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Publié le : 18-05-2005

Turquie : Sépulcre des Chrétientés d’Orient ?

Paris le 25 novembre 2009

LA CROIX – Le Monde de la Bible

M. Benoît de Segazan

18, rue Barbes

92128 Montrouge Cedex


Monsieur,

Je dois avouer que j’attendais avec une certaine appréhension la parution du numéro hors série du Monde de la Bible - La Croix consacré à la Turquie. Le résultat est malheureusement à la hauteur de mes appréhensions même si j’admets volontiers que les articles qui le composent sont intéressants et de qualité. Il n’en reste pas moins que le titre de ce numéro intitulé « Turquie, la terre qui façonna le christianisme » et l’esprit qui préside à sa publication constituent une offense à l’histoire des Eglises d’Orient et, sans vouloir blesser qui que ce soit, une forfaiture intellectuelle.

Faut il, une fois de plus, rappeler que le nom de Turquie est utilisé depuis le 20ème siècle pour désigner l’état qui a succédé à l’Empire ottoman ? Cet état n’a contribué, ni de près ni de loin, à la christianisation de l’aire géographique qu’il occupe, dans tous les sens du terme, aujourd’hui. Toute autre interprétation de l’histoire de cette région relève donc, au mieux, de l’ignorance ou, dans le pire des cas, d’une volonté manifeste de travestir l’histoire.

Dans son éditorial, usant d’un euphémisme magistral, monsieur Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef adjoint de la Croix, invoque la nécessité « d’entrer en dialogue avec ceux qui occupent aujourd’hui la même terre et en assument, plus ou moins, l’héritage ». Naturellement, nul n’y est hostile, mais faut-il pour cela distordre aussi violemment la vérité historique et convoquer le ban et l’arrière-ban des saints locaux et des Pères de l’Eglise ? Saint-Paul, saint Polycarpe, saint Constantin et sainte Irène, saint Jean Chrysostome, saint Grégoire de Naziance, saint Basile de Césarée, saint Ephrem, saint Jacques de Nisibe, saint Grégoire de Nareg, Saint Nersès Chnorali, Nersès de Lampron n’ont jamais été turcs, même à tire posthume.

Faut-il, une fois de plus, rappeler que ce sont les Grecs, les Arméniens, les Assyriens, bref les peuples « indigènes » de ces contrées, qui ont, en effet, constitué les premières et très fécondes communautés chrétiennes, donnant naissance aux « vénérables Eglises d’Orient », comme on aime (encore) à les appeler ici, en « Occident ».

Faut-il, rappeler, une fois de plus, que la Turquie d’aujourd’hui est un pays musulman à plus de 99 % où les Chrétiens ont pratiquement disparu du paysage alors qu’ils étaient plusieurs millions au début du 20ème siècle, que plus de la moitié de la population d’Istanbul était grecque et arménienne à la veille de la Première guerre mondiale ?

Quelle place a été donnée à ces communautés dans ce numéro ? Aucune. Exit les derniers Chrétiens de Turquie. Ce qui intéresse aujourd’hui en réalité, c’est le captage de leur héritage et son utilisation pour établir le caractère européen de la Turquie dans le grand débat qui émeut toute l’Union européenne.

Les lecteurs de votre revue ne sont-ils pas curieux de savoir ce que sont devenues ces communautés chrétiennes ? Ne serions nous désormais pour nos frères occidentaux, je cite le dernier paragraphe de l’éditorial de M. Ploquin, qu’un « extraordinaire jalon du passé », avant d’être promus au rang très enviable de jalon « du présent et de l’avenir, » ce qui, soit dit au passage, n’annoncerait rien de bien bon pour l’Europe que nous tentons de bâtir.

Cher frère en Christ,

les héritiers de cette histoire tragique sont à la fois humiliés et las d’avoir à répéter sans cesse tout cela.

Je crains que répondant à des impératifs purement « idéologiques », les rédacteurs de ce numéro se soient plus préoccupés de promouvoir un certain « dialogue interreligieux » et l’image d’une « Turquie moderne et laïque » au seuil de l’Union européenne que de leur rapport avec leurs Eglises sœurs et de la vérité historique.

La vocation du Chrétien n’aurait-elle pas plutôt été de demander à l’Etat et au peuple turcs : « Où est ton frère ? Qu’as tu fait ? » (Genèse 4/ 9-10).

La réponse, nous la connaissons tous : « La voix du sang de nos frères crie depuis cette terre jusqu’à nous. » (Genèse 4- 10). Des martyrs par centaines de milliers entre le 11ème siècle et nos jours, voici malheureusement la contribution des Turcs à l’émergence du Christianisme et à l’histoire de l’Europe.

« Turquie, terre qui façonna le Christianisme » ou « sépulcre des Chrétientés d’Orient » ?

Ph. S

A l'instar de Ph.S, il est possible d'écrire au Journal La Croix concernant ce numéro Hors-Série :
http://www.groupebayard.com/index.php/fr/articles/actu/id/419

Voir organigramme de la rédaction (modèle de mail sur : prenom.nom@bayard-presse.com)
http://www.groupebayard.com/index.php/fr/articles/rubrique/art/17

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A propos de l'article de Lysiane Gagnon
( http://collectifvan.org/article.php?r=4&&id=13186 )

Date: Mer 31 octobre 2007 5:30
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Pauvre Lysiane Gagnon

Madame Gagnon,

Je n’ai pas l’habitude de gaspiller mon temps à vous lire, mais un ami vient de porter à mon attention le texte que vous avez publié, sous le titre «Pauvre Turquie», dans le numéro de La Presse du 25 octobre 2007.

Si tant est que votre démarche n’est pas dictée par des motivations totalement personnelles (ce qui soulèverait d’intéressantes questions d’éthique), il est en tout cas impossible de remédier à autant de méconnaissance crasse des faits et des données élémentaires qui auraient dû servir de fondement minimal à votre «article» en cause. Je me contenterai donc seulement de mentionner quelques-uns des perles et des dérapages inouïs qu’il renferme, espérant encore que ces remarques vous inciteront à étudier un peu les sujets que vous évoquez de manière aussi cavalière et superficielle, dans ce qui est supposé être une «chronique» (oui, j’ai remarqué que vous aimez beaucoup les «guillemets», alors, je «vous» en sers «généreusement», bien volontiers.)

- Vous écrivez : «Quel pays accepterait sans broncher de voir son territoire envahi et ses militaires assassinés par des terroristes? » Euh, le nord de Chypre, ça vous dit quelque chose… ? Et les Loups-Gris ? (Quant aux revendications territoriales des Kurdes, je n’irai pas jusqu’à vous suggérer d’étudier moindrement l’histoire contemporaine – non, ça ne signifie pas les gros titres d’hier, madame - , le Traité de Sèvres, la sentence arbitrale du président des USA Woodraw Wilson, etc. Je m’en voudrais de gâcher vos soirées mondaines avec ce genre de travail sérieux.)

- «La puissante armée turque - la sixième au monde en importance – » ? Pourtant, quelques phrases plus haut, vous révélez vous-même que depuis 20 ans, cette vaillante armée n’aura pas réussi encore à vaincre les combattants kurdes (incluant de nombreuses femmes); et ce, sur ce qui constitue officiellement le territoire turc même…

- «Les Américains ont commis, on le voit aujourd'hui, une autre erreur fatale en Irak. À court d'alliés sur place, ils ont tacitement fait alliance avec les Kurdes ». Un petit effort de mémoire vous aurait pourtant permis de vous rappeler que c’est la Turquie – censée être justement le prétendu «allié sur place» - qui a sciemment refusé de permettre aux soldats américains d’ouvrir un front du nord au début de la guerre. Ce qui n’a donné d’autres choix aux Américains que de conclure une alliance cruciale avec les Kurdes. La Turquie étant très mal venue de s’en plaindre à présent.

- Selon vous, la Turquie pratiquerait un «islam modéré». Or, tant le premier ministre que le président actuels sont issus du mouvement islamiste. Et leur pays pullule de cellules d’Al-Qaida – ça, ça passe pourtant souvent dans les gros titres. Mais pas ceux d’hier soir, il est vrai … - . L’antisémitisme y est par ailleurs en pleine croissance (attentats systématiques contre les synagogues; «Mein Kempf», un best-seller; les juifs pris en otage, tout comme toutes les autres minorités d’ailleurs - lorsqu’on n’assassine pas carrément leurs intellectuels dans la rue – un certain Hrant Dink, ça vous dit quelque chose… ? -)

- «La Turquie a tout fait pour se conformer aux exigences européennes»… Là, ça devient de la plaisanterie totale. Êtes-vous au courant de la situation des Droits de l’Homme (surtout des femmes, d’ailleurs), dans ce pays ? Et en tant que « journaliste », l’article 301 du Code criminel turc, vous en avez entendu parler ? Orhan Pamuk, lui, si, puisque cela a causé son exil forcé. Par ailleurs, depuis quelque trente ans, la Turquie a envahi et occupe militairement le territoire d’un État membre de l’UE. Je vous laisse chercher lequel (psst, il y a un indice, là, en haut). Du reste, on assiste dans ce pays à l’intéressant phénomène de la double montée simultanée des courants opposés et primaires que sont l’islamisme le plus obscurantiste et le kémalisme athéiste le plus ultra-nationaliste. Une chance qu’ils ne veulent pas adhérer à la confédération canadienne, dites-donc… Vous auriez probablement soutenu leur candidature.

etc., etc.

Comme je l’ai déjà dit, il n’est pas possible de pallier le vide vertigineux sur lequel vous avez aligné la série de mots creux composant votre texte.

Enfin, le «lobby arménien» que vous évoquez est essentiellement constitué d’une poignée de bénévoles communautaires, enfants ou petits-enfants des victimes du génocide. Qui font face à l’État turc au complet, avec tous les moyens, ressources et effectifs démesurés dont il dispose et qu’il consacre, par priorité déclarée, au négationnisme. Avec, en prime, des alliés comme le président des USA et son gouvernement tout entier, le gouvernement d’Israël, le gouvernement britannique…

Mais vous ne vous demandez pas moindrement comment se fait-il alors, qu’en dépit d’un rapport de forces aussi excessivement inégal, la reconnaissance mondiale du génocide des Arméniens n’arrête pas d’avancer... Cependant, félicitations pour le courage que vous avez de choisir le camp qui est manifestement le vôtre. Non seulement en adhérant au realpolitik le plus exécrable, mais n’hésitant pas jusqu’à devenir carrément la porte-parole du négationnisme étatique turc. (Ah, au fait – et en droit -, je vous avise que par vos propos en cause, vous contrevenez à la Loi du Québec. Si, si, j’ai bien dit Loi, dans le sens littéral de texte législatif formel, dûment adopté par l’Assemblée Nationale. Je vous laisse vérifier, après tout, vous passez pour une «journaliste». Chemin faisant, vous découvrirez alors peut-être que le Sénat, le Parlement et le gouvernement du Canada ont également tous procédé à l’affirmation du génocide des Arméniens.)

La phrase finale de votre texte fait carrément sourire, car vous y invoquez ce qui serait selon vous la légèreté de… pratiquement le monde entier. Or, eu égard au sérieux et à la gravité du sujet, c’est plutôt la légèreté de votre gribouillage qui atteint un degré d’apesanteur absolument sidérant. C’est vraiment trop. Même pour un texte portant votre signature.

H.Ch.
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A propos de l'article de Lysiane Gagnon
( http://collectifvan.org/article.php?r=4&&id=13186 )

Date: Ven 26 octobre 2007 3:31
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Pour information un message envoyé ce jour à Lysianne Gagnon de la "Presse" suite à son article Pauvre turquie Madame, si je ne saurai dire si "l'occident" aura un jour à pâtir du traitement infligé à cette "pauvre Turquie", en revanche votre connaissance; semble-t-il approximative de l'histoire me laisse penser que vous ignorez certainement que la non reconnaissance du Génocide arménien a déjà couté beaucoup à l'humanité tout entière.

"Mais qui se souvient des arméniens" , cette phrase a été prononcée par un certain Adolf Hitler le 22 août 1939 auprès des commandants en chef de son armée, juste avant d'envahir la Pologne. C'est une vérité historique incontestable, elle figure en deux parties dans les pièces du procès de Nuremberg. Ne pensez-vous pas Madame, que la reconnaissance du Génocide arménien eût été d'une quelconque utilité? C'est ce que pensait un certain Raphaël Lemkin, dont j'imagine que vous découvrez le nom aujourd'hui,
c'est un juriste, juif polonais qui a inventé le mot Génocide après guerre en se référant spécifiquement et précisément au Génocide arménien et à la Shoah.

Alors non, Madame, défintivement non, le mot Génocide accolé au mot arménien, ne souffre pas de Guillemets ni de jeux sémantiques, il ne souffre pas de l'approximations ni ne saurait souffrir d'un manque évident de connaissances. Pour en finir avec votre formation accélérée sur le sujet, notez que l'International Association of Genocide Scholars, représentant la majorité, si ce n'est l'essentiel des historiens européens et d'Amérique du Nord, a publié une lettre ouverte adressée au
premier ministre turc en 2005 pour lui rappeler que ce n'était pas la communauté arménienne, mais des centaines d'historiens, de nationalités différentes, indépendants de tout gouvernement, qui avaient établi la réalité du génocide arménien. Oui Madame, les mots ont un sens les massacres des arméniens étaient un Génocide, "pour peu que l'on s'attache au sens des mots"

H.F.
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a.. Lettre ouverte à Monsieur Jean-Marc Porte,
TREK Magazine, 6 rue Ivoy, 38027 Grenoble Cedex1, France
http://www.trekmag.com/index.asp

b.. Monsieur le Rédacteur en chef,
Dans le numéro 80 du mois de Juillet de votre magazine consacré au "Dossier Turquie", à la page 31, nous pouvons lire dans l'article "Turquie. Aux portes de l'Europe" - texte rédigé par Laurence Fleury - les lignes suivantes :

"...D'autre part, Ankara continue de nier la tragédie arménienne de 1915: pendant la Première Guerre mondiale, les Arméniens sont accusés desoutenir l'armée russe et de contribuer à son avancée. Ceux-ci se révoltent, massacrent des musulmans et assiègent la forteresse de Van jusqu'à l'arrivée des Russes. En représailles, le gouvernement ottoman commence à déporter la population. Des centaines d'Arméniens sont exécutés, d'autres déplacés vers la Syrie dans des conditions épouvantables.

Aujourd'hui encore, ces tragiques évènements demeurent un sujet brûlant : les Arméniens ayant survécu accusent le gouvernement turc d'avoir commis un génocide : 1,2 à 1,5 million de leurs compatriotes auraient été tuées entre 1915 et 1923. Mais ce dernier rejette toute responsabilité et nie le crime organisé. En dépit de tout cela, la Turquie bouge..."

Ces lignes qui mettent en présence deux thèses, diffusent le doute que la Turquie avec un budget d'Etat, cherche à imposer dans les esprits. De plus à la page 52, dans l'encadré "Librairie en ligne", vous indiquez quatre adresses de sites webs turcs. Un de ces sites [(*1)] met dans sa page d'accueil le logo clignotant du site "têtedeturc.com".[(*2)] Ce site ouvertement négationniste propageant des falsifications historiques sans signatures, dans l'anonymat, est connu pour sa virulence au point d'être classé comme raciste par la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme.[(*3)] Enfin à la page 54, il y a une courte chronologie en encadré : avec une omission - intentionée - sur 1915. Or ce génocide fut un évènement non seulement très important dans l'histoire de la Turquie elle même, mais également pour toute l'Humanité.

Ces lignes réduisent donc cet évènement historique majeur à une simple répression "policière" d'une révolte tout en chargeant les Arméniens de "massacrer des musulmans" alors qu'il s'agissait d'une révolte de légitime défense contre l'armée ottomane.[(*4)]

Faut-il rappeler qu'en 1915, il y eut préméditation du crime : planification par des Ministères, organisation par des Préfets, exécution par des gendarmes recrutés parmi d'anciens prisonniers de droit commun -un crime dans une déshumanisation innommable qui hante toujours l'Inconscient collectif de la région : pas seulement chez les Arméniens, [(*)] mais aussi chez les Turcs[(*6)] et chez les Arabes qui ont été des témoins proches des massacres des déportés arméniens [(*7)] C'est dans ces conditions que le négationnisme veut tuer une deuxième fois tout en essayant d'exploiter ces conditions mêmes.

Chercher à banaliser un génocide, à le minimiser parce qu'étant perpétré à la périphérie de l'Europe, à le réduire à un aspect affectif d'une "tragédie" régionale, en le vidant de tout son sens organisationnel, c'est vouloir escamoter ce génocide par une construction sémantique de non-existence. Est-ce que par de telles stratégies rédactionnelles, votre magazine aurait agi de la sorte en ce qui concerne la Shoah ...en la présentant dans un flou artistique comme une conséquence acceptée de l'incendie du Reichstag et en occultant en plus les crimes nazis et leur idéologie raciste ? Ou bien cherchant à minimiser la Traite négrière et de l'esclavage pour mieux l'écarter, votre magazine pourrait-il tout aussi bien évoquer que les ancêtres africains des Antillais seraient venus aux Iles Caraïbes dans des conditions acceptables de contrat de travail ? ...Et ajouter dans ce genre de conversation de salon, que l'on ne sait pas trop pourquoi les peuples autochtones précolombiens des Caraïbes ont disparu ?

Ces exemples comparés montrent à quel point ces méthodes révisionnistes sont inacceptables et révoltantes. Cette forme de négationnisme rampant et pervers est insoutenable. C'est une "négation comme atteinte à l'ordre public et, plus fondamentalement encore, au droit au respect de la dignité humaine dans sa portée collective ; c'est-à-dire un droit qui exprime la solidarité entre les humains et fonde le principe même de leur égalité."[(*8)] Ces lignes sous la signature de Madame Laurence Fleury, propagent indirectement le négationnisme officiel de l'Etat turc et sont de plus juridiquement contraires à la loi française du 29 janvier 2001 : "La France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915".[(*9)]

Pour remédier à cet état de fait déplorable et inadmissible suite à votre publication, il est important de rédiger un texte additif rectifiant les lignes de Madame Laurence Fleury. Ce texte doit être envoyé à vos abonnés et être distribué par courtage pour être ajouté aux magazines déjà en rayonnage. Sinon, les descendants de survivants du Génocide de 1915 en France qui sont en très grande majorité citoyens français, feront en famille des piquets d'information devant chaque point de vente de presse de leur quartier. Il faudra prévoir qu'il y aura des sittings devant vos bureaux à Grenoble. Il faut savoir qu'il y a un peu de Martin Luther King dans chacun des descendants de rescapés de 1915 : à force d'endurer des désinformations discriminatoires banalisées par un milieu qui se veut "culturel".

[(*10)] Ces désinformations ne manquent pas d'être ainsi relayés par des médias eurocentristes favorables à la candidature de la Turquie à l'Union européenne.[(*11)]

Nous vous invitons sincèrement à consulter ces deux sites de qualité sur le Génocide arménien : "Imprescriptible.fr" (site de base documentaire) et "Petite Encyclopédie du Génocide Arménien" (site de mise en fiches) [(*12)] : des sites qu'il faudra signaler dans votre texte rectificatif à publier aussi dans votre prochain numéro. Nous vous convions à présenter vos excuses auprès du CCAF, le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France. Les lignes de Madame Laurence Fleury insultent en effet la mémoire d'un million et demi de victimes innocentes exterminées pendant le Génocide dc 1915 -un génocide resté impuni qui a fait dire à Hitler en 1939 : "Qui se souvient encore de l'extermination des Arméniens ?".[(*13)] Ce génocide est un crime imprescriptible et il n'est pas exclu qu'il y aura aussi des informations citoyennes envers les différents annonceurs de votre magazine.

Enfin pour terminer, il faut signaler qu'il y a une absence totale de référence au fait que ces territoires nommés "Anatolie orientale" étaient l'Arménie historique.[(*14)] Ainsi en parlant des fresques de la célèbre église Akhtamar (p.50), il est dit "dans des temps reculés" comme si cette église avait été abandonnée il y a 10 siècles ! Essayer de gommer un passé arménien récent - qui remonte à la plus haute Antiquité[(*15)] - est un syndrome classique de volonté non-dite de construire et d'instaurer une non-existence du Génocide de 1915.

L'exemple d'Akhtamar ne dément pas cette volonté qui existe dans votre "Dossier Turquie". Le texte de Madame Laurence Fleury - avec son vernis de réflexion sur le devenir de la Turquie au point d'instrumentaliser une falsification historique - en est la partie criante.

Nous vous prions d'agréer, Monsieur le Rédacteur en chef,l'expression de nos sentiments distingués.

Jean-Claude Kebabdjian, Président-fondateur du CRDA
Nil V. Agopoff, chercheur au CRDA fondé à Paris en 1976

CENTRE DE RECHERCHES SUR LA DIASPORA ARMÉNIENNE

c.. Copies aux principaux associés professionels de Trek Magazine :
- Publications des Editions Nivéales : Snowsurf - Wind Surf Neige - Freestyler - Skieur Magazine - Big Bike - Montagnes Magazine - Grimper -Wind Magazine - Trip Surf - Kiteboarder - Grands Reportages - Trek Magazine - Hôtel & Lodge - Girl Power - prévu à Nivis SARL : Jean-Pierre Roger & Pascal Maltherre, 6, rue Irvoy - 38027 Grenoble Cedex 01 (pas de e-adresse :
http://www.trekmag.fr/editeur.asp)

d.. Copies
- aux associations franco-arméniennes [dont le CCAF , Armenweb , Collectif VAN, Nouvelles d'Arménie Magazine, Imprescriptible, Petite Encyclopédie du Genocide arménien, etc. ] - dans le département de l'Isère (en préparation)

e.. [(*1)] : LA TURQUIE : GRANDE REVELATION DE LA COUPE DU MONDE

[(*2)] : http://www.turquie.ovh.org/images/ajout/ref-tdt.gif

[(*3)] : Sites racistes et leurs forums

[(*4)] : Arthur Beylerian, Les Grandes puissances, l'Empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises : 1914 1918, Publications de la Sorbonne . Série Documents : 34 Paris 1983 [(*5)] : Les victimes mortes dans l'anonymat, sans sacrements et non enterrées, deviennent des fantômes qui errent jusqu'à la reconnaissance officielle de l'Etat héritier de l'Etat bourreau : cette reconnaissance sera l'enterrement symbolique de ces morts sans sépultures. Quant aux survivants -qui étaient programmés pour être exterminés- ils deviennent des morts-vivants. Voir les travaux de la psychanalyste Hélène Piralian concernant les conséquences ravageuses du Génocide de 1915 et de son déni sur les survivants et leurs descendants. En effet, un génocide chasse la Mort, ce chaînon naturel de la chaîne de transmission humaine qui relie une génération à l'autre et remplace symboliquement la Mort par le meurtre prémédité : cela jusqu'à la reconnaissance officielle tant attendue -

X - Inconscient(s) collectif(s), Mémoire(s) et 1915 - Structure(s) génocidaire(s) - Colloque 2002 de l'Aircrige > Hélène Piralian-Simonyan

[(*6)] : Inconscient collectif turc, mémoire trouée et déni :

X - Inconscient(s) collectif(s) arméniens, Mémoire(s) et 1915 > (1) > Inconscient collectif turc, mémoire trouée et déni

[(*7)] : Radiographie en filigrane des causes profondes inconscientes ou non dites de la genèse terroriste arabo-islamiste [.Djihad.1914 - génocide.1915 - impunité.1923 - califat supprimé.1924.] :

Djihad.1914 - génocide.1915 - impunité.1923 - califat supprimé.1924 : genèse inconsciente du terrorisme islamiste actuel

[(*8)] : Sevane Garibian, "Du négationnisme considéré comme une atteinte à l'ordre public" [Le Monde 12/05/2006] :

Du négationnisme considéré comme une atteinte à l'ordre public

[(*9)] :

LOI no 2001•70 du 29 janvier 2001 relative à la reconnaissance du génocide arménien de 1915 (1)

[(*10)] : c'est ainsi que des associations antillaises avaient manifesté devant le spectacle de Robert Hossein au Palais des Sports le dimanche 26 janvier 2003 où se jouait "C'était Bonaparte" :

X - Inconscient(s) collectif(s), Mémoire(s) et 1915 > Africanité & Arménité > Napoléon Bonaparte jugé pour crime contre l'humanité ? > Une question de dignité

[(*11)] comme si ces médias seraient favorables pour des raisons commerciales à la candidature à l'Union européenne d'une Allemagne :

. qui n'aurait pas reconnu les crimes nazis (qui seraient restés impunis)

. qui aurait consacré un budget d'Etat pour faire réécrire l'Histoire

. qui aurait annexé les Sudètes comme une région historiquement allemande

. qui aurait conditionné sa population à un mensonge d'Etat pendant des décennies

. et qui enfin aurait cherché par un chantage économique à faire accepter son négationnisme.

[(*12)] :Le génocide des Arméniens et sa négation

Petite Encyclopédie du Génocide Arménien

[(*13)] :Publication de l'Institut Zoryan (Boston, USA)
Hitler and the Armenian Genocide

[(*14)] : "L'Anatolie orientale" : expression qui cherche à remplacer celle de la partie occidentale du pays arménien. C'est encore une falsification historique appliquée cette fois à la géographie -comme si on disait que l'Himalaya est le "Décan septentrional". Les Monts d'Arménie ne font pas partie géologiquement du plateau anatolien. En plus éthymologiquement "Anatolie" veut dire en grec "Orient". "L'Anatolie orientale" serait-il donc linguistiquement "l'Orient oriental" ...ou bien "l'Orient de l'Orient" ?

[(*15)] :
VI - Histoire > Préhistoire au Haut Moyen-Age > Moyen-Age > XVI-XVII-XVIII siècles > XIX siècle > XX siècle

VI - Histoire > Préhistoire au Haut Moyen-Age > Moyen-Age > XVI-XVII-XVIII siècles > XIX siècle > XX siècle

- les sites en anglais sont beaucoup plus nombreux (USA & Arménie). Pour un échantillonage (non exhaustif) voir en haut de la page :

Histoire des Arméniens par pays

Lettre ouverte mise sur web dans le site du CRDA :

IX - Génocide de 1915 et enchaînements > D/ Construction d'une non-existence (=déni) : les perversions sémantiques > Révisonnisme dans Trek.Magazine

Réponse reçue :

----- Original Message -----
From: "jean-marc porte"
To: "CRDA - Centre de Recherches Arméniennes"
Sent: Wednesday, July 05, 2006 4:31 PM
Subject: DE Trek Magazine/ JMP

MESSIEURS,
MERCI DE VOTRE COURRIER.
JE SUIS ACTUELLEMENT EN DEPLACEMENT.

OUTRE MES EXCUSES EVIDENTE POUR LE LIEN INTERNET( INADMISSIBLE EFFECTIVEMENT), JE VOUS INFORME QUE VOTRE LETTRE SERA PLUBLIEE EN PAGE COURRIER DE NOTRE PROCHAIN NUMERO, DATÉ OAUT SEPTEMBRE.
SINCÉREMENT.

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Date:Tue, 20 Jun 2006 10:35:46 +0200
Objet: Armenia & Turkey

Le magazine anglais THE ECONOMIST a publié un article sur ANI et aussi la région de Kars. Cet article se veut essentiellement informatif mais cependant justifie la fermeture de la frontière Arménie-Turquie et passe sous silence les antécédents arméniens de Kars et bien que Orhan Pamuk soit cité, toute allusion à ce qui pourrait fâcher les Turcs est évitée comme sa mise en accusation ou, dans son livre les très nombreuses références aux églises et maisons arméniennes à Kars.
J'ai jugé bon de répliquer

N. F.


Réponse à The Economist du 7 juin 2006 :

About your article on Turkey and Armenia June 7th 2006.
I find not acceptable the question mark " -did the mass killings of 1915 constitute genocide?"
A genocide it was , though the term itself did not exist at the time and was created by the Jewish lawyer Raphaël Lemkin in 1944 so troubled was he by the Armenian mass murders and the holocaust . The word was officially adopted in 1948 at the United Nations and applied to the Shoah as well as the Armenian massacres .
The Armenian genocide has been recognized officially by many countries, France, Sweden, The Netherlands, Belgium, Germany, the EU parliament etc...
Turkey so far, has refused to face its history and the writer Orhan Pamuk cited in your article was prosecuted for having said that one million Armenians were killed and many others intellectuals in Turkey are menaced of being jailed if they dare talk about the genocide . In his book "Snow", numerous mentions are made about Armenians churches and houses in Kars occupied now by local Turks , indeed the region of Kars was part of what was greater Armenia , as well as the region of Van in the south .The actual Armenia is about one tenth of what it was in historic times .
As for the Nagorno -Karabagh, this is an ancestral Armenian land peopled by Armenians that want their attachment to Armenia .

N.F.

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Date: Sat, 17 Jun 2006 10:41:02 +0200
Objet: copie courrier adressé à Marianne

Rappel du texte paru dans :

Marianne, le 13 mai 2006

"Le festival des lois mémorielles bat son plein"

JD

"Le propre des lois mémorielles, c'est qu'une fois mis le doigt dans l'engrenage il n'y a plus de raisons de s'arrêter. La preuve? Le groupe socialiste à l'assemblée nationale a déposé un projet de loi qui vise à sanctionner pénalement la négation du génocide arménien par l'empire ottoman. Le parlement avait déjà voté une loi, le 28 janvier 2001, pour reconnaître le génocide de 1915. Cette fois le PS propose d'aller encore plus loin et d'édicter une vérité officielle nécessairement applicable par tous, sous peine de poursuites pénales. Des historiens parmi les plus importants se sont aussitôt mobilisés pour affirmer qu'ils étaient à nouveau pris en otage. Ils ont raison.Toutes les lois mémorielles sont certes inspirées des meilleurs sentiments. Mais outre qu'elles n'apportent rien de nouveau du point de vu pénal(le racisme était condamnable avant la loi Gayssot), elles aboutissent de fait à écrire une vérité immuable, comme du temps de l'Union soviétique. Que l'église, par exemple, condamne l'inquisition et la Saint-Barthelemy, ce serait très bien. mais qui aurait l'idée absurde de proposer une loi sur le sujet?"

Réponse tardive à JD, en réponse à cette brève :

Cher JD,

Et si demain, avec la bénédiction du Vatican, une autorisation préfectorale, et sous bonne protection policière des centaines d'individus défilaient, porteurs de panneaux type "l'inquisition n'a jamais fait le moindre mal", "il n'y a pas eu de massacre de la Saint-Barthélémy", pourrait-on utiliser la loi réprimant le racisme? Non.

Faudrait-il hausser les épaules et faire preuve d'indulgence? Non, et il ne serait alors pas absurde de proposer une loi sur le sujet...

Il y a eut le 18 mars à Lyon une manifestation de ce type: plus de 2000 intégristes violents et haineux ont pu en toute légalité contester l'existence du génocide arménien.

Malgré la loi française reconnaissant ce génocide, il n'y avait parait-il aucun motif juridique pour interdire ce rassemblement nauséabond, il n'y a aucune sanction...

Des députés lyonnais, accessoirement socialistes, mais surtout horrifiés ont alors préparé et proposé un projet de loi pénalisant ce négationnisme.

Contrairement à ce qu'indique votre article, il ne s'agit pas de sanctionner l'empire ottoman, ni d'édicter une loi à dimension planétaire, ni de prendre les historiens en otage, il s'agit simplement de faire que cette manif infecte, grande première soit aussi la dernière!

La mémoire de plus d'un million de mort a été salie, des milliers d'arméniens en exil, traités de menteurs voulant profiter du statut de victime, sont sous le choc, de nombreux lyonnais aussi, qui sont parait-ils d'infects racistes obsédés par le besoin de salir l'honneur turc.

Côté national, à en croire les débats à l'assemblée, tout ça n'est rien à coté de l'amitié de la Turquie...et de son rôle dans notre économie! Et de toute façon Turquie et Arménie seraient en pleine lune de miel...il ne faut pas déranger les tourtereaux! On croit rêver.

Les états et leurs ressortissants sont tous otages de l'histoire, qu'ils le veuillent ou non.

Edicter des lois contre les négationnismes de crimes contre l'humanité avérés n'est pas écrire l'histoire, et n'empêche en rien les historiens sérieux de faire leur travail.

F.V.
69007 LYON

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