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La Turquie dans le Top 10 des pays pouvant commettre un génocide
Publié le :

Info Collectif VAN – www.collectifvan.org – "Selon l’Early Warning Project du musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis, la Turquie est placée au 8e rang des pays ayant le plus haut risque de commettre des tueries de masse. L’Azerbaïdjan est classé à tort plus bas dans la liste, au 87e rang, et l’Arménie est correctement placée au 102e. On estime que la Turquie a 11,2 % ou 1 chance sur 9 de vivre de nouvelles tueries en 2019." (...) L’évaluation du risque génocidaire de la Turquie est sous-estimée, car l’étude comprend uniquement les tueries de masse commises dans un pays, excluant les victimes des conflits interétatiques. La Turquie a été impliquée dans des attaques de grande ampleur contre les Kurdes en Syrie et en Irak, et elle menace d’étendre ses opérations militaires dans le nord de la Syrie." Le Collectif VAN vous propose la traduction de l’éditorial du journaliste arméno-américain Harut Sassounian, paru dans The California Courier le 17 janvier 2019.


La Turquie est parmi les dix premiers pays pouvant commettre un génocide

De Harut Sassounian
The California Courier
Éditorial du 17 janvier 2019
www.TheCaliforniaCourier.com

Selon l’Early Warning Project du musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis, la Turquie est placée au 8e rang des pays ayant le plus haut risque de commettre des tueries de masse. L’Azerbaïdjan est classé à tort plus bas dans la liste, au 87e rang, et l’Arménie est correctement placée au 102e. On estime que la Turquie a 11,2 % ou 1 chance sur 9 de vivre de nouvelles tueries en 2019.

L’Early Warning Project a déclaré que « Les génocides ne sont jamais spontanés. Ils sont toujours précédés de signes d’avertissement. Si ces signes sont détectés, leurs causes peuvent être traitées pour prévenir une progression catastrophique potentielle. »

La charte fondatrice du musée du mémorial de l’Holocauste des États-Unis, rédigée par le survivant du génocide, Elie Wiesel, indique que « seule la tentative consciente et concertée de tirer des leçons des erreurs passées peut empêcher la répétition pour un groupe national, ethnique, religieux ou racial. Une Mémoire peu sensible au futur violerait également la mémoire du passé. »

Le fait que la Turquie a un haut risque de commettre de nouveau un génocide se base une fois encore sur ses agissements passés et présents. Le gouvernement turc a non seulement perpétré un génocide à l’encontre des Arméniens, des Assyriens et des Grecs il y a un siècle, mais il continue à commettre des tueries de masse contre sa minorité kurde. Le fait encore plus inquiétant est que les responsables turcs nient leur histoire de criminels de masse et, de manière éhontée, n'expriment aucun regret à ce sujet, ce qui mène à la perpétration de nouveaux crimes contre l’humanité !

L’évaluation du risque génocidaire de la Turquie est sous-estimée, car l’étude comprend uniquement les tueries de masse commises dans un pays, excluant les victimes des conflits interétatiques. La Turquie a été impliquée dans des attaques de grande ampleur contre les Kurdes en Syrie et en Irak, et elle menace d’étendre ses opérations militaires dans le nord de la Syrie, donc le risque qu’elle commette des tueries de masse est plus élevé que ce que l’étude indique.

L’Early Warning Project explique que le coup d’État manqué en 2016 a augmenté les risques de tueries de masse en Turquie. Plus de 100 000 militaires et du personnel civil ont été licenciés et des dizaines de milliers de personnes ont été emprisonnées, et pour nombre d’entre elles, sans aucun procès. « D’autres facteurs de risque de génocide turc incluent le manque de liberté de mouvement, le régime de type anocratique [un mélange de caractéristiques autocratiques et démocratiques], une population nombreuse, un passé de tueries de masse et le conflit armé en cours entre le gouvernement et les rebelles kurdes. »

Une journaliste turque emprisonnée pour avoir dit la vérité

Une cour d’Istanbul a condamné la journaliste Pelin Unker à une peine de prison de 13 mois et 15 jours ; elle a été accusée d’avoir calomnié l’ex-Premier ministre de sa nation et deux de ses fils. Elle a également eu une amende de 1.615 dollars le 8 janvier 2019.

Unker a écrit un article dans le journal turc Cumhuriyet, révélant que l’ex-Premier ministre, Binali Yildirim, et ses deux fils possédaient cinq compagnies maritimes à Malte. Après avoir exercé son mandat de Premier ministre pendant deux ans, Yildirim est devenu le président du Parlement turc. Il est actuellement candidat à la mairie d’Istanbul pour le parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan.

Le fait que la famille Yildirim possède des compagnies à Malte a été révélé par les Paradise Papers et publié dans des journaux du monde entier. Comme je l’avais rapporté dans mon article de juin 2017, la famille Yildirim possédait les biens maritimes suivants et d’autres actifs étrangers, d’une valeur de 140 millions de dollars :

-- 18 navires (conglomérats hollandais, possédés entièrement ou partiellement)

-- 1 navire (compagnie des Antilles néerlandaises)

-- 4 compagnies maltaises

-- 7 propriétés en Hollande

-- 8 navires en Hollande

-- 3 navires à Malte

Bizarrement, Pelin Unker a été la seule journaliste sanctionnée pour avoir révélé les biens possédés par les Yildirim. Unker a dit qu’elle ferait appel de cette condamnation injuste, puisque Yildirim a reconnu devant la cour qu’il possédait ces compagnies dans un paradis fiscal. L’ancien Premier ministre et ses fils ont porté plainte en novembre 2017, accusant Under d’avoir « insulté et calomnié un fonctionnaire d’État. »

Gerard Ryle, le directeur du Consortium international des journalistes d’investigation, a condamné la sanction d’Unker « comme étant une autre attaque scandaleuse de la liberté d’expression en Turquie. » Ryle a ajouté : « Cette peine a ignoré la vérité de l’enquête des Paradise Papers et elle aura un effet encore plus dissuasif sur le peu de liberté de la presse qui subsiste en Turquie. Ce verdict injuste vise à faire taire tout reportage précis et honnête. Rien de plus. L’ICIJ salue le reportage d’enquête courageux et honnête de Pelin Unker et condamne cette dernière attaque sur la liberté journalistique en Turquie sous le régime autocratique du président turc Recep Tayyip Erdogan. »

Reporters sans frontières (RSF) a placé la Turquie au 157e rang sur 180 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse 2018*. RSF a décrit la Turquie comme étant « la plus grande prison du monde pour les journalistes professionnels ! »

* https://rsf.org/fr/donnees-classement


©Traduction de l’anglais C.Gardon pour le Collectif VAN – 17 janvier 2019 – www.collectifvan.org




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Source/Lien : The California Courier



   
 
   
 
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