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John Bolton, le faucon de Trump, fait pression sur l’Arménie
Publié le : 08-11-2018

Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - « John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, s’est rendu en Russie, en Azerbaïdjan, en Arménie et en Géorgie au mois d’octobre pour transmettre la position de la Maison-Blanche sur les questions régionales et internationales. (…) Au lieu de faire pression sur l’Arménie pour qu’elle interrompe ses relations commerciales cruciales avec l’Iran, les États-Unis devraient exhorter la Turquie et l’Azerbaidjian à ouvrir leurs frontières, afin que l’Arménie puisse avoir des échanges commerciaux plus facilement avec ses quatre voisins. Pachinian a relevé avec justesse que la République d’Arménie a ses propres intérêts nationaux qui ne correspondent pas toujours aux intérêts des autres pays. Je pense que les États-Unis n’ont pas le droit d’exiger de pays tiers de se conformer aux sanctions peu judicieuses qu’ils infligent à l’Iran. De plus, puisque les USA ont exempté la Turquie de l’application des sanctions américaines à l’Iran, pourquoi l’Arménie ne serait-elle pas exemptée aussi ?” Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 8 novembre 2018.


Le conseiller à la sécurité nationale de Trump essaie d’éloigner l’Arménie de la Russie et de l’Iran

De Harut Sassounian
The California Courier
Éditorial du 8 novembre 2018
www.TheCaliforniaCourier.com

John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump, s’est rendu en Russie, en Azerbaïdjan, en Arménie et en Géorgie au mois d’octobre pour transmettre la position de la Maison-Blanche sur les questions régionales et internationales. Bolton est connu pour être un faucon en matière de politique étrangère et il est souvent décrit comme un belliciste, en raison de ses positions extrémistes !

Lors de ses rencontres avec les responsables arméniens, Bolton a parlé des sanctions américaines infligées à l’Iran pouvant affecter des pays tiers, y compris l’Arménie. Il a également fait une offre surprise de vente d’armes américaines à l’Arménie et a discuté des relations Arménie-Turquie et du règlement du conflit de l’Artsakh.

Il est clairement apparu que Bolton essayait d’éloigner l’Arménie de la Russie, son alliée stratégique, et de son partenaire commercial l’Iran, puisque les frontières de l’Arménie sont soumises au blocus de l’Azerbaïdjan et de la Turquie.

Alors même que de nombreux commentateurs arméniens ont exprimé de graves préoccupations sur la politique avancée par Bolton, le Premier ministre de l’Arménie, Nikol Pachinian, a été étonnamment optimiste et a déclaré au Parlement : « J’ai rencontré Bolton. Il n’y a pas eu la moindre subtilité lors de cet entretien pouvant causer une perturbation en Arménie ni au sein de la population arménienne. Je considère cette rencontre comme étant une grande réussite diplomatique pour nous, et je dirai dans un avenir proche quelle est la raison derrière ces mots. »

Le ministre des Affaires étrangères en poste, Zohrab Mnatsakanian a ajouté : « Le dialogue [avec Bolton] a été un succès et les USA comprennent la logique de nos relations avec la Fédération de Russie et l’Iran, notre position sur la question du Haut-Karabagh, nos relations avec la Turquie etc. »
Donnant un aspect positif à ses réunions en Arménie, Bolton a tweeté : « Hier, j’ai fait un voyage agréable en Arménie, un pays ami important dans la région. J’ai apprécié les conversations positives avec le Premier ministre en poste et son équipe de sécurité nationale. »

Malgré les relations tendues entre les États-Unis et la Russie, l’Arménie doit maintenir un équilibre délicat entre les deux super puissances. D’un côté, l’Arménie dépend de la Russie pour ses besoins vitaux : armes, énergie et commerce, et ne peut donc pas se permettre de s’aliéner son alliée stratégique. De l’autre, l’Arménie a maintenu des relations amicales avec de nombreux autres pays, et en particulier avec l’Europe occidentale et les États-Unis.

Proposition de vente d’armes à l’Arménie

Bolton a surpris ses hôtes arméniens en leur offrant d’acheter des armes américaines, indiquant qu’elles étaient supérieures aux armes russes. Toutefois, il n’a pas mentionné le fait que l’Arménie se ruinerait pour payer ces armes. Comme nous le savons, la Russie fournit la plupart des armes de l’Arménie, en lui accordant des prêts ou des prix bas. Pachinian a répondu en déclarant que l’Arménie réfléchirait à l’offre américaine, tandis que le ministre de la Défense en poste, Davit Tonoyan, a déclaré à NEWS.am qu’il n’était pas nécessaire d’acheter des armes américaines pour l’instant.

Si l’Arménie achète des armes américaines, elle risque de contrarier la Russie, sa principale source d’armes. Deuxièmement, les États-Unis utilisent peut-être cette offre pour couvrir les ventes d’armes sophistiquées valant des milliards de dollars à l’Azerbaïdjan, ce que ce pays peut se permettre, mais pas l’Arménie.

Bolton a fait une autre déclaration illogique en disant que la vente d’armes russes à l’Arménie avait entravé le règlement du conflit de l’Artsakh. Ironiquement, c’est exactement ce que Bolton propose en offrant de vendre des armes américaines aux deux pays. À mon avis, les États-Unis et tous les autres pays, devraient s’abstenir de vendre des armes tant à l’Arménie qu’à l’Azerbaïdjan ! Déverser plus d’armes dans une zone de conflit ne peut mener qu’à davantage de violence et de morts des deux côtés.

Relations Arménie-Iran

En réponse à la déclaration de Bolton indiquant que les États-Unis appliqueraient les sanctions contre l’Iran « très strictement » et que de ce fait, la frontière Arménie-Iran allait « être un problème majeur », Pachinian a déclaré que l’Arménie est un pays enclavé qui n’a pas de relations diplomatiques avec la Turquie et l’Azerbaïdjan, et doit donc maintenir des « relations spéciales » avec ses deux autres voisins, l’Iran et la Géorgie, qui sont ses seules « voies d’accès » au reste du monde. Pachinian a déclaré avec optimisme au Parlement : « Je pense que la position de l’Arménie a été claire, compréhensible et même acceptable pour les représentants de la délégation américaine. »

Au lieu de faire pression sur l’Arménie pour qu’elle interrompe ses relations commerciales cruciales avec l’Iran, les États-Unis devraient exhorter la Turquie et l’Azerbaidjian à ouvrir leurs frontières, afin que l’Arménie puisse avoir des échanges commerciaux plus facilement avec ses quatre voisins. Pachinian a relevé avec justesse que la République d’Arménie a ses propres intérêts nationaux qui ne correspondent pas toujours aux intérêts des autres pays. Je pense que les États-Unis n’ont pas le droit d’exiger de pays tiers de se conformer aux sanctions peu judicieuses qu’ils infligent à l’Iran. De plus, puisque les USA ont exempté la Turquie de l’application des sanctions américaines à l’Iran, pourquoi l’Arménie ne serait-elle pas exemptée aussi ? En outre, Bolton a reconnu que les États-Unis ne veulent pas « nuire à nos amis dans le processus. ».

Relations avec la Turquie

Bolton a déclaré que le règlement du conflit de l’Artsakh aiderait à rouvrir la frontière avec la Turquie. Pachinian a répondu que l’Arménie était prête à établir des relations et à ouvrir la frontière avec la Turquie, mais sans les préconditions que la Turquie tente d’imposer, en reliant l’ouverture de la frontière au conflit de l’Artsakh. Pour contrer la précondition de la Turquie, je suggère que l’Arménie impose sa propre précondition en reliant l’ouverture de la frontière à la reconnaissance du génocide arménien !

Règlement du conflit de l’Artsakh

Bolton a suggéré que les élections parlementaires du 9 décembre, lors desquelles le parti politique de Pachnian devrait obtenir la majorité des sièges, lui donneront un mandat fort pour prendre des mesures décisives concernant le règlement du conflit de l’Artsakh. Bolton semble ignorer les déclarations répétées de Pachinian : « Ceux qui décident de résoudre ou de ne pas résoudre le conflit du Haut-Karabagh, sont le peuple arménien, et plus précisément la population de l’Artsakh, et dans ce cas aussi la diaspora, parce que ceci est un problème panarménien. »

Alors que l’Arménie est confrontée à des incertitudes tant internes qu’externes, il est indispensable que les Arméniens du monde entier soutiennent leur patrie et unissent leurs forces face à leurs adversaires communs !

©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 8 novembre 2018 – www.collectifvan.org






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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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