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La dénonciation calomnieuse sur Facebook, nouvel instrument du négationnisme pro-turc (I)
Publié le : 03-11-2017

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - Les 10 et 11 octobre 2017, de grandes voix juives de France avaient apporté dans Libération leur soutien à Ara Toranian, directeur de publication des Nouvelles d’Arménie Magazine (NAM) et du site internet Armenews.com, et co-président du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF). Ara Toranian était en effet la cible d’un procès intenté par un étudiant en histoire, Maxime Gauin, basé à Ankara, Vice-Président de l'Association Confluence France Turquie, qui revendique le fait de nier le génocide arménien mais s’estime diffamé et injurié dès lors qu’il est « comparé au négationniste [de la Shoah] Robert Faurisson ». Le procès s’est tenu le mardi 17 octobre et son verdict sera rendu le 28 novembre. Problème : le réquisitoire se déroule désormais sur Facebook où des procureurs auto-proclamés, extrapolant à partir de la prose de M. Gauin, en viennent à proférer contre Ara Toranian des accusations d’« antisémitisme » et de «négationnisme » envers la Shoah. Ignorantes ou d’accord tacitement sur le fond, les personnes qui font écho à Maxime Gauin sur les réseaux sociaux déclarent que leur campagne vise à stopper les soutiens juifs en faveur d’Ara Toranian. Le Collectif VAN relève ici tous les procédés pervers et les dessous de cette dénonciation calomnieuse, une stratégie qui – comme l’indiquait Ara Toranian dans un éditorial - « répond à un objectif tactique clairement identifiable : créer une fracture entre les Juifs et les Arméniens ». Le but ultime serait-il de pouvoir nier le génocide arménien en toute tranquillité ? En tant qu’association engagée auprès de nombreuses associations juives de France, mais aussi tutsies, darfouries et antiracistes, le Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme] alerte ici ses ami(e)s et partenaires.

Légende : Tribune en soutien à Ara Toranian, publiée le 10 octobre 2017 sur le site internet de Libération et le 11 octobre dans la version papier du quotidien.


Maxime Gauin peut-il dorénavant compter sur ses « amis » pour diffuser ses attaques anti-arméniennes sur Facebook ? Le jeune apprenti-historien a réussi à s’y tisser un réseau, y compris parmi de respectables membres de la communauté juive de France qui ignorent sans doute tout du CV de la personne qu’ils acceptent dans leur cercle. Gageons que, s’ils en avaient connaissance, nos amis juifs n’adouberaient pas parmi leurs relations, même virtuelles, des « chercheurs » publiant l'essentiel de leurs articles sur des sites dont l'objet principal est la négation d'un génocide. Car c’est le choix que fait leur ami Maxime Gauin en postant ses articles contre la réalité du génocide arménien, essentiellement sur le site Turquie News. Ce site négationniste, raciste et extrémiste n'a rien à envier au précurseur en la matière sur internet, le site Tête de Turc (désormais désactivé) qui avait fait l'objet d'une étude dans la Revue d’histoire de la Shoah, no 177-178, de janvier-août 2003 (La négation du génocide arménien sur Internet). Le texte signé par Gilles Karmasyn est toujours disponible sur l’excellent site PHDN (Pratique de l’histoire et dévoiements négationnistes) que chacun peut consulter.

Découvrant les écrits de Maxime Gauin, une jeune femme très virulente - qui compte apparemment au nombre de ses amis sur Facebook - a reproduit sur le réseau social - sans préciser sa source – l’un des articles spécieux de l’étudiant, intitulé « Sigest : de la « cause arménienne » aux réseaux Faurisson-Dieudonné-Soral » (en ligne sur un blog personnel hébergé par Mediapart) qui tend à jeter l'opprobre de l'antisémitisme sur tous les militants arméniens.

Elle introduit ce texte par une notification au ton comminatoire, adressée à notre ami Bernard Schalscha : « Bernard Schalscha, votre ‘ami’ Mr Toranian ». Suit une véritable mise en accusation d’Ara Toranian qui n’est pourtant en rien concerné par l'article supposé révéler ses "turpitudes".

Si ce n'est toi, c'est donc ton frère

L’article de Maxime Gauin vise à suggérer en pointillé que, puisqu'un éditeur, Varoujan Sirapian (Editions Sigest), publie dans sa revue Europe & Orient (E&O), des articles d’auteurs qui reprennent des théories conspirationnistes délirantes dont celles imputant aux Juifs le génocide arménien, puisque cet éditeur a donné une interview au méprisable site Égalité et Réconciliation, puisque cet éditeur est arménien, et puisqu'il lui est arrivé de côtoyer Ara Toranian, c'est donc qu'Ara Toranian est antisémite et conspirationniste. Ou du moins complice par son silence. Cette démonstration laborieuse est d’une gravité extrême. Mais M. Gauin connaît bien ce principe qui consiste à prendre quelques individualités afin d’en tirer une généralité trompeuse…

Il est bon de préciser que l’auteur n'a pas jugé utile de faire le même parallèle malhonnête à propos de Frédéric Encel, pour la simple et bonne raison que cela nuirait à sa démonstration : à l'instar des autres personnalités incriminées, notre ami Frédéric Encel a fréquenté ce personnage (bien évidemment avant que M. Sirapian n'évolue vers les sphères complotistes) et avait choisi l'Institut Tchobanian, dirigé par ce même Varoujan Sirapian, comme partenaire des Assises contre le négationnisme organisées chaque année à l'ESG (actuelle PSB). Ce partenariat a perduré de 2009 à 2012, jusqu'à ce que nous informions Frédéric Encel du changement opéré dans la Revue E&O.
Maxime Gauin ne s’aventure pas non plus à reprendre sa recette éculée à propos de l’historien israélien Yaïr Auron qui publie, lui aussi, les traductions de ses travaux chez Sigest. N'étant pas francophone, M. Auron n'a aucune raison de s'inquiéter et il poursuit donc sa collaboration avec Sigest. On le voit : le raccourci simpliste n'est pas le meilleur moyen d'appréhender la réalité des faits.

L’auteur accuse les tenants de la « cause arménienne » de ne pas se désolidariser de M. Sirapian. Bien que le Collectif VAN ne soit pas - pour une fois - mis en cause par M. Gauin, nous pouvons dire que nous sommes très tranquilles sur ce point-là puisque nous n’avons pas attendu les leçons de morale de Maxime Gauin pour dire à M. Sirapian ce que nous pensions de l’orientation prise par sa revue (son glissement idéologique, que nous avions découvert par hasard, date de fin 2012).

M. Gauin accuserait-il les auteurs français qui fréquentent les multiples Salons du Livre de l'hexagone pour leurs séances de dédicaces (dont le principal, Porte de Versailles à Paris), de ne pas vérifier d'abord scrupuleusement le pedigree et la production de tous les éditeurs présents sur les divers stands ? Non, bien évidemment. Ce sont les coupables arméniens (ou pro-arméniens) qui l'intéressent. Le fait est que, contrairement à M. Gauin qui est rémunéré pour cela, les personnalités - soumises à la vindicte populaire dans cet article à charge qui leur fait endosser une proximité détestable avec la galaxie Faurisson-Dieudonné-Soral - n'ont ni le temps ni les moyens - y compris dans le cadre des salons du livre arménien qui sont organisés par des bénévoles non professionnels - de s'ériger en Commissaires du Peuple et encore moins de scruter tout ce qui est publié en France par "les" Arméniens. À ce propos, les critiques "essentialistes" portées sur Facebook à l'encontre de l'ensemble d'une communauté, coupable collectivement des choix éditoriaux contestables d'une personne, sont consternantes.

Nous soulignons, à toutes fins utiles, que les fascicules E&O de M. Sirapian - que l’on obtient uniquement sur abonnement (il faut donc les apprécier pour faire cette démarche, ce qui, on l’aura compris, n’est pas notre cas) - sont des compilations d'articles, repris assez souvent sans concertation préalable avec les auteurs parmi lesquels on retrouve Bernard-Henri Levy, Alexandre Del Valle, Frédéric Encel, Gerald Caplan, Eve Gani, Uri Avnery, et Yaïr Auron... Maxime Gauin, qui se satisfait de pouvoir poser « une question fort gênante » (pour les seuls Arméniens ?) visant à savoir « pourquoi personne n’a jamais tiqué » en lisant le catalogue d’E&O devrait expliquer pourquoi il n’a pas jugé bon de citer le nom de tous ceux qui n’ont pas « tiqué » sur « le catalogue » de cette revue.

Il n’est pas superflu de souligner que ces leçons de morale et de vigilance proviennent d’un « chercheur » qui n’a jamais « tiqué » sur le « catalogue » des articles négationnistes et anti-arméniens mis en ligne par le site Turquie News, sur lequel il publie régulièrement ses « précieuses analyses ». Il y a même tout lieu de penser qu’il trouve ce compagnonnage attractif et valorisant.

Guillaume Perrier, alors correspondant du journal Le Monde à Istanbul, avait décrit sur son blog le 7 mars 2011, les méthodes de « la fachosphère turque » disant qu’elle « ne recule devant aucune bassesse ». Le journaliste continuait ainsi : « Il existe en France une bonne dizaine de sites de cette sorte, des blogs, des relais d’associations… On y retrouve souvent les mêmes visages, les mêmes références. Turquie News, l’association confluence turquie, Turkses, tête de Turc, etc… Ils constituent un seul et même réseau et manient la diffamation et l’insulte avec un réel savoir-faire. Leur seul but est d’occuper le terrain de la question turque, et de présenter un discours de propagande, ayant l’apparence d’une information, de contredire systématiquement tous ceux qui proposent une information honnête. »

Ne nous voilons pas la face : il est préoccupant de voir cette stratégie - dont on imagine qu'elle est menée en sous-main à des fins révisionnistes - relayée sans discernement par des personnes qui devraient être les premières, en tant que dépositaires de la mémoire de la Shoah, à flairer les contrefaçons.

La personne qui a jugé bon de copier sur son mur le pamphlet en question prend pour argent comptant les accusations de « terrorisme », d’« antisémitisme » et de « négationnisme » envers la Shoah portées ou suggérées à l’encontre d’Ara Toranian. Elle s’est donc autoproclamée justicière, en charge d’une « mission » consistant à « révéler » à tous les signataires juifs de la tribune de Libé le « cursus “moral“ » d’Ara Toranian. Tout à la fois juge d’instruction, procureur et exécutrice de la sentence, elle n’apporte aucune preuve de ce qu’elle avance. Et ce pour une bonne raison : Ara Toranian n'est ni un terroriste, ni un antisémite, ni un négationniste de la Shoah et il est odieux de le prétendre.

Elle se limite donc aux incantations diffamatoires à l’encontre de celui qu’elle cloue gratuitement au pilori en place publique, tout comme elle attaque notre ami et partenaire Bernard Schalscha (qui est également poursuivi par Maxime Gauin pour avoir « comparé ce dernier à Faurisson »), mais aussi Marc Knobel, personnalité respectée bien connue des milieux juifs institutionnels, et Meïr Waïntrater (ancien rédacteur en chef de L’Arche, la revue du Fonds Social Juif Unifié). Ce dernier a – quelle coïncidence étrange – régulièrement apporté son soutien public et son aide directe au Collectif VAN sur la question du négationnisme du génocide arménien. On le voit, les cibles sont choisies avec précision.

La rhétorique de l’épouvantail

Le fait que – à l’instar des officines téléguidées par l’État turc - Maxime Gauin essaye de désigner Ara Toranian comme « terroriste » n’est en soi pas étonnant (l'étudiant semble avoir raté sa vocation, il aurait dû s'orienter vers les services secrets comme avait tenté de le faire croire un facétieux "rapport" de la DCRI). Il est en revanche inquiétant de constater que ses raccourcis « confusionnistes » peuvent être pris au sérieux par celles et ceux que l’on penserait dotés d’un minimum de bon sens.

Maxime Gauin conduit depuis des années une véritable entreprise de dénigrement tous azimuts du peuple arménien. Ce qui le conduit non seulement à nier la réalité du génocide de 1915, mais aussi à diaboliser les victimes, en imputant aux mouvements révolutionnaires arméniens qui existaient dans l’Empire ottoman la responsabilité de ce qui est arrivé à leur peuple, puis en instruisant des procès à charge sur tous les points controversés de leur histoire. Dans ce cadre, les actions de l’ASALA - il y a eu une séquence « terroriste » dans le mouvement arménien, après 70 ans de « trahisons » diplomatiques - lui fournissent évidemment un matériau de choix. D’autant que cette organisation, née au Liban, gravitait autour des Palestiniens (comme nombre de « mouvements de libération de l’époque », corses, basques, kurdes, irlandais, etc.) qui étaient leurs voisins de palier et leur principal soutien logistique.

Pour convaincre ses amis juifs, Maxime Gauin s'empresse de ressortir des textes et des photos du journal Hay Baykar (Combat arménien, dont Ara Toranian était directeur de publication), publié dans les années 1980, une époque durant laquelle - faut-il le rappeler - de nombreux Juifs français de la mouvance révolutionnaire ont été le fer de lance du combat "anti-impérialiste" des Palestiniens [1], à l’instar de la Gauche Prolétarienne - dirigée par Alain Geismar et Benny Lévy – mouvement à l’origine des Comités Palestine [2]. Pour autant, Maxime Gauin et ses sympathisants sur Facebook n'ont pas estimé nécessaire, près de 40 ans après les faits, d'entrer subitement "en croisade" contre ces Juifs révolutionnaires pour les taxer d'antisémitisme. Non, leur cible doit être arménienne, exclusivement arménienne.

Et peu importe si - pour accréditer cette diabolisation des Arméniens - il faut passer sous silence le fait que les 4/5 ème des militants d’extrême gauche de cette génération ont eu le même engagement. Et qu'ils sont devenus depuis d’ardents défenseurs du droit à l’existence et à la sécurité d’Israël. Qu'ils combattent tous ardemment l’antisémitisme en tous lieux et toutes circonstances, tout comme ils combattent les négationnistes de tous les génocides.

Faut-il s’en étonner ? La personne qui a lancé cette campagne de dénigrement sur Facebook, mentionne le « génocide arménien » entre guillemets : « Je lâcherai pas l’affaire, ce Toranian s’est bien entouré de juifs « utiles », il est très fort, sous prétexte du « génocide arménien ».

Elle poursuit : « Le procès ne m’intéresse que sous un aspect, qu’il est fabriqué par un homme Toranian dans ce cas précis qui accuse de négation un autre homme ». Visiblement, son ami Gauin n’a pas dû lui expliquer que c’est lui qui poursuit en justice Ara Toranian, petit-fils de déporté arménien.

Rappelons que Maxime Gauin est financé - selon ses dires lors du procès qui vient de se dérouler - par l'AVIM, un think tank turc basé à Ankara, placé sous l’égide de la Turkmeneli Cooperation and Culture Foundation, et destiné à propager dans le monde entier l'historiographie turque "contre les allégations du soi-disant génocide arménien". Une simple recherche sur les termes "so-called Armenian Genocide" en anglais, ou "sözde ermeni soykirim" en turc ("soi-disant génocide arménien") fait remonter sur le site de l'AVIM des dizaines d'occurrences...

Pierre Vidal-Naquet avait épinglé avec force cette fameuse historiographie turque dans son ouvrage Les Assassins de la Mémoire :

« De toutes les historiographies, la pire est évidemment l'historiographie d'État. Le cas le plus douloureux peut-être est, dans ce domaine, le cas de l'historiographie turque du génocide arménien de 1915. Mettons-nous à la place des minorités arméniennes un peu partout dans le monde. Imaginons Faurisson ministre, Faurisson général, Faurisson ambassadeur, Faurisson membre influent des Nations unies, Faurisson répondant dans la presse chaque fois qu'il est question du génocide des Juifs, bref un Faurisson d'État doublé d'un Faurisson international et, avec tout cela, Talaat-Himmler jouissant depuis 1943 d'un mausolée solennel dans la capitale. » [Nota CVAN : le mausolée de Talaat Pacha, principal instigateur du génocide arménien de 1915, se trouve non pas à Ankara mais à Istanbul].


La seconde partie de l'article est à lire ICI.



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Notes :

[1] « À nos côtés se dresse le grand peuple chinois, le peuple vietnamien et les autres peuples d'Indochine qui rejettent à la mer l'agresseur yankee, le peuple palestinien qui donne au monde de nouvelles leçons d'héroïsme, le peuple afro¬américain qui porte le fer au cœur de la métropole impérialiste et tous les peuples du monde. » Déclaration d'Alain Geismar, GAUCHE PROLETARIENNE, à son procès - Octobre 1970.

[2] « À la fin des années 1960, la cause palestinienne est également défendue par l’extrême-gauche, notamment la mouvance maoïste. Ainsi, en février 1969, la Gauche Prolétarienne [dirigée par Alain Geismar et Benny Lévy] crée les Comités Palestine sur le modèle des Comités Vietnam de Base. À l’été 1969, deux responsables maoïstes – Alain Geismar et Léo Lévy – se rendent en Jordanie pour visiter des camps de réfugiés palestiniens. D’aucuns affirment que des cadres du Fatah auraient proposé d’entraîner militairement les membres de la Gauche Prolétarienne. » Un demi-siècle de militantisme pro-palestinien en France : évolution, bilan et perspectives, Par Marc Hecker.




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Libération - Génocide arménien : non à l’instrumentalisation de la justice

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Procès de Paris contre Ara Toranian et Sam Tilbian





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