Aujourd'hui : Samedi, 21 septembre 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Turquie : Le procès de la journaliste Frederike Geerdink
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose ce communiqué de presse publié sur le site de Reporters sans frontières le 8 avril 2015.












Reporters sans frontières

Publié le mercredi 8 avril 2015

« Le procès de Frederike Geerdink n’aurait jamais dû avoir lieu »

Reporters sans frontières (RSF) a fait le déplacement à Diyarbakır (sud-est de la Turquie) pour assister, le 8 avril 2015, à lÂ’ouverture du procès de Frederike Geerdink. Accusée de « faire la propagande du PKK », elle est lÂ’une des première journaliste étrangère à faire lÂ’objet dÂ’un procès en Turquie depuis 1995.

La journaliste néerlandaise Frederike Geerdink est connue comme la seule correspondante occidentale basée à Diyarbakir, où elle vit depuis 2006. Elle est l’auteur d’un livre et de nombreux articles consacrés à la question kurde, notamment sur le site Diken et sur son blog, « Kurdish Matters ». Après la perquisition de son domicile et un interrogatoire de plusieurs heures par la police antiterroriste, le 6 janvier 2015, elle a été inculpée sur la base de l’article 7.2 de la loi antiterroriste (« propagande d’une organisation terroriste »). Un chef d’accusation passible de cinq ans de prison.

Le responsable du bureau Europe de lÂ’Est et Asie centrale de RSF, Johann Bihr, et le représentant de lÂ’organisation en Turquie, Erol Önderoğlu, ont assisté à lÂ’ouverture du procès le 8 avril en compagnie de représentants dÂ’Amnesty International, de la Fédération européenne des journalistes (FEJ), de lÂ’ambassade des Pays-Bas et de nombreux journalistes locaux et internationaux. Au terme de lÂ’audience, le procureur a requis lÂ’acquittement de Frederike Geerdink, notant que ses écrits relevaient du journalisme et ne comportaient pas dÂ’apologie de la violence. En lÂ’absence du juge titulaire, lÂ’annonce du verdict a été repoussée au 13 avril.

« Nous sommes soulagés que le procureur ait requis l’acquittement de Frederike Geerdink, et nous espérons vivement que la cour suivra cette recommandation, déclare Johann Bihr. Ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu : il fait partie intégrante d’une campagne d’intimidation des journalistes étrangers basés en Turquie ».

Des réformes incomplètes

Le « quatrième paquet de réformes judiciaires », adopté en avril 2013 dans le cadre du processus de paix entre le gouvernement et la rébellion kurde du PKK, a commencé à restreindre le champ d’application de la loi antiterroriste en y introduisant la notion d’incitation ou d’apologie de la violence. Une précision attendue depuis très longtemps pour limiter le recours abusif à la législation antiterroriste dans des délits d’opinion.

LÂ’accusation d’« appartenir à une organisation terroriste » reste cependant largement utilisée de façon arbitraire pour réprimer les professionnels des médias critiques des autorités. Une quarantaine de journalistes sont poursuivis sur cette base dans le cadre du procès du présumé « comité des médias du KCK », une organisation affiliée au PKK. Pour avoir critiqué sur Twitter un procureur, la célèbre présentatrice Sedef Kabaş est accusée dÂ’avoir « mis un fonctionnaire public dans la ligne de mire dÂ’une organisation terroriste ». Son procès sÂ’ouvrira bientôt.

« Le procès de Frederike Geerdink illustre à la fois les avancées et les limites des récentes réformes judiciaires : même si le cadre législatif a évolué, la culture judiciaire reste imprégnée de réflexes sécuritaires et paranoïaques. Si elles veulent réellement garantir la liberté de la presse, les autorités doivent réformer jusquÂ’au bout la loi antiterroriste et sÂ’assurer quÂ’elle est interprétée de façon restreinte », ajoute Erol Önderoğlu.

RSF est à Diyarbakır du 7 au 9 avril dans le cadre dÂ’une mission dÂ’enquête sur les répercussions de la question kurde sur la liberté de la presse.


Lire aussi :

Turquie : une journaliste néerlandaise sera jugée pour apologie du terrorisme

Turquie: liberté de la presse étrangère sous caution

Moi, Hidayet Karaca, journaliste en prison dans la Turquie d'Erdogan





Retour à la rubrique


Source/Lien : Reporters sans frontières



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org