Aujourd'hui : Mardi, 2 juin 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
En Turquie, une violence souvent politisée
Publié le :

LE MONDE | 22.03.07 | 16h28 • Mis à jour le 22.03.07 | 16h28

ISTANBUL CORRESPONDANCE

Comme dans la plupart des grands pays de football, la violence est enracinée dans les stades turcs. Mais elle a récemment pris une tournure plus politique, et les slogans racistes et les bannières ultranationalistes ont fleuri dans les tribunes. Une semaine après le meurtre, le 19 janvier, du journaliste d'origine arménienne Hrant Dink, et le slogan "Nous sommes tous arméniens" lancé à ses funérailles, des milliers de supporteurs nationalistes ont brandi à Trabzon, la ville du meurtrier présumé située sur la mer Noire, des banderoles "Nous sommes tous turcs, nous sommes tous Mustafa Kemal".

La semaine suivante, au stade d'Afyon (centre), des spectateurs dans un virage criaient "Nous sommes tous des Ogün Samast", le nom du jeune tueur présumé. Ailleurs on reprenait en le modifiant un chant classique du football "Qui ne saute pas est arménien".

La Fédération turque de football a été priée de faire le ménage par le ministre d'Etat chargé des sports, Mehmet Ali Sahin, pour lequel "ces affiches et ces slogans sont contraires à l'esprit du sport". Elle a infligé une lourde amende (environ 19 500 euros) au club de Trabzon pour les banderoles racistes. Désormais, la fédération promet de punir sévèrement toute "insulte à caractère xénophobe à l'encontre des Arméniens, des Kurdes, des Tziganes et des Turcs".

Mais dans les stades du pays, la revendication de positions politiques, nationalistes ou non, est devenue très courante. Certains groupes de supporteurs, tels que le Çarsi de Besiktas, en ont fait une spécialité. Réputés à gauche, tendance anarchiste, les ultras de l'équipe dirigée par Jean Tigana manifestent à chaque rencontre contre la guerre en Irak ou pour l'augmentation des salaires.

Après ces poussées de fièvre, la situation est redevenue plus calme. Fin février, tous les clubs de supporteurs turcs s'étaient donné rendez-vous à Sakarya (nord-ouest). Une fois n'est pas coutume, c'était pour un défilé pacifique. Encadrés par d'importantes forces de police mais sans incidents, les fans ont marché tous ensemble et appelé à la fin des violences autour des stades de Turquie.

Guillaume Perrier
Article paru dans l'édition du 23.03.07.






Retour à la rubrique


Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org