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L’assassinat de Hrant Dink: les menaces ouvertes des ultra nationalistes contre la démocratie et ses défenseurs
Publié le :

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org



RESOLUTION URGENTE

UN EVENEMENT TRAGIQUE QUI REVELE LES PROBLEMES CACHES
LIES AU TRAITEMENT DES MINORITES EN TURQUIE


Nous, organisations des droits de l’Homme, réunies pour le 36ème Congrès de la FIDH,

Rappelons que Hrant Dink, journaliste turc d’origine arménienne, rédacteur en chef du journal bilingue «Agos» a été assassiné le 19 janvier 2007 devant son bureau. Hrant Dink était en première ligne du mouvement en faveur des réformes démocratiques en Turquie, défenseur de l’accession de la Turquie à l’Union européenne, et il incarnait le dialogue entre Turcs et Arméniens;

Bien que des réformes législatives soient intervenues depuis 1999, le pays connaît de graves régressions dans le domaine des droits de l’Homme, en particulier s’agissant des libertés d’opinion et d’expression et du droit fondamental à la vie;

Constatons que le nationalisme radical – qui est ancien - visant particulièrement les minorités nationales, mais également les intellectuels et les démocrates qui demandent publiquement de mettre un terme aux tabous de la société turque, que sont la reconnaissance du génocide arménien ou la solution politique et pacifique de la question kurde, s’accentue de façon dramatique et s’exprime de manière violente et en toute impunité;

Considérant que Hrant Dink a été visé pour sanctionner sa liberté de pensée et d’expression, et parce qu'il avait qualifié publiquement de génocide les massacres et les déportations massifs de la population arménienne débutés en 1915;

Considérant qu’en dépit des menaces répétées et confirmées contre sa personne, l’Etat turc s’est rendu coupable en ne protégeant pas sa vie;

Considérant que l’enquête criminelle en cours, bien que conduite dans le secret par des procureurs anti-terroristes, a déjà mis en évidence les liens entre le meurtrier présumé et un groupe paramilitaire ultra nationaliste ainsi que certaines forces de sécurité;

Considérant que de manière plus générale les défenseurs des droits de l’Homme et les membres de la société civile qui appellent à des réformes fondamentales, en particulier en ce qui concerne les politiques publiques relatives aux minorités, sont régulièrement menacés, soi-disant pour insultes contre l’identité turque ou les institutions de l’Etat, et sont ainsi montrés du doigt comme des cibles possibles pour les groupes nationalistes violents;

Considérant que les dispositions actuelles de la Constitution et du Droit Pénal turcs engendrent un cadre propice aux discriminations vis-à-vis des minorités, sur toutes les questions qui les concernent, en particulier pour le peuple kurde, qui n’a pas d’existence juridique ni de protection.

Considérant que la dégradation du conflit entre les groupes armés kurdes et l’armée turque dans le Sud-est de la Turquie, qui affecte d'abord les populations civiles, est le résultat de ce déni politique.

Le Congrès de la FIDH appelle :

1. Le système judicaire turc à mener une enquête transparente et approfondie afin d’établir les responsabilités dans l’assassinat de Hrant Dink et de traduire en justice les personnes hauts placées et protégées qui osent cautionner le meurtre en toute impunité

2. Le gouvernement turc à condamner publiquement les menaces contre les défenseurs des droits de l’Homme, les maires et membres du Parti Démocratique Social (Democratic Society Party), ainsi que les campagnes les désignant comme des traîtres ou des personnes déloyales

3. A ce que les procédures judiciaires engagées contre des journalistes, universitaires, politiciens et autres, sur le fondement des articles 301, 216 et 220/8 et des autres dispositions liberticides du nouveau code pénal turc, soient abandonnées

4. A ce que toutes les dispositions susmentionnées soient abrogées par le Parlement

5. Le gouvernement turc à procéder à des réformes constitutionnelles afin de redéfinir la nationalité turque, tel que recommandé dans les conclusions du rapport officiel sur les droits des minorités et les droits culturels de la commission ad hoc du Haut Conseil aux Droits de l’Homme, organe établi par une loi de 2001 et placé sous la responsabilité du Premier Ministre.

6. L’Etat turc à adopter et ratifier la Convention-Cadre sur la Protection des Minorités Nationales du Conseil de l'Europe et à élaborer en conséquence des politiques publiques concernant les minorités ethniques, religieuses et culturelles.

7. Le gouvernement turc à établir un dialogue politique avec les Kurdes afin de trouver une solution pacifique et démocratique.





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