Aujourd'hui : Mardi, 18 septembre 2018
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
ONU/Génocide arménien : Le président israélien parle de « cent ans de déni »
Publié le : 30-01-2015

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Lors de l'Assemblée générale de l'ONU mercredi, le président israélien Reuven Rivlin a exhorté les Etats membres de l'ONU à ne pas permettre la répétition d'actes de génocide. Selon « Armenpres » citant Haaretz, en parlant à la cérémonie de l'assemblée marquant la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, Rivlin a reconnu implicitement le génocide arménien de 1915 - l’extermination de plus d'un million de ressortissants arméniens par la Turquie - qui n’est pas reconnu comme génocide par l’Etat d’Israël. » Nota CVAN : Rivlin n’a pas utilisé le terme de génocide mais, cite les descriptions du réseau Nili et le négationnisme qui dure depuis un siècle. Le Collectif VAN vous propose cette traduction d'un article en anglais publié sur le site d’Armenpress le 29 janvier 2015, d’après un article de Haaretz publié le même jour.


Rivlin à l’ONU : N’accusez pas à tort Israël de génocide, combattez les choses réelles

Haaretz : Rivlin a reconnu implicitement le génocide arménien lors de la commémoration de l’Holocauste à l’Assemblée générale des Nations-Unies


Haaretz

29 janvier 2015

EREVAN, 29 janvier, Armenpress.


Lors de l'Assemblée générale de l'ONU mercredi, le président israélien Reuven Rivlin a exhorté les Etats membres de l'ONU à ne pas permettre la répétition d'actes de génocide. Dans son discours, Rivlin a également réfléchi sur le génocide arménien, qui a eu lieu il y a 100 ans. Selon « Armenpres » citant Haaretz, en parlant à la cérémonie de l'assemblée marquant la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste, Rivlin a reconnu implicitement le génocide arménien de 1915 - l’extermination de plus d'un million de ressortissants arméniens par la Turquie - qui n’est pas reconnu comme génocide par l’Etat d’Israël.

Rivlin a noté : "En 1915, lorsque les Arméniens ont été massacrés, Avshalom Feinberg, un membre éminent de Nili, le réseau secret juif qui a coopéré avec les Alliés pendant la Première Guerre mondiale, a écrit la chose suivante et je le cite, « Mes dents ont été limées par l'inquiétude, qui sera le prochain ? Quand je suis entré sur la terre sainte et bénie de mon chemin de Jérusalem, je me suis demandé si nous vivions dans notre ère moderne, en 1915, ou à l’époque de Titus ou Nabuchodonosor? Moi le Juif, ai-je oublié que je suis un Juif? Je me suis également demandé si j’ai le droit de pleurer seulement ‘sur la tragédie de mon peuple’, et si le prophète Jérémie n’aurait pas versé des larmes de sang pour les Arméniens aussi? »

Avshalom Feinberg a écrit ceci il y a exactement un siècle, cent ans d'hésitation et de déni. Mais dans la Terre d'Israël de l’époque, dans la Jérusalem où je suis né, personne ne niait le massacre qui avait eu lieu. Les habitants de Jérusalem, mes parents et les membres de ma famille, avaient vu les réfugiés arméniens qui arrivaient par milliers – affamés, pitoyables survivants de la calamité. A Jérusalem, ils ont trouvé refuge et leurs descendants continuent à y vivre jusqu'à ce jour ».

Deux questions ont résonné alors, à qui le tour ? Et allons-nous, nous Juifs, verser aussi des larmes de sang pour la tragédie des autres ? La première question a trouvé sa réponse par l'histoire, environ deux décennies plus tard.

Les Juifs étaient les suivants. Nous, les membres de mon peuple, étions les suivants. Dans la vallée de la mort de l'Europe, c'était le peuple juif qui a été victime d'une extermination méthodique, brutale, perverse et meurtrière. Six millions de personnes, un tiers de ma nation, dont environ un million et demi d’enfants, ont été tués, abattus, asphyxiés, gazés à mort, enterrés vivants, brûlés, massacrés, morts de faim, de soif, de maladie, et d'autres types de mort terribles, dans le crime le plus horrible jamais commis dans l'histoire de la race humaine. La réponse à la seconde question posée par Feinberg. Vraiment, devons-nous pleurer, chacun de nous, uniquement pour la tragédie de notre propre nation, ou devons-nous être capables de pleurer également pour les tragédies des autres ? Pour la tragédie des enfants blessés de Syrie, pour la tragédie des jeunes hommes et des jeunes femmes d'Europe, du Moyen Orient, d'Afrique et d'Asie. Cette question attend toujours une réponse.

Citant la résolution « honteuse » de l'ONU, abolie par la suite, qui assimilait le sionisme à « son plus grand ennemi », le racisme, Rivlin a continué : « Néanmoins, les comparaisons absurdes comme celle-ci, auxquelles nous, en tant qu'Israéliens, sommes exposés en permanence... non seulement confondent l'allié avec l'ennemi, mais elles minent aussi la capacité de cette organisation de lutter efficacement contre le phénomène de génocide ».

Dans son introduction, prononcée en anglais, Rivlin a attiré l'attention sur les affrontements actuels dans le nord [d’Israël], disant qu'ils représentaient la lutte d'Israël contre le défi mondial du « terrorisme ».

« Je suis devant vous à un moment de grande tension dans notre région. Mon cœur et mes pensées sont avec mon peuple en Israël. Le terrorisme ne fait pas de distinction de sang. Dans cette guerre, nous tous, toutes les nations unies, tous les pays du monde libre, nous devons former un front uni », a déclaré Rivlin.

Il a livré le fond de son discours en hébreu – « la même langue dans laquelle mes compatriotes juifs ont crié « Shma Yisrael » en marchant vers les chambres à gaz. La langue de mes frères et de mes sœurs dont nous honorons aujourd'hui la mémoire ».

Traduction de l'anglais Collectif VAN - 29 janvier 2015 - 14:15 - www.collectifvan.org


Avshalom Feinberg - Né en 1889, il compte parmi les fondateurs du réseau d'espionnage juif Nili, actif durant la Première Guerre mondiale en Palestine. Il a été assassiné en 1917 par des bédouins du désert du Sinaï. Son lieu d'inhumation n'a été découvert qu'après la Guerre des Six Jours. Avshalom Feinberg avait été profondément marqué par le sort des Arméniens de l’Empire ottoman. Il a évoqué dans un rapport de 150 pages, les massacres de 1915 en Palestine. Il y fait mention de "meurtre de masse".
Avshalom_Feinberg


Lire aussi :

L'ONU appelle à « tirer les leçons » de l'Holocauste

Turquie : les témoins juifs du génocide arménien

Génocide arménien : les témoins du réseau NILI

Israël et la reconnaissance de l’holocauste arménien - I

Israël et la reconnaissance de l’holocauste arménien - II

Israël et la reconnaissance de l’holocauste arménien - III

Le président israélien fait marche arrière sur la reconnaissance du génocide arménien

Knesset : Reconnaître le génocide arménien, un impératif moral pour les Juifs


Lien original: Haaretz :

Rivlin tells UN: Don't falsely accuse Israel of genocide, fight the real thing




Retour à la rubrique


Source/Lien : Armenpress



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org