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Soudan : « Rien n’est joué » - Tribune commune signée aussi par le Collectif VAN
Publié le :

L'Obs

TRIBUNE. « La France doit soutenir le combat des peuples du Soudan pour la liberté »


« Rien n’est joué », soulignent dans ce texte le Mouvement pour la Paix, la Licra, le Collectif Urgence Darfour et le Collectif Vigilance arménienne contre le Négationnisme.

Par L'Obs

Publié le 15 avril 2019 à 20h20

On ne peut que saluer la chute du dictateur génocidaire Bachir, victoire obtenue par les manifestants pacifiques de tout le Soudan. Omar al-Bachir a été écarté du pouvoir par un coup d’Etat militaire et c’est devant la Cour pénale internationale qu’il devrait désormais répondre de ses crimes : la CPI avait en effet lancé en 2009 et 2010 un mandat d’arrêt international à son encontre pour crimes de guerre, crime contre l’humanité et génocide commis sous ses ordres au Darfour. Le conseil militaire de transition a décrété dimanche qu’il ne livrera pas le président.

La mise hors-jeu d’Omar al-Bachir – qui serait actuellement incarcéré – n’est pas la fin de la dictature islamo-militariste. L’homme qui est apparu pour lire le communiqué de la Junte est le lieutenant-général Awad Ibn Ouf, ministre de la Défense, impliqué en tant que chef des renseignements militaires dans l’organisation d’attaques meurtrières contre les civils au Darfour. Il a annoncé non pas un gouvernement de transition vers la démocratie mais une suspension de la Constitution et un conseil militaire en guise de gouvernement pour les deux prochaines années, avec un couvre-feu à 22 heures. La libération des prisonniers politiques est la seule concession présentée aux manifestants. Cependant, 200 détenus à la prison d’Al Houda au Darfour ne sont toujours pas libres.

La déception et la colère ont suivi la joie de tous ceux qui se sont mobilisés depuis près de quatre mois pour le pain, la liberté et la chute du régime. Le sit-in a continué d’ailleurs, le peuple soudanais bravant le couvre-feu instauré par la Junte. Et cette permanence de la lutte a payé : Awad Ibn Ouf a démissionné au bout de 24 heures. Il est remplacé par le général Abdel Fattah Bourhan. C’est un homme qui est également impliqué dans les massacres de civils au Darfour. Il était commissaire militaire dans la région. Il y a formé et armé les milices Janjawid d’Ali Kushayb, inculpé par la CPI. Selon des rescapés, il était sur place lors des massacres de Mukjar et Deleig dans la période 2003 et 2004. Il a été nommé chef des services de renseignements militaires au Darfour.

Les militaires sont donc divisés, une partie de la troupe et des officiers intermédiaires a fraternisé avec les manifestants, s’opposant même aux attaques des services de sécurité et des milices islamistes. Tandis qu’au Darfour l’armée s’est interposée entre les manifestants et les services de sécurité. Plusieurs civils ont été tués ainsi qu’un lieutenant.

Rien n’est joué. Tout va dépendre de l’intensité de la mobilisation des Soudanais et de la solidarité qui leur sera apportée.

Le soutien international en faveur d’un gouvernement civil en vue d’une transition vers un régime démocratique est fondamental. L’Union européenne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, la Norvège ont déjà soutenu cette demande. La France, plutôt discrète depuis le début des évènements, doit clairement se prononcer pour l’instauration immédiate d’un régime démocratique au Soudan. Elle doit aussi rappeler aux autorités soudanaises que la place d’Omar al-Bachir, et de quelques autres poursuivis par la CPI, est à La Haye.

Le Collectif Urgence Darfour insiste pour que la communauté internationale veille à préserver les manifestants pacifiques de toute violence et qu’elle œuvre à laisser s’exprimer leurs aspirations démocratiques.

Huguette Chomski, présidente du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme (MPCT)

Mario Stasi, président de la Licra

Jacky Mamou, président du Collectif Urgence Darfour

Séta Papazian, présidente du Collectif Vigilance Arménienne contre le Négationnisme (VAN)


https://www.nouvelobs.com/monde/20190415.OBS11617/tribune-la-france-doit-soutenir-le-combat-des-peuples-du-soudan-pour-la-liberte.html




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Source/Lien : L'Obs



   
 
   
 
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