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Collectif VAN : l'éphéméride du 14 juillet
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - La rubrique Ephéméride est à retrouver quotidiennement sur le site du Collectif VAN. Elle recense la liste d'événements survenus à une date donnée, à différentes époques de l'Histoire, sur les thématiques que l'association suit au quotidien. L'éphéméride du Collectif VAN repose sur des informations en ligne sur de nombreux sites (les sources sont spécifiées sous chaque entrée). Vous pouvez retrouver tous les éphémérides du Collectif VAN dans la Rubrique Actions VAN, en cliquant sur ces liens:


Les éphémérides du Collectif VAN (1ère partie)

Les éphémérides du Collectif VAN (2ème partie)


Légende photo : 14 juillet 1915 -- Empire ottoman:
L'auteur de la lettre était Khatchik Gavanossian originaire d'Ordu. La lettre était adressée à son épouse bien-aimée, Onori Tchenkerian-Gavanossian (1894-1951). Khatchik Gavanossian, se rendant compte de la mort imminente de ses compagnons de fortune, réussit à envoyer une lettre d'adieu à sa femme avec un amour et une affection sans bornes. La lettre de quatre pages et écrite d’un bout à l’autre du papier est parvenue à la destinataire, mais elle n'a plus revu son mari. Selon des informations fiables de Mme Onori, Khatchik Gavanossian aurait été tué par les Turcs le 15 juillet 1915 avec les autres hommes d’Ordu, dans une forêt près du village Messoutié. Après la mort tragique de son mari, Mme Onori avait mis au monde leur fille, Marie Gavanossian, en janvier 1916. Mme Onori ne s’est plus mariée, jusqu'en 1922 elle a vécu à Ordu, puis elle s’est déplacée au Caire, et est décédée en 1951, à l'âge de 57 ans. Khatchik Gavanossian est né en 1887 à Ordu, il a étudié profondément la géométrie, aimait écrire des vers et réciter. En 1915 dans le premier groupe d’hommes arméniens déportés forcément d’Ordu était aussi Khatchik Gavanossian. Deux mois plus tard, sa femme a appris le meurtre de son mari.

Photo : Les 1ère et 2e pages de la lettre de Khatchik Gavanossian, 14 juillet, 1915
Exposée au Musée de Génocide des Arméniens



Ça s'est passé un 14 juillet (les événements sont classés du plus ancien au plus récent) :


14 juillet 1683 -- 113 juifs sont tués quand la population chrétienne de la petite ville d'Ungarisch­Brod (Bohême) attaque la modeste communauté de la ville. L'armée autrichienne, qui y a pris position contre les Turcs, n'intervient pas.
Israelvivra.com

14 juillet 1683 -- France/Fête nationale française : La fête nationale française, également appelée 14 Juillet, est la fête nationale de la République française. C'est un jour férié en France. Elle a été instituée par la loi Raspail du 6 juillet 1880, pour commémorer la prise de la Bastille du 14 juillet 1789, symbole de la fin de la monarchie absolue, ainsi que la Fête de la Fédération de 1790, symbole de l'union de la Nation. La loi ne mentionne pas quel est l'évènement commémoré : « La République adopte le 14 Juillet comme jour de fête nationale annuelle ».
Wikipedia

14 juillet 1889 -- Empire ottoman: Naissance du Comité Union et Progrès - Le mouvement jeune-turc est né le 14 juillet 1889, jour du centenaire de la prise de la Bastille au sein de l'École de médecine militaire d'Istanbul. Se référant à la société des Jeunes-Ottomans, le mouvement est inspiré de la charbonnerie française, les étudiants y réclament le rétablissement de la Constitution ottomane de 1876 supprimée par le sultan AbdülHamid II en 1878. Au début, les Jeunes-Turcs se recrutent principalement dans les écoles supérieures militaires qui sont les premières à dispenser un enseignement occidental, puis gagneront le soutien des hauts-fonctionnaires, des oulémas, et des cheikhs. Les formalités d'admission étaient inspirées du rituel maçonnique : le candidat qui avait les yeux bandés, était reçu par trois individus masqués et portant une pèlerine, puis devait prêter serment en posant la main successivement sur le Coran et sur une épée. Il jurait d'assurer un meilleur avenir au pays, en obéissant aveuglément à tous les ordres venant de l'association. Au cours des années 1895-97, le mouvement s'étend à l'ensemble de l'Empire ottoman, mais aussi à l'étranger auprès des cercles d'exilés, comme à Paris où Ahmed Riza, fervent adepte du positivisme d'Auguste Comte, fait figure de chef. Le premier congrès des Jeunes-Turcs se tient à Paris en février 1902 et rassemble une cinquantaine d'opposants divisés en deux factions, occidentaliste et turquiste. Les Jeunes-Turcs sont particulièrement actifs en Macédoine, où, en 1907, le comité de Salonique — la Société ottomane pour la liberté — fusionne avec celui de Paris pour former le Comité Union et Progrès (CUP). Le parti compte alors trois grands courants idéologiques, l'un occidentaliste et libéral, favorable à un État décentralisé (c'est le cas notamment des militants arméniens du parti Dachnak) et proposait des réformes radicales dans le pays en délaissant l'islam. L'autre de tendance islamique, proche historiquement du courant des Jeunes-Ottomans, proposait de moderniser l'Empire en respectant la culture et les valeurs islamiques, il s'agissait alors de reprendre le savoir technique de l'Occident, en délaissant le savoir moral. Enfin, la tendance turquiste, nationaliste, emmené par Ahmed Riza, défendait un centralisme autoritaire chargé de maintenir l'intégrité territoriale de l'Empire. Néanmoins, les trois grands courants étaient unanimes dans les critiques faites au Sultan, notamment son incapacité à résister aux pressions étrangères, ainsi que son autoritarisme et sa brutalité. Enfin, ils s'accordent tous sur la nécessité de rétablir la Constitution, et décident de s'appuyer sur l'armée pour y parvenir. Le mouvement était principalement constitué de Turcs mais s'allia à des partis nationalistes réformistes d'autres peuples ottomans comme les Arméniens, puis se retourna contre eux pour promouvoir l'avènement d'un État turc homogène d'un point de vue ethnique et religieux, dont la traduction concrète fut la déportation et l'extermination des Arméniens en 1915. Il dirigea à plusieurs reprises le gouvernement de l'Empire ottoman entre 1908 et la fin de la Première Guerre mondiale en 1918.
Wikipedia

8 au 14 juillet 1915 -- Empire ottoman: le Corps expéditionnaire d'Halil [Kut] arrive dans la plaine de Mouch et prend le contrôle de toutes les voies de communication. Les 103 localités arméniennes, abritant environ 75 000 âmes, sont systématiquement encerclées par les çete qui raflent d'abord les hommes, attachés par dix à quinze, escortés hors du village et exécutés dans un verger ou un champ proche. Femmes et enfants sont enfermés dans des granges aspergées de kérosène et brûlés vifs. 20 000 personnes parviennent à fuir vers les monts du Sassoun.
*** (Kévorkian, 2006 :422-423).
Mass Violence - par Raymond Kévorkian

14 juillet 1915 -- Empire ottoman: L'auteur de la lettre était Khatchik Gavanossian originaire d'Ordu. La lettre était adressée à son épouse bien-aimée, Onori Tchenkerian-Gavanossian (1894-1951). Khatchik Gavanossian, se rendant compte de la mort imminente de ses compagnons de fortune, réussit à envoyer une lettre d'adieu à sa femme avec un amour et une affection sans bornes. La lettre de quatre pages et écrite d’un bout à l’autre du papier est parvenue à la destinataire, mais elle n'a plus revu son mari. Selon des informations fiables de Mme Onori, Khatchik Gavanossian aurait été tué par les Turcs le 15 juillet 1915 avec les autres hommes d’Ordu, dans une forêt près du village Messoutié. Après la mort tragique de son mari, Mme Onori avait mis au monde leur fille, Marie Gavanossian, en janvier 1916. Mme Onori ne s’est plus mariée, jusqu'en 1922 elle a vécu à Ordu, puis elle s’est déplacée au Caire, et est décédée en 1951, à l'âge de 57 ans. Khatchik Gavanossian est né en 1887 à Ordu, il a étudié profondément la géométrie, aimait écrire des vers et réciter. En 1915 dans le premier groupe d’hommes arméniens déportés forcément d’Ordu était aussi Khatchik Gavanossian. Deux mois plus tard, sa femme a appris le meurtre de son mari.
« À Onori inoubliable
Autour de moi tout est en deuil, les idées sont confondues dans ma tête, mes yeux sont secs, mon cœur est devenu un océan d’émotions et de maux, mon âme pleure et pleurera jusqu’au dernier souffle.
Ma mère, ma mère malheureuse est morte, et de quelle mort elle est morte… Le matricide a commis un péché ; que Dieu me maudisse, j’ai été la raison de sa mort, tu as souffert longtemps, maman, tu m’as fait grandir, m’as nourri et maintenant avec de la souffrance, du chagrin tu es morte… je vais m’affoler, quel désastre a attaqué le monde… mon malheur est infini, sa profondeur n’est par mesurable.
Dans l’immensité de ma douleur j’ai seulement toi comme consolation ; ce n’est que ton amour qui me donne de l’espoir et du courage à vivre… . Je pense que je t’ai écrit 4 lettres, mais tu n’as répondu à aucune ; est-ce que toi aussi, tu t’es détournée de moi ; si toi aussi tu m’as haï, il ne reste à moi qu’en pleurant, vagabondant, les mains pliées sur la poitrine, suivre les déportés misérables et mettre fin à ma vie ; tu m’as haï, que faire, mais je t’aime et t’aimerai, t’adorerai jusqu’au dernier souffle ; regarde dans mes yeux, mon âme, et tu verras les rayons de mon amour briller ; pourquoi es-tu silencieuse, as-tu baissé tes yeux et même ne veux-tu pas me regarder ?
Mon malheur est grand,
Il n’y a ni moyen, ni force,
Comme le monde est mauvais,
Il n’y a pas d’ami cordial.
Je suis en délires, je ne crois pas que tu m’aies quitté, tu m’aimes et tu m’aimeras toujours, peut-être tu n’as pas pu bouger le stylo à cause des peines, peut-être tu étais malade, sois consolé, mon âme, car c’est seulement pour toi que j’ai envie de vivre ; je n’ai que toi dans ce monde, chante et souviens-toi de moi parfois :
J’ai aimé, on a enlevé ma bien-aimée
On m’a causé de la peine et on l’a emmenée
Que le monde est injuste
On m’a arraché le cœur et on l’a emporté
Dans les montagnes
Ma bien-aimée s’est retirée, blessée,
Elle n’était ni caille, ni perdrix,
Elle s’est envolée de mes mains.
Souviens-toi de moi, aies pitié de moi, car je suis né malheureux, j’ai été orphelin et je mourrai misérable, aies pitié de moi, car à peine étais-je entré dans le jardin de la vie, à peine avais-je tendu les mains pour cueillir des fleurs et m’enivrer de leur odeur ; le grand malheur est venu détruire mes rêves heureux et a fait un désert de ce jardin. » … « sans toi il n’y a pas de bonheur pour moi, j’ai été malheureux, je t’ai rendue malheureuse aussi, pardonne moi si pendant notre vie conjugale je t’ai attristée ; mais ne sais-tu pas que l’amour est pur, et entre deux cœurs aimants la rancune n’a pas de place.
Peut-être c’est la dernière lettre que je vous écris, je dis la dernière car néanmoins je n'aurai pas d'occasion de prendre le stylo, vous devez comprendre de mes télégrammes si je suis en vie ou je suis mort ; si le télégramme est retardé de 15 jours, supposez immédiatement que je suis mort ; alors pleure ma mort, parce que dans ces lieux étrangers on ne sait pas ce vagabond dans quelle gorge ou bien dans quelle montagne va rendre l’âme ; en ce temps-là il n’y aura personne qui me retrouve.
Garde cette lettre sur ton cœur comme un souvenir de moi, comme mon fantôme et chante :
Oh, cheval d’amour, dis-moi
Où tu as laissé ma bien-aimée
Dans quelle gorge, sous quelle pierre,
Tu as laissé seule ma bien-aimée ?
Ayant fini ma lettre, à peine m’étais-je endormi, j’ai rêvé une lanterne dans mes mains, elle est tombée et s’est éteinte ; la lumière est un espoir, toi, tu es mon espoir ; est-ce qu’un malheur t’est arrivé ; si vraiment tu m’aimes, prends soin de toi, si tu es morte, moi aussi je mourrai.
Je veux bien écrire, ouvrir mon cœur auprès toi, mais cela devient impossible, je ne peux pas exprimer l’infini en moi.
Demain nous allons partir, adieu.
Messoutié,
14 juillet 1915 »

LETTRE DE L’EXODE : LES OBJETS EXPOSÉS DE MUSÉE RACONTENT

14 juillet 1919 -- 3 juifs sont tués dans le village de Davidka (Volhynie, Russie) par les unités de Sokolovski, un allié de l'Armée nationale ukrainienne de Simon Petlioura, et les paysans des environs.
Israelvivra.com

14 juillet 1933-- Les « indésirables » peuvent perdre la nationalité allemande.
Loi enlevant la citoyenneté allemande aux réfugiés juifs d'Europe de l'est.
Compagnienomades.free.fr
Chronologie de l'Holocauste (1939-1945)

14 juillet 1941 -- 2 300 juifs sont tués par les nazis et la police auxiliaire lettone à Riga (R.S.S. de Lettonie).
Israelvivra.com

14 juillet 1942 -- Plusieurs milliers de juifs, adultes et enfants, de Smolensk (R.S.S. de Biélorussie), sont assassinés par les SS dans des camions à gaz dans la forêt entre Passovo et Mogalenchtchina.

998 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) au camp de concentration de Theresienstadt.

Un convoi de 1 000 hommes, femmes et enfants juifs quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de Minsk. 10 kilomètres avant l'arrivée, les juifs doivent descendre du train. Des camions les conduisent dans une forêt voisine, où ils sont fusillés par les SS. Les cadavres sont enterrés dans des fosses communes. 35 hommes robustes sont sélectionnés pour le travail forcé. Seuls 2 d'entre eux survivront et rejoindront les partisans.

5 000 juifs sont massacrés à Rovno (R.S.S. d'Ukraine) au cours d'une Aktion de deux jours exécutée par les SS avec l'aide d'auxiliaires ukrainiens locaux.
Israelvivra.com

14 juillet 1944 -- A Reval (Tallin, R.S.S. d'Estonie), 60 juifs, qui travaillaient à la réfection d'un terrain d'atterrissage, sont conduits dans une forêt voisine et fusillés.
Israelvivra.com

14 juillet 2005 -- Le génocide des Arméniens a été reconnu par le Venezuela.
Wikipedia


14 juillet 2016 -- France/Attentat du 14 juillet 2016 à Nice : est une attaque terroriste islamiste au camion-bélier, qui s'est déroulée à Nice (Alpes-Maritimes, France) dans la soirée du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais. Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien domicilié à Nice, conduit un camion poids lourd sur la promenade sur près de deux kilomètres, prenant pour cible une foule de civils, à l'issue du feu d'artifice donné pour la fête nationale. L'attaque cause la mort de 86 personnes, fait 458 blessés2 et prend fin quand le terroriste est abattu par la police. L'attentat est revendiqué le 16 juillet par l'organisation terroriste État islamique (dite « Daech »).
Wikipedia : Attentat du 14 juillet 2016 à Nice




Compilation réalisée par le site www.collectifvan.org



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