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Génocide arménien : Ankara ou la fausse main tendue
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Le Collectif VAN vous propose la traduction d'un article paru en anglais sur Today's Zaman le 14 avril 2007. La Turquie s'enfonce dans son déni du génocide arménien perpétré en 1915 tout en s'attribuant le beau rôle de "la main tendue" pour obliger l'Arménie à accepter une commission conjointe d'historiens. Tout n'est que mensonge et tactique : cette main tendue trempe dans le négationnisme le plus dur. Le 14 mars 2007 le journaliste nationaliste turc Mehmet Ali Birand lui-même, avait dénoncé le refus de Yusuf Halaçoglu, Directeur de l’Institut turc d’Histoire, d’ouvrir les archives turques à la recherche scientifique, comme pourtant cela avait été annoncé à l’historien arménien Ara Sarafian, quelques jours auparavant : « Personne ne croira jamais plus la Turquie si elle propose d’ouvrir les archives et de partager tous les documents pour que les historiens puissent discuter de ce sujet » (voir les liens en fin d'article).

Il est de plus révélateur que la seule porte de sortie "honorable" qu'Ankara arrive à imaginer pour résoudre "son" problème du génocide arménien, est le recours à une Commission d'historiens, proposition qui, concernant la Shoah, avait valu à Bruno Gollnisch (FN) d'être poursuivi en France pour négationnisme...

Nous avons laissé les termes originaux de l'article qui est parsemé d'expressions estampillées "politiquement correctes" en Turquie, telles que "prétendu génocide arménien" et "allégations de génocide"...



Ankara veut retenter une action diplomatique avec l’Arménie

De: Lale Saryibrahimoglu
Today's Zaman - le 14 avril 2007

La Turquie, depuis longtemps sous pression internationale pour reconnaître le prétendu génocide arménien qui aurait été commis par les Turcs ottomans lors de la Première Guerre mondiale, est prête à prendre une initiative diplomatique dans les prochains jours ou les prochaines semaines, pour obliger certains pays influents comme les USA, la Grande-Bretagne et la Russie, à prendre des mesures concrètes pour permettre à l’Arménie d’accepter une proposition turque avancée il y a presque deux ans, visant à établir une commission conjointe d’historiens, qui enquêterait en profondeur sur les allégations de génocide.
Cette possible initiative de la Turquie arrive au moment où l’Allemagne, qui préside l’Union européenne, aurait préparé une ébauche de résolution qui pénaliserait ceux qui dans les pays européens décrivent le génocide arménien comme une simple déportation, ainsi que, de l’autre côté de l’Atlantique, la possibilité qu’une résolution sur le génocide arménien soit adoptée par le Congrès américain aux mains des Démocrates. Les diplomates turcs ont affirmé que l’adoption d’une telle résolution par le Congrès américain, avait beaucoup moins de chances de passer à présent que les Démocrates étaient devenus sensibles au fait qu’une telle résolution pourrait endommager les relations Turquie-USA. La Turquie coopère étroitement avec son allié de l’OTAN, les USA, dans la guerre contre la terreur, surtout en Afghanistan, mais également en Irak, puisque les USA utilisent la base aérienne d’Yncirlik dans le sud de la Turquie, comme base de transport pour son matériel non mortel. Pour ce qui est des besoins américains en pétrole, ils ont également été largement acheminés via la Turquie.
Presque 19 pays dans le monde, de l’Uruguay à l’Arménie, ont déjà reconnu le prétendu génocide arménien qu’ils pensent que les Turcs ottomans ont commis, tandis qu’une majorité d’Etats américains reconnaissent les allégations de génocide. La possible initiative diplomatique de la Turquie visant à assurer cette opportune commission conjointe avec l’Arménie s’inscrit dans ce contexte.
Le Premier ministre Erdogan a déclaré en 2005 que les archives turques sans exception seraient ouvertes tant aux historiens de Turquie que d’Arménie, ainsi qu’aux chercheurs, pour déterminer si la tuerie des Arméniens pendant la Première Guerre mondiale pouvait être décrite comme un génocide. Son offre, de mettre sur pied une commission conjointe d’historiens, n’a pas reçu de réponse positive de la part de l’Arménie, prétendument, en raison de la forte influence de la ligne dure de la diaspora arménienne.
Une source gouvernementale turque a déclaré à Today's Zaman qu’il avait été difficile de comprendre pourquoi les États influents du monde n’avaient rien fait pour convaincre l’Arménie d’accepter la commission conjointe qui pourrait également être ouverte aux historiens de pays tiers. Derrière cette indifférence se cache peut-être le souci que des preuves réelles et concrètes, qui soutiendraient les allégations de génocide, ne puissent être découvertes, indique cette même source.
Donc, à présent, Ankara concentre ses efforts sur cette initiative, à propos de laquelle les sources gouvernementales ont refusé de donner des détails à ce stade, et qui vise à obliger les pays influents à convaincre l’Arménie d’accepter la mise en place de cette commission conjointe.
Le ministre turc des Affaires étrangères et adjoint du Premier ministre, Abdullah Gül, a également récemment insisté sur cette commission jointe, dans un article publié par le Washington Times le 28 mars.
Gül indique dans son article: "Eu égard aux allégations arméniennes décrivant la tragédie subie (par eux) comme étant un génocide, la question, d’un point de vue juridique international, est de savoir si le gouvernement ottoman a systématiquement perpétré un acte politique d’État pour les détruire totalement ou en partie. La réponse à cette question ne pourra être établie que par des chercheurs qui ont la capacité à juger cette période objectivement, et qui travailleront avec une large gamme de sources d’informations accessibles et de première main. C’est pourquoi la Turquie a fait une proposition à l’Arménie en 2005, d’établir une commission conjointe d’historiens pour trouver une fois pour toutes ce qu’il s’est réellement passé, et comment cela s’est passé."
Porter cette affaire devant un tribunal est pour le moment improbable. En dépit d’attentes plus anciennes, qu’Ankara ouvre sa frontière avec son voisin du nord-ouest, l’Arménie, ou décide de porter cette affaire devant la Cour internationale de Justice (ICJ), ni l’une ni l’autre ne semble être une priorité pour le moment pour Ankara, l’accent étant mis sur la commission conjointe d’historiens.
Des sources gouvernementales ont déclaré à Today's Zaman que les experts juridiques turcs étaient en train d’étudier l’aspect légal de ces questions, ainsi que la décision prise en février par la Cour Internationale de Justice concernant la Serbie. La Cour a examiné le cas présenté par la Bosnie et l’Herzégovine contre la Serbie, et sa décision controversée rendue en date du 26 février de cette année, déchargeait la Serbie de crime de génocide en Bosnie, tout en reconnaissant la tuerie serbe des Bosniaques, à Srebrenica en particulier en 1995, lorsque plus de 7000 Bosniaques musulmans hommes et jeunes garçons furent massacrés. Donc, les experts juridiques turcs ont également examiné certains faits, entre autres, si la décision de la CIJ relative à la Serbie pourrait aider la Turquie à se décharger des allégations de génocide arménien.

©Traduction C.Gardon pour le Collectif VAN 2007 - www.collectifvan.org

Génocide arménien : « Personne ne croira jamais plus la Turquie si elle propose d’ouvrir les archives »

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Source/Lien : Today's Zaman



   
 
   
 
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