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RSF - Dans la tête de Ilham Aliev, président d'Azerbaïdjan
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Nos coffres débordent tellement de pétrodollars que nous n’avons plus du tout besoin de donner le change sur la démocratie. Comme les louanges, le silence s’achète. Nos largesses ont raison de bon nombre de critiques autrefois féroces, à l’intérieur du pays comme à l’étranger. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a tenté, en janvier dernier, de faire voter une résolution “sur la situation des droits de l’homme en Azerbaïdjan”. Nous y avons mis les moyens, mais nous sommes parvenus à nos fins : rejetée, la résolution ! Qu’est-ce qu’ils croyaient ? Les affaires sont trop importantes, les sommes en jeu trop énormes." Pour démontrer les intentions profondes des Prédateurs des Droits de l'Homme, Reporters sans frontières se met dans leur tête et présente leurs pensées au style direct, à la première personne. La transcription est librement établie par l’organisation, mais les faits invoqués conformes à la réalité. Le Collectif VAN publie ici le texte de RSF à propos d'Ilham Aliev, président de la République d'Azerbaïdjan.


Photo : Vestnik Kavkaza

Reporters sans frontières

24.03.2015

Dans la tête de* Ilham Aliev, président de la République, Azerbaïdjan

*Pour démontrer les intentions profondes des Prédateurs, Reporters sans frontières se met dans leur tête et présente leurs pensées au style direct, à la première personne. La transcription est librement établie par l’organisation, mais les faits invoqués conformes à la réalité.

“Sous prétexte que Papa m’a laissé l’Azerbaïdjan en héritage, on m’a longtemps pris pour un homme affable et inoffensif. Quelle naïveté ! J’ai la situation en main. Qu’un journaliste essaie de parler de moi, de ma femme ou de mes proches en des termes peu élogieux, je saurai lui faire regretter ses erreurs. Menaces de mort, enlèvements, mes sbires ne reculent devant aucune méthode musclée. Cela ne nous empêche pas d’avoir du tact parfois. Enregistrement de scènes sexuelles, sextapes comme on dit chez vous, rumeurs et campagnes de calomnie : atteindre nos opposants dans leur dignité suffit souvent à ramener le calme.

Directement ou indirectement, je contrôle toutes les chaînes de télévision de mon pays. Nous avons banni la BBC, Radio Free Europe et Voice of America de la FM azerbaïdjanaise depuis 2009. Ils me cherchaient trop de poux dans la tête. Mes hommes harcèlent tant la presse d’opposition qu’elle a été réduite à la portion congrue, juste ce qu’il faut pour prouver à l’extérieur que l’Azerbaïdjan est un Etat démocratique. Encore que la façade démocratique, j’en ai à peu près autant à faire que de ma première chemise. Les démocrates, vous leur tendez la main, ils prennent le bras ! Galvanisée par les “printemps arabes”, la rue a commencé à me faire peur, au printemps 2011. J’ai fait arrêter les principaux blogueurs d’opposition, mais le bruit de fond continue. Dommage, car je prépare la prochaine élection présidentielle en octobre. Et on voudrait que je laisse faire ? Cela ne serait pas digne d’un Aliev.

L’heure n’est plus à la mollesse, que l’on me prêtait lorsque j’ai succédé à Papa, vous vous souvenez ? Le journal d’opposition Azadlig, qui s’entête depuis des années malgré arrestations, enlèvements, passages à tabac et menaces, est au bord de l’asphyxie. Enfin ! Je pousse des lois toujours plus répressives ; c’est facile, en ce moment, il n’y a qu’à copier celles adoptées en Russie. Et si je tolère encore Internet, j’ai demandé aux services de sécurité d’être sur les dents : à la moindre alerte, on bloque ce qu’il faut et on coffre tout le monde.

Nos coffres débordent tellement de pétrodollars que nous n’avons plus du tout besoin de donner le change sur la démocratie. Comme les louanges, le silence s’achète. Nos largesses ont raison de bon nombre de critiques autrefois féroces, à l’intérieur du pays comme à l’étranger.

L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a tenté, en janvier dernier, de faire voter une résolution “sur la situation des droits de l’homme en Azerbaïdjan”. Nous y avons mis les moyens, mais nous sommes parvenus à nos fins : rejetée, la résolution ! Qu’est-ce qu’ils croyaient ? Les affaires sont trop importantes, les sommes en jeu trop énormes. Heureusement que papa m’a appris comment clouer le bec aux voix dissidentes.”


Lire aussi :

Dossier du Collectif VAN : L'Azerbaïdjan, une dictature nationaliste et négationniste



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Source/Lien : Reporters sans frontières



   
 
   
 
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