Aujourd'hui : Mardi, 12 novembre 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Colloque du Collectif VAN à Erevan : "Le Vanetsi" (Victor Gardon )
Publié le :

Le colloque autour de l'ouvrage « Le Vanetsi: une enfance arménienne » de Victor Gardon avec la participation de sa petite-fille Christine Gardon, organisé par l'Antenne Erevan du Collectif VAN a eu lieu le 24 octobre 2008 à Erevan au centre culturel « Naregatsi ».

Le public était composé de jeunes Arméniens francophones, lecteurs des traductions en arménien des romans de Victor Gardon et intéressés par la réédition en français de cette trilogie, de membres de l'Union des écrivains d'Arménie, ainsi que de Français intéressés par le thème du colloque et ayant une grande envie de découvrir l'oeuvre de Gardon.

Interrogée par Lilith Stepanian, représentante de l'Antenne Erevan du Collectif VAN, Christine Gardon a tout d'abord présenté la biographie de son grand-père.

Victor Gardon, de son vrai nom Vahram Gakavian, est né à Van le 25 mai 1903 et a survécu au génocide perpétré contre la population arménienne en 1915. Après avoir fui Van et au terme d'un long périple qui le mènera d'Erevan à Tiflis, celui qui s'appelait encore Vahram Gakavian est arrivé à Constantinople et a intégré le Lycée central Guetronagan. Il a quitté Constantinople en décembre 1922 et s'est installé à Paris à partir du 1er janvier 1923. Il y a exercé divers métiers, a travaillé à HOK, au journal arménien Erivan et en 1926, s'est inscrit à la Sorbonne. Il a écrit dans différents journaux: La Lutte (Baikar) USA, Hortahim Hayastan (Journal d'Arménie Soviétique Communiste), L'Occident et Haratch.

En 1957 Victor Gardon a commencé à rédiger l'épopée de la tragédie arménienne qu'il avait vécue à l'âge de 12 ans et en 1959 « Le Vert soleil de la vie » paraît chez Stock, suivi en 1961 du Chevalier à l'émeraude. Le troisième volume, l'Apocalypse écarlate, est paru seulement en 1970 après de nombreuses censures et coupes.

La petite-fille de Gardon a ensuite parlé des recherches qu'elle mène depuis 4 ans, ainsi que de son initiative de rééditer en un seul volume les 3 romans historiques de son grand-père : il lui semblait essentiel de mener ce travail à l'heure où la Turquie révise son histoire, continue à nier le génocide arménien et frappe à la porte de l'Union Européenne.

Christine Gardon a également parlé de la lettre qu'elle avait adressée aux Editions Stock pour leur demander la réédition de la trilogie, et de l'accueil chaleureux qu'elle avait reçu de la part des responsables de la maison d'édition. Un soutien hautement symbolique : ce sont les mêmes éditions qui avaient édité pour la première fois, il y a cinquante ans, « Le Vert Soleil de la vie », premier roman de Victor Gardon écrit en français.

Lors de la soirée, Christine Gardon a lu un extrait de la lettre du grand poète arménien Vahan Tekeyan, adressée à Victor Gardon: « Tu as vu la laideur avant d'avoir vu la beauté. Tu peux mépriser l'humanité, mais pas ses orphelins. Ne perds pas la foi que tu as en toi. N'aie pas peur de parler, mais avec des mots. Ne mens pas, surtout pas à toi-même. Trouve l'exact chemin de ton expression, cela te prendra peut-être des années. Mais fais-le de façon que l'on te comprenne et encore plus important que l'on te croit ».

Et enfin, elle a parlé de l'oeuvre de Victor Gardon, de cette biographie romancée qui présente l'enfance volée d'un jeune Vanetsi (originaire de Van, Turquie), qui a traversé son temps, tour à tour victime de l'oppression turque et acteur de la résistance contre les Nazis, la vie de sa famille arménienne qui a survécu au génocide, la misère et les atrocités que les Arméniens ont vécues au début du XXème siècle.

A la fin du colloque, M. Djanikian, un proche de la famille Gardon, membre de l'Union des écrivains d'Arménie, a pris la parole pour parler de la place qu'occupent les oeuvres de Victor Gardon dans la littérature arménienne. Il a remercié Christine Gardon d'avoir eu cette idée merveilleuse de rééditer la trilogie épique de son grand-père. Une oeuvre essentielle à lire et relire.


Compte-Rendu : Lilith Stepanian, Représentante du Collectif VAN à Erevan - 31 octobre 2008 - 09:10 - http://www.collectifvan.org






Retour à la rubrique



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org