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La famille Erdogan cacherait 15 M$ dans l'île de Man (Royaume-Uni)
Publié le : 07-12-2017




























Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, arrivé au pouvoir il y a 14 ans, avait annoncé, en tant que pieux musulman, vouloir éliminer la corruption dans la politique turque. Lorsqu’il a consolidé son autorité en passant de Premier ministre à président autocratique, il a oublié ses promesses et s’est livré à la politique corrompue qu’il avait condamnée. Comme le disait l’historien britannique Lord Acton : « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument ! » Le dernier cas de corruption implique des membres de la famille d’Erdogan qui auraient transféré 15 millions de dollars à une société offshore du nom de Bellway Limited, dans le paradis fiscal de l’île de Man, Royaume-Uni, en décembre 2011 et janvier 2012. Cette accusation a été faite par Kemal Kilicdaroglu, le président du principal parti d’opposition en Turquie, le Parti républicain du peuple (CHP)." Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 7 décembre 2017.


Légende photo : Le bandeau #FreeOsmanKavala , situé sous chaque visuel de notre site, est un appel du Collectif VAN à libérer Osman Kavala, injustement incarcéré en Turquie depuis le 1er novembre 2017.


Le président Erdogan mêlé à un nouveau scandale financier de 15 millions de dollars

De Harut Sassounian
The California Courier
www.TheCaliforniaCourier.com
Éditorial du 7 décembre 2017

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, arrivé au pouvoir il y a 14 ans, avait annoncé, en tant que pieux musulman, vouloir éliminer la corruption dans la politique turque.

Lorsqu’il a consolidé son autorité en passant de Premier ministre à président autocratique, il a oublié ses promesses et s’est livré à la politique corrompue qu’il avait condamnée. Comme le disait l’historien britannique Lord Acton : « Le pouvoir tend à corrompre, le pouvoir absolu corrompt absolument ! »

Cette semaine, je souhaite parler du quatrième scandale de corruption d’Erdogan, en commençant par résumer les trois premiers dans lesquels lui et sa famille sont impliqués.

Le premier cas concerne le navire pétrolier d’une valeur de 25 millions de dollars qu’un milliardaire azéri, Mubariz Mansimov, a offert à Erdogan en 2008. À la demande d’Erdogan, Mansimov est ensuite devenu citoyen turc et il a changé son nom de famille en Gurbanoglu.

Le deuxième cas a eu lieu en décembre 2013, lorsqu’Erdogan et quatre de ses ministres ont été impliqués dans une enquête de corruption de plusieurs millions de dollars. Confrontés à une procédure judiciaire, les quatre ministres ont démissionné. Toutefois, Erdogan s’est immiscé dans le procès, l’a fait annuler, et a renvoyé les procureurs et les policiers qui avaient révélé les pratiques corrompues de ses ministres. Les conversations téléphoniques privées entre Erdogan et son fils Bilal ont été enregistrées, révélant leurs discussions sur la façon de cacher les centaines de millions de dollars en liquide qu’ils avaient reçus mystérieusement !

Le troisième cas de corruption est le procès en cours à New York concernant une combine d'un milliard de dollars pour faire passer de l’or turc contre du pétrole iranien, violant ainsi les sanctions commerciales américaines imposées à l’Iran. La semaine dernière, Reza Zarrab, un marchand d’or turco-iranien, a plaidé coupable pour les sept chefs d’accusation, révélant la participation d’un banquier turc, Mehmet Hakan Atilla, et de sept autres accusés, y compris le ministre turc de l’Économie, Zafer Caglayan, qui a été accusé d’avoir reçu des millions de dollars de pots-de-vin de Zarrab pour mettre en place ce système illégal.

Le quatrième et dernier cas de corruption implique des membres de la famille d’Erdogan qui auraient transféré 15 millions de dollars à une société offshore du nom de Bellway Limited, dans le paradis fiscal de l’île de Man, Royaume-Uni, en décembre 2011 et janvier 2012. Cette accusation a été faite par Kemal Kilicdaroglu, le président du principal parti d’opposition en Turquie, le Parti républicain du peuple (CHP). Située en mer d’Irlande, entre l’Angleterre et l’Irlande, l’île de Man, qui est autonome, forme une dépendance de la Couronne britannique.

Le président du parti, Kilicdaroglu, a récemment annoncé que la société a été créée le 1er août 2011 sur l’île de Man, avec un capital de base d’une livre sterling. Il a divulgué les relevés de comptes et les copies des transferts des 15 millions de dollars à la société Bellway Limited :

-- Ziya İlgen, le beau-frère d’Erdogan, a transféré 2,5 millions de dollars le 15 décembre 2011, et 1,25 million de dollars le 26 décembre 2011.

-- Mustafa, le frère d’Erdogan, a transféré 2,5 millions de dollars le 15 décembre 2011, et 1,25 million de dollars le 26 décembre 2011.

-- Osman Ketenci, le beau-père d’Erdogan, a transféré 1,25 million de dollars le 27 décembre 2011, et 1 million de dollars le 28 décembre 2011.

-- Mustafa Gündogan, l’ex-assistant d’Erdogan, a transféré 1,25 million de dollars le 27 décembre 2011, et 250 000 dollars le 28 décembre 2011.

-- Ahmet Burak Erdogan, le fils d’Erdogan, a transféré 1,45 million de dollars le 29 décembre 2011, et 2,3 millions de dollars le 4 janvier 2012.

Kilicdaroglu a déposé une motion parlementaire demandant une enquête sur les transferts. Cependant, la majorité dominée par le parti d’Erdogan, l’AKP, a rejeté la motion. Lorsque Kilicdaroglu s’est adressé au Parlement à propos des allégations concernant Erdogan, la télévision publique a interrompu la diffusion !

Les procureurs turcs ont annoncé la semaine dernière qu’ils enquêtaient sur les charges pesant sur Erdogan. Toutefois, comme chacun le sait, aucun juge n’oserait juger Erdogan coupable de crimes, étant donné que de nombreux juges ont été renvoyés ou emprisonnés, puisqu’ils n’avaient pas respecté les souhaits du président.

Comme on pouvait s’y attendre, les allégations contre sa famille ont rendu Erdogan fou furieux. Il a déclaré qu’il démissionnerait de son poste s’il était prouvé qu’il avait un compte en banque dans un pays étranger. Ahmet Ozel, un des avocats du président Erdogan, a déclaré que les documents bancaires divulgués par Kilicdaroglu étaient des « faux » et il a qualifié les allégations de « mensonges ». Erdogan a lancé la menace que Kilicdaroglu « allait en payer le prix » et il lui a intenté un procès avec une demande de 500 000 dollars de dommages et intérêts !

Ces scandales pourraient avoir un effet néfaste sur la réélection du président Erdogan en 2019, si tant est qu’il permette la tenue d’élections équitables. Nous espérons que le président Erdogan restera en poste, car il s'obstine à nuire à la réputation de la Turquie dans le monde entier !

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 7 décembre 2017 – www.collectifvan.org


Lire aussi :

Malte : Un milliardaire azéri offre un tanker de 25 M$ à Erdogan




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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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