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Les Arméno-américains face à Trump, la Turquie et l'Azerbaïdjan
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Depuis les élections du 8 novembre, il y a eu des spéculations sans fin de la part de pseudo-analystes arméniens concernant les relations d’affaires du président élu avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, concluant à tort qu’il prendra le parti des ennemis de l’Arménie. Étant donné que Trump n’a fait aucun commentaire sur les questions arméniennes, personne ne sait vraiment quelle sera sa position… (...) Bien que les relations des Arméno-américains avec le président élu soient pratiquement inexistantes, la communauté a heureusement cultivé d’excellentes relations avec de nombreux membres réélus du Congrès, tant démocrates que républicains, qui peuvent adopter des projets de loi et faire passer des résolutions sur des questions d’importance pour l’Arménie et les Arméniens." Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 17 novembre 2016.


Les Arméniens doivent atteindre Trump par le biais de leurs amis républicains au Congrès

De Harut Sassounian
The California Courier
www.TheCaliforniaCourier.com
Éditorial du 17 novembre 2016

La campagne présidentielle américaine sans précédent s’est terminée par la victoire inattendue de Donald Trump !

Depuis les élections du 8 novembre, il y a eu des spéculations sans fin de la part de pseudo-analystes arméniens concernant les relations d’affaires du président élu avec l’Azerbaïdjan et la Turquie, concluant à tort qu’il prendra le parti des ennemis de l’Arménie. Étant donné que Trump n’a fait aucun commentaire sur les questions arméniennes, personne ne sait vraiment quelle sera sa position…

Au-delà des promesses de campagne de Trump de « nettoyer le marais à Washington » et « de rendre à l’Amérique sa grandeur », personne ne peut prédire ce qu’il fera sur les fronts de la politique intérieure et extérieure. De plus, rien ne garantit qu’il s’en tienne aux positions qu’il a adoptées pendant la campagne. Ces derniers mois, et plus particulièrement depuis l’élection, Trump a modéré ses opinions sur un certain nombre de questions importantes, tel qu’interdire aux musulmans d’entrer aux États-Unis, construire un mur le long de la frontière mexicaine, expulser 11 millions d’étrangers en situation irrégulière et annuler l’Obamacare. Comme l’a expliqué le président Obama lors de sa conférence de presse du 14 novembre, Trump est un pragmatique et pas un idéologue aux idées arrêtées.

Par conséquent, au lieu de spéculer sur ce que Trump pourra faire quand il sera en poste, suivons plutôt le sage conseil d’Hillary Clinton de garder « un esprit ouvert » et de laisser à Trump « la chance de diriger le pays ! »

Étant donné que le président élu n’a pas pris de position concrète sur les questions arméniennes, il est temps pour les Arméno-américains de demander aux membres républicains du Congrès qui leur sont favorables, de transmettre à Trump et à son équipe les préoccupations vitales de la communauté. Il sera bien plus difficile d’établir ces contacts une fois que le président aura pris ses fonctions en janvier et donné ses instructions au nouveau Cabinet. Entre-temps, les officiels turcs et azéris s’affairent pour établir des contacts avec l’équipe de transition de Trump et le Congrès, par le biais des puissants groupes de pression à Washington ! En outre, si de nombreux chefs d’État, y compris ceux de l’Arménie et de l’Azerbaïdjan, ont envoyé des messages de félicitations au président élu, le président turc Erdogan a téléphoné personnellement à Trump, lui préconisant de resserrer les liens entre leurs deux pays.

Il y a déjà certains signes indiquant que deux des plus proches assistants de Trump, qui seront peut-être nommés aux plus hauts postes de la nouvelle administration, sont des turcophiles enragés :

1) L’ancien président de la Chambre, Newt Gingrich, a maintes fois exprimé son admiration pour Kemal Atatürk, le père de la Turquie moderne, qu’il considère comme un héros.

2) Le lieutenant général à la retraite Michael Flynn a écrit la semaine dernière un article dans The Hill, appelant le gouvernement américain à « ajuster notre politique extérieure pour considérer la Turquie comme une priorité. Nous avons besoin de voir le monde selon la perspective de la Turquie. »

Bien que les relations des Arméno-américains avec le président élu soient pratiquement inexistantes, la communauté a heureusement cultivé d’excellentes relations avec de nombreux membres réélus du Congrès, tant démocrates que républicains, qui peuvent adopter des projets de loi et faire passer des résolutions sur des questions d’importance pour l’Arménie et les Arméniens.

Plus de 90% des candidats au Congrès qui ont reçu l'approbation du Comité national arménien d'Amérique (ANCA) ont été élus le 8 novembre. À la Chambre des Représentants, 117 des 122 candidats soutenus par l’ANCA ont gagné leur élection, y compris les députées Jackie Speier et Anna Eshoo, des démocrates arméniennes de Californie. Malheureusement, le député Robert Dold (républicain-Illinois), coprésident du groupe parlementaire sur l’Arménie, n’a pas été réélu et le candidat Danny Tarkanian (républicain-Nevada) a perdu sa réélection à la Chambre.

Au Sénat américain, 7 des 11 candidats soutenus par l’ANCA ont gagné leur élection le 8 novembre. Le membre du groupe parlementaire sur l’Arménie, Chris Van Hollen (démocrate-Maryland), a été élu au Sénat après avoir battu la députée membre du groupe parlementaire sur la Turquie, Donna Edwards, dans les primaires du Maryland. Malheureusement, le sénateur Mark Kirk (républicain-Illinois), un ardent défenseur des questions arméniennes, n’a pas été réélu.

De façon significative, bien que onze membres du groupe parlementaire sur l’Arménie ne soient pas revenus à la Chambre - qu'ils aient perdu l'élection, pris leur retraite, démissionné ou recherché un autre poste - le groupe parlementaire sur la Turquie a subi une plus grande perte, 19 de ses membres n’étant pas de retour à la Chambre, y compris le coprésident Ed Whitfield (républicain-Kentucky) qui a démissionné au début de l’année suite à une enquête d’ordre éthique.

Le succès électoral substantiel des députés amis de la communauté arménienne est de bon augure pour la prise en compte des questions arméniennes au sein du nouveau Congrès. Étant donné que le parti républicain contrôlera les deux Chambres du Congrès ainsi que la Maison Blanche, il appartient aux Arméniens républicains de rallier davantage de membres du parti de la majorité, tandis que les Arméniens démocrates peuvent consolider les liens établis de longue date avec le parti minoritaire. Après tout, la cause arménienne, en tant que question non-partisane, devrait être soutenue par les deux partis !

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 17 novembre 2016 – www.collectifvan.org




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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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