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Département d’État US : l’Azerbaïdjan discrimine des groupes religieux
Publié le : 13-07-2018

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « Les 10 millions d’habitants de l’Azerbaïdjan sont à 96 % musulmans, avec 65 % de chiites et 35 % de sunnites. Entre 15 000 et 20 000 juifs vivent à Bakou, alors qu’il ne reste pratiquement plus d’Arméniens après les massacres et les déportations qu’ils ont subis pendant la guerre d’Artsakh. Le dernier rapport annuel (2017) du Département d’État américain sur la liberté religieuse internationale indique que l’Azerbaïdjan discrimine certains groupes religieux. (…) En janvier et en décembre, des tribunaux ont condamné à de longues peines de prison les responsables du Muslim Unity Movement, et d’autres personnes arrêtées lors d’une opération de police à Nardaran en 2015, pour des accusations que de nombreux activistes considèrent comme fabriquées, y compris l’incitation à la haine religieuse et le terrorisme. » Nota CVAN : si les autorités azéries, qui n’en sont pas à une entourloupe près, utilisent sans doute le spectre de l'extrémisme pour persécuter certains opposants politiques, il est néanmoins tout aussi vrai que cet extrémisme islamiste radical est de plus en plus présent en Azerbaïdjan, qu’il soit cornaqué par le monde sunnite (Turquie et Arabie Saoudite) ou par l’Iran chiite. Le Département d’État américain serait-il le garant des droits des groupes fondamentalistes préconisant la Charia ainsi que la haine des juifs et des chrétiens ? Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 5 juillet 2018 et qui fait suite à celui du 28 juin.


Le Département d’État révèle la fausse image de « tolérance religieuse » de l’Azerbaïdjan

De Harut Sassounian
The California Courier
www.TheCaliforniaCourier.com
Éditorial du 5 juillet 2018

Chaque année, le gouvernement azerbaïdjanais dépense des fortunes pour convaincre le monde que les Azéris sont des gens tolérants, respectant les droits humains de toutes les minorités vivant dans le pays.

Toutefois, quel que soit le nombre de fausses cérémonies œcuméniques que les lobbyistes de l’Azerbaïdjan organisent en Europe et aux États-Unis, en corrompant les dirigeants religieux chrétiens et juifs, la vérité sur l’intolérance azérie est impossible à dissimuler.

Les 10 millions d’habitants de l’Azerbaïdjan sont à 96 % musulmans, avec 65 % de chiites et 35 % de sunnites. Entre 15 000 et 20 000 juifs vivent à Bakou, alors qu’il ne reste pratiquement plus d’Arméniens après les massacres et les déportations qu’ils ont subis pendant la guerre d’Artsakh.

Le dernier rapport annuel (2017) du Département d’État américain sur la liberté religieuse internationale indique que l’Azerbaïdjan discrimine certains groupes religieux, bien que la loi interdise au gouvernement d’intervenir dans leurs activités.

La loi azérie spécifie que « le gouvernement peut dissoudre des organisations religieuses si elles provoquent une animosité raciale, nationale, religieuse ou sociale ; si elles font du prosélytisme qui ‘dégrade la dignité humaine’ ; si elles entravent l’éducation laïque… » Le Département d’État rapporte que « les groupes locaux pour les droits humains, et d’autres, ont déclaré que le gouvernement continuait à malmener physiquement des activistes religieux, à les arrêter et à les emprisonner. Le nombre total de personnes incarcérées à la fin de l’année était de 80… En janvier et en décembre, des tribunaux ont condamné à de longues peines de prison les responsables du Muslim Unity Movement, et d’autres personnes arrêtées lors d’une opération de police à Nardaran en 2015, pour des accusations que de nombreux activistes considèrent comme fabriquées, y compris l’incitation à la haine religieuse et le terrorisme. En juillet, les autorités ont condamné un théologien à trois ans de prison pour avoir effectué une cérémonie religieuse, après avoir étudié l’Islam à l’étranger. Les autorités ont détenu, condamné à une amende et menacé de nombreux individus au motif de réunions religieuses non autorisées. Selon ces groupes religieux, le gouvernement a continué de refuser ou retarder l’enregistrement des groupes religieux des minorités qu’il considère comme étant ‘non traditionnels’, a interrompu leurs services religieux et a mis des amendes aux participants. Les groupes déjà enregistrés, mais pour lesquels les autorités ont exigé qu’ils se réenregistrent, n’ont cessé de devoir affronter des obstacles pour le faire. Les autorités ont autorisé certains de ces groupes à agir librement, mais d’autres ont rapporté des difficultés à exercer leur foi. »

De plus, selon le Département d’État, « des expert locaux en religion ont déclaré que le gouvernement avait continué à fermer des mosquées au prétexte de les réparer, mais ont dit que la vraie raison était que le gouvernement craignait que ces mosquées ne servent de lieu de propagation d’opinions extrémistes. Le gouvernement a continué à contrôler l’importation, la distribution et la vente de matériel religieux. Les tribunaux ont condamné à des amendes de nombreuses personnes pour vente ou distribution non autorisées de matériel religieux, bien que pour certaines de ces personnes, les amendes aient été annulées en appel. Le gouvernement a sponsorisé des sessions de formation dans le pays, afin de promouvoir la tolérance religieuse et combattre ce qu’il considérait comme de l’extrémisme religieux. »

Le Département d’État a également indiqué que « la sanction pour la production, la distribution, ou l’importation illégale de littérature religieuse pouvait inclure des amendes allant de 2 900 à 4 100 dollars ou jusqu’à deux ans de prison pour les premiers délits, et de 4°100 à 5 300 dollars ou une peine de prison de deux à cinq ans pour les délits suivants. »

En dépit du fait que la Constitution de l’Azerbaïdjan « autorise un service alternatif ‘dans certains cas’, lorsque le service militaire est en conflit avec les croyances personnelles, il n’existe aucune législation autorisant le service alternatif, y compris pour des motifs religieux, et refuser d’effectuer son service militaire est punissable de deux ans de prison maximum selon le code criminel ou de jusqu’à deux ans de conscription forcée », selon le Département d’État.

« Le 30 septembre, les autorités ont placé 30 hommes en détention, qui, en violation d’une loi locale, se dirigeaient vers la mosquée Imamzadeh de Ganja pour commémorer la fête de l’Achoura. La police a chargé quatre personnes pour hooliganisme et résistance à la police. Elle les a placées en détention préventive. Des avocats des droits de l’homme ont rapporté que la police avait violemment battu de nombreux détenus sous sa garde », a indiqué le Département d’État.

Il y a également des rapports d’actes illégaux et bizarres du gouvernement azéri à l’encontre de groupes d’opposition et d’individus perçus comme des musulmans radicaux. Par exemple, le 31 mai 2017, « la Cour d’appel de Sheki a maintenu l’amende de 880 dollars imposée à un musulman sunnite, Shahin Ahmadov, pour avoir organisé une réunion religieuse ‘illégale’. La police l’a détenu au motif qu’il avait lu à voix haute les œuvres du théologien Said Nursi à trois de ses amis, tandis qu’ils pique-niquaient le 18 avril », a rapporté le Département d’État.

Enfin, « des experts locaux en religion ont déclaré que le gouvernement avait continué à fermer des mosquées au prétexte de les réparer ou de les rénover ; ils ont dit que la motivation réelle du gouvernement était de contrer ce qu’il percevait comme de l’extrémisme religieux. Une fois fermées, ont-ils dit, ces mosquées sont restées fermées. Par exemple, quand la mosquée Ashurbey située dans la vieille ville de Bakou est devenue un lieu de culte prisé des salafistes, les autorités ont annoncé qu’elle avait besoin d’être rénovée et l’ont fermée en juillet 2016. » Selon le Département d’État, la mosquée était toujours fermée fin 2017.

L’Azerbaïdjan tant vanté pour sa ‘tolérance’ ne semble pas être si ‘tolérant’ que ça après tout. Ses lois ‘permissives’ le sont sur le papier et restent bien souvent ignorées de la police et des juges.

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 11 juillet 2018 – www.collectifvan.org


Lire aussi :

Première partie

Turquie : Sévères violations de la liberté religieuse

Azerbaijan: ruling in bad faith

L'islam radical se cherche une voie dans la république laïque d'Azerbaïdjan





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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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