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Erdoğan a démantelé le système démocratique de la Turquie (HRW)
Publié le :

























Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Human Rights Watch, une organisation non-gouvernementale respectable et réputée, a publié un rapport la semaine dernière qui documentait les violations des droits de l’homme en 2017 dans plus de 90 pays, y compris l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Turquie. (...) Comparé à l’Azerbaïdjan et à la Turquie, l’Arménie a le plus petit nombre de violations des droits de l’homme. Dans le monde, la Turquie est l'un des pays violant le plus les droits de l’homme, l’Azerbaïdjan la suivant de près. Cependant, la plupart des Arméniens préfèrent que leur patrie soit aussi démocratique que possible, quelle que soit la gouvernance antidémocratique des pays voisins." Nota CVAN : le communiqué de HRW note que "Le président Recep Tayyip Erdoğan a démantelé le système démocratique de la Turquie pendant que l'UE se préoccupait plutôt de s'assurer de son aide pour endiguer le flux de réfugiés vers l'Europe et de sa coopération dans le domaine de la sécurité." Tout est dit. Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 25 janvier 2018.

Légende photo : Le bandeau #FreeOsmanKavala , situé sous chaque visuel de notre site, est un appel du Collectif VAN à libérer Osman Kavala, injustement incarcéré en Turquie depuis le 1er novembre 2017.


Human Rights Watch rapporte les violations en Arménie, Azerbaïdjan et Turquie

De Harut Sassounian

The California Courier
www.TheCaliforniaCourier.com
Éditorial du 25 janvier 2018

Human Rights Watch, une organisation non-gouvernementale respectable et réputée, a publié un rapport la semaine dernière qui documentait les violations des droits de l’homme en 2017 dans plus de 90 pays, y compris l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Turquie.

ARMÉNIE

Voici les violations que Human Rights Watch a rapportées en Arménie pour l’année 2017 :

« Les élections parlementaires, les premières depuis les amendements constitutionnels de 2015 qui ont fait passer le pays d’un système présidentiel à un système parlementaire, n’ont pas réussi à améliorer la confiance de la population dans le système électoral. Le Parti républicain au pouvoir a dominé dans les sondages en ce qui concerne les irrégularités. Les autorités n’ont pas jugé les officiels responsables de l’usage excessive de la force contre les manifestants, les journalistes, y compris lors des grandes manifestations pacifiques à Erevan en 2016. Le procès de 32 hommes accusés de crimes commis lors de la violente attaque du commissariat de police à Erevan, qui avait déclenché les manifestations, était toujours en cours au moment du rapport. Quatre accusés ont affirmé avoir été maltraités en détention. »

AZERBAÏDJAN

Voici le résumé des violations rapportées par Human Rights Watch en Azerbaïdjan pour l’année 2017 :

« Le gouvernement a intensifié sa répression contre les critiques en 2017. Les tribunaux ont condamné aux moins 25 journalistes et des jeunes activistes politiques à de longues peines de prison, dans des procès inéquitables et politiquement motivés. Des dizaines d’autres ont été détenus ou font l’objet d’une enquête criminelle, sont harcelés ou ont interdiction de voyager, ou se sont enfuis. Des lois et règlements draconiens entravent le travail des groupes indépendants et leur capacité à obtenir des fonds. La torture et la maltraitance persistent en prison. Lors d’une violente campagne, la police a arrêté et maltraité des dizaines d’hommes gays et de femmes transgenres. Après des années d’observation et plusieurs avertissements, l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), une coalition internationale promouvant une meilleure gouvernance dans les pays riches en ressources énergétiques, a suspendu l’Azerbaïdjan au motif qu’il n’avait pas assoupli les restrictions pesant sur les groupes de la société civile. »

Human Rights Watch a également fourni les détails suivants sur les violations des droits de l’homme commis en Azerbaïdjan :

-- « 18 activistes sont emprisonnés ou en attente d’un procès pour des accusations criminelles politiquement motivées. »

-- « 7 journalistes et blogueurs sont emprisonnés ou en attente d’un procès pour des accusations criminelles politiquement motivées. »

-- « Le Conseil de l’Europe a appelé 11 fois l’Azerbaïdjan à relâcher le leader de l’opposition Ilgar Mammadov. »

-- « 5 grands médias sont bloqués en permanence par l’Azerbaïdjan au prétexte de ‘sécurité nationale’. »

-- « 162e sur 180 pays : c’est le rang attribué à l’Azerbaïdjan en matière de liberté de la presse, par Reporters sans Frontières. »

-- « 11 activistes, y compris des journalistes et des dirigeants d’ONG, ont interdiction de quitter l’Azerbaïdjan. »

TURQUIE

Voici le résumé des violations rapportées par Human Rights Watch en Turquie pour l’année 2017 :

« En avril 2017, un référendum approuvé par une faible marge a introduit des amendements constitutionnels faisant passer la Turquie à un système présidentiel de gouvernance, le changement le plus important de ses institutions politiques depuis des décennies. Le référendum a eu lieu pendant l’état d’urgence imposé après la tentative de coup d’État militaire du 15 juillet 2015, et dans un contexte de grande censure des médias, avec de nombreux journalistes et des députés du parti d’opposition pro-kurde en prison. Le nouveau système présidentiel, qui consolide l’emprise du pouvoir du président en exercice, est un revers pour les droits de l’homme et l’état de droit. Il lui manque des mécanismes de contrôle et d’équilibre contre des abus de pouvoir exécutif, il diminue fortement les pouvoirs du Parlement et consolide le contrôle présidentiel sur la plupart des nominations judiciaires. Le système présidentiel entrera pleinement en vigueur après les élections de 2019. »

Voici quelques extraits du rapport de Human Rights Watch qui fournit de nombreux détails sur les violations des droits de l’homme en Turquie :

« Les fonctionnaires continuent à être licenciés ou suspendus par décret sans procès, et plus de 110 000 fonctionnaires ont été suspendus depuis juillet 2015. Des centaines de médias, associations, fondations, hôpitaux privés et établissements éducatifs que le gouvernement avait fermés par décret le sont toujours en 2017, leurs actifs confisqués sans compensation… Ceux qui sont affectés n’ont pas le droit de travailler dans la fonction publique, leurs comptes bancaires sont gelés et leurs passeports confisqués. »

De plus, « les gens continuent à être arrêtés et placés en détention provisoire pour actes de terrorisme, avec au moins 50 000 placés en détention provisoire et de nombreux autres jugés depuis le coup d’État raté. Ceux qui ont été jugés sont des journalistes, des fonctionnaires, des enseignants et des hommes politiques ainsi que des policiers et des militaires…. Pendant l’état d’urgence en Turquie, plus de 500 avocats ont été emprisonnés en attendant un procès, et plus de 1000 condamnés. »

Le rapport indique également que « La Turquie est le leader mondial pour l’emprisonnement de journalistes et des gens des médias qui feront l’objet d’enquêtes criminelles et de procès, avec environ 150 d’entre eux derrière les barreaux au moment de la rédaction du rapport. La plupart des journaux et des chaînes de télévision manquent d’indépendance et promeuvent la ligne politique du gouvernement. »

Comparé à l’Azerbaïdjan et à la Turquie, l’Arménie a le plus petit nombre de violations des droits de l’homme. Dans le monde, la Turquie est l'un des pays violant le plus les droits de l’homme, l’Azerbaïdjan la suivant de près. Cependant, la plupart des Arméniens préfèrent que leur patrie soit aussi démocratique que possible, quelle que soit la gouvernance antidémocratique des pays voisins.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 25 janvier 2018 – www.collectifvan.org


Lire le communiqué de presse de HRW en français :

Rapport mondial 2018 : Résister face aux attaques contre les droits humains | Human Rights Watch

Version abrégée du Rapport 2018 en français

Rapport mondial 2018 : Chiffres clés | Human Rights Watch


Lire l'intégralité des rapports de HRW en anglais :

World Report 2018: Turkey | Human Rights Watch

World Report 2018: Azerbaijan | Human Rights Watch

World Report 2018: Armenia | Human Rights Watch


Lire aussi:

HRW/Turquie : Les médias, les activistes et les opposants politiques menacés



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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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