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Turquie: L’avenir d’Akdamar tient au fil du mot 'peut-être'
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose un article paru dans le Turkish Daily News, le Samedi, 31 mars 2007, à propos de l'inauguration très controversée de l'église arménienne d'Aghtamar sur l'île de Van dans l'Est de la Turquie.




Samedi 31 mars 2007

VERCIHAN ZIFLOGLU
VAN - Turkish Daily News

L’intention derrière l’inauguration de l’église historique arménienne de la Sainte-Croix sur l’île d’Akdamar, près de Van en Anatolie orientale, est un exercice pour montrer l’effort de bonne volonté de la Turquie envers les Arméniens, en dépit de nombreux problèmes politiques, déclare le ministre de la Culture et du Tourisme, Atilla Koç.

Les déclarations de Koç au Turkish Daily News font partie d’une vaste série d’interviews effectuées à bord de son charter, tandis que lui et son entourage revenaient jeudi, de la cérémonie qui avait rassemblé Turcs et Arméniens lors d’une réunion rare et inhabituelle.

La presse en a longuement parlé cette semaine, mais la restauration et l’ouverture de l’église “Surp Khaç” a laissé de nombreuses questions sans réponses. Sera-t-il permis un jour que sa croix restaurée soit apposée sur son dôme ? Pourra-t-elle retrouver sa fonction d’église, même pour un seul service religieux annuel ? La célébration aurait-elle bénéficié de l’invitation du célèbre compositeur turco-arménien mondialement connu, Sirvart Karamanukyan à y présenter son opéra “Ah Tamar” ?

Peut-être, dit Koç, admettant que le projet reste un work-in-progress et que l’événement aurait pu être amélioré, et, peut-être qu’une issue pourrait être trouvée pour que l’église soit de nouveau consacrée.

“J’ai beaucoup d’amis Arméniens et Grecs, de l’époque de ma scolarité et je suis proche de la culture,” dit Koç.
“Nous n’avons aucun problème avec les Arméniens de Turquie, mais avec les Arméniens de la diaspora.”

L’utilisation fréquente du mot “peut-être” par Koç reflète la politique déloyale qui entoure la restauration de l’église historique, au moment où le Congrès américain, et d’autres, font pression sur la Turquie pour qu’elle reconnaisse comme “génocide” les morts et les déportations de presque toute la communauté Arménienne de l’Anatolie ottomane. Que l’inauguration suive de deux mois l’assassinat du journaliste turco-arménien Hrant Dink, un meurtre autour duquel de nombreuses de questions ne sont pas résolues, n’a fait qu’ajouter à la tension ambiante.

Une petite manifestation des nationalistes de Van a précédé la cérémonie. Tout le monde a fait comme si elle n’avait pas eu lieu. Quelques officiels turcs ont semblé être affligés du fait que les dignitaires d’Arménie, pays avec lequel la Turquie n’entretient pas de relations diplomatiques, soient entrés dans l’Église avec de petits drapeaux arméniens. Il y a eu quelques regards curieux, lorsque certains invités arméniens se sont signés à la fin de la cérémonie, et ont placé des douzaines de bougies d’Arménie dans différentes parties de l’Église, et ont allumé de l’encens. Et, lorsque le gouverneur régional a fait son allocution, cela n’a échappé à personne que cette allocution ne contenait pas un seul mot de bienvenue à l’intention ni du ministre arménien de la Culture, Gagik Gürciyan ni au Patriarche Arménien de Turquie Mesrop Mutafyan. Et, le fait que l’on n’ait pas demandé à un seul des Arméniens de la délégation de prononcer quelques mots lors de la cérémonie, est un silence qui a résonné aux oreilles de tous.

Mais, s’il y a eu quelques moments gênants, Koç a clairement montré qu’il faisait de son mieux pour mettre en valeur les diverses traditions et héritages culturels de la Turquie, et pour conserver le sacré, bien séparé de la politique.

“Nous protègerons notre richesse culturelle, quelle que soit la religion à laquelle elle appartient,” a-t-il dit.

Il a fait remarqué que la Turquie dépense et avait dépensé de vastes sommes à la restauration, alors que des restaurations équivalentes de mosquées ou autres sites musulmans en Grèce étaient au point mort. Il a fait remarqué que la Turquie avait travaillé avec succès à la préservation des prétendues ruines d’Ani, un site arménien historique situé près de Kars, en dépit de la dynamite utilisée dans la carrière de pierre de l’autre côté de la frontière, en Arménie, utilisation qui menace leur stabilité.

Koç a tout particulièrement défendu son ministère qui a entrepris des travaux sur 806 théâtres antiques et sites archéologiques, incluant de nombreuses ruines d’origine Arménienne ou Grecque.

“Toutes les religions et les sites religieux sont importants pour moi,” a dit Koç.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 2007 - www.collectifvan.org



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Source/Lien : Turkish Daily News



   
 
   
 
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