compléments de nom : « La souffrance humaine » = éprouvée par les hommes, « la violence humaine » = exercée par les hommes.

On parle d’« infanticides maternels » (commis par des mères) et d’« infanticides féminins » (subis par des petites filles, tuées car les parents préfèrent les garçons). Idem pour les « fœticides féminins » (élimination des petites filles in utero, autrement dit avortements sélectifs). Dans cette expression l’adjectif désigne ici les victimes, mais rien n’interdirait qu’il désignât les auteurs (si ces actes sont pratiqués par des femmes), comme lorsqu’on parle de « revendications féminines » et de « domination masculine » (les femmes et les hommes sont sujets), alors qu’à l’inverse dans « oppression féminine », jusqu’à nouvel ordre, les femmes sont l’objet qui subit l’oppression.

Cette ambivalence de l’adjectif s’observe aussi pour les génocides : on trouve « génocide juif » et « génocide nazi » ; « génocide arménien » et (plus rarement) « génocide turc ».

Ailleurs, c’est « génocide khmer rouge » ou « génocide cambodgien ».

Enfin, notons que ce sont « the Armenian Genocide » et «the Jewish Genocide/Holocaust » ou « The NaziHolocaust », donc les adjectifs (et non les compléments de nom), qui prévalent en anglais.

Dans ce titre d’article britannique dépourvu de toute malveillance, nous avons pu voir les deux usages côte-à-côte : « The Nazi Holocaust and the Armenian Genocide ». L’adjectif désigne le criminel dans le premier cas, la victime dans le deuxième. L’anglais connaît donc les mêmes difficultés, ou la même souplesse, que le français.

Pour éviter toute contestation ou confusion, la seule solution semble être non pas de choisir entre adjectif et complément de nom, mais de décrire le contexte et de préciser au moins une fois au début de chaque présentation quel est le groupe des victimes et quel est le groupe des assassins.

Par exemple :

« Le génocide des Arméniens perpétré sur ordre du gouvernement Jeune-Turc »ou « le génocide arménien perpétré sur ordre du gouvernement Jeune-Turc », sachant que « Le génocide turc des Arméniens » est aussi correct.

Il est entendu pour tout le monde, même pour les négationnistes - devenus hystériques quand la France l’a reconnu en ces termes* (sans préciser l’auteur du crime) - que « génocide arménien » ou « génocide des Arméniens » signifient que ce sont les Arméniens qui ont été exterminés.

Mais le puriste est obligé d’admettre que d’un point de vue linguistique, l’adjectif et le complément de nom peuvent tous deux se référer soit aux victimes (objets), soit aux meurtriers (sujets).

Et si l’on était puriste à l’extrême, on utiliserait « génocide » comme adjectif à la place de « génocidaire ». Le dictionnaire Robert parle « d’actes génocides ». Il faudrait dire que la Turquie est un « pays génocide », comme Œdipe est un « fils parricide ». Mais il semble souhaitable de s’en tenir aux usages, et quand des néologismes comme « génocidaire » sont devenus courants, de les utiliser, puisque tout le monde les comprend, et que le langage est destiné à communiquer.

Pour « les déportations juives » et « les déportations indiennes », il va de soi que ce ne sont pas les Juifs qui ont déporté les nazis, ni les Indiens qui ont déporté les blancs américains. Le négationnisme turc est-il si puissant qu’il faille qu’il en soit autrement pour les Arméniens ? L’expression « les déportations arméniennes » risque-t-elle de signifier que les Arméniens ont déporté des Turcs ?

Si oui, et pour couper court aux discussions interminables et à des assertions démenties par les exemples cités plus haut, le plus simple est de préciser au moins une fois « sur ordre du gouvernement Jeune-Turc » dans l’exposé des faits : quelques mots pour un sacré gain de temps.


IV - Conclusion

Comme chacun a pu le lire dans cet exposé grammatical, peu importe le choix fait entre « génocide arménien » ou « génocide des Arméniens » : l’essentiel est de désigner au moins une fois les victimes et les assassins dans le texte relatif à ce crime. Et ce principe est déclinable pour les autres génocides.

Addendum 1 : Pour répondre à certains questionnements supplémentaires dont on nous fait part régulièrement, précisons que - d’après les dictionnaires - on « commémore » aussi bien les personnes (victimes ou héros) que les événements (début ou fin d’une guerre, date symbolique du déclenchement ou de la fin d’un génocide, vote d’une loi, etc.).

On « célèbre » une personne qui a fait quelque chose d’important (les héros de la nation, Beethoven), ou un mariage, une messe, l’anniversaire d’une personne, un armistice, mais pas un massacre ou un génocide.

Addendum 2 : Hormis en début de phrase, le mot « génocide » ne prend pas de majuscule. C’est un nom commun, comme massacre ou extermination.

Addendum 3 : À propos du Rwanda, il est essentiel de parler de « génocide des Tutsi » ou de « génocide tutsi ».Cela ne dispense pas de préciser que ce génocide a été perpétré par le Hutu Power, car - là encore - le complément de nom et l’adjectif laissent planer une ambiguïté quant au rôle des Tutsi et des Hutu. Il faut donc toujours préciser le contexte.

Certains reprennent - innocemment ou non - la formulation « génocide rwandais » lancée dès 1994 par les négationnistes pour suggérer un génocide réciproque entre les Tutsi et les Hutu, la fameuse thèse du double-génocide. La vigilance s’impose donc sur le choix des mots.

Addendum 4 : Dans ses communications externes, le Collectif VAN utilise plus souvent l’expression « génocide arménien » parce qu’elle est plus courte et plus connue : il la juge donc plus percutante. Il estime que cet article devrait inciter chacun à se consacrer à l’essentiel : une communication efficace autour du génocide de 1915 et la dénonciation du négationnisme de l’Etat turc.


* FRANCE

Loi relative à la reconnaissance du génocide arménien du 29 janvier 2001 :


LOI no 2001-70 du 29 janvier 2001
Loi relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915

NOR: PRMX9803012L

L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article unique

La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915.

La présente loi sera exécutée comme loi de l’Etat.



****

Article écrit pour le Collectif VAN
par une docteure ès-lettres, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure de Cachan, ex-latiniste, sous le contrôle d’une professeure de Lettres modernes en Khâgne, également agrégée, docteure ès-lettres et ancienne normalienne, ainsi que d’une agrégée de lettres classiques, docteur ès-lettres.

Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083 - 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77
Email: contact@collectifvan.org - http://www.collectifvan.org




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