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Le Collectif VAN dénonce : l'argent du crime finance la négation du génocide
Publié le : 24-02-2012

Génocide arménien : l'argent du crime finance sa négation

Sollicités par l’Ambassadeur de Turquie en France et des groupes de pression franco-turcs, des parlementaires français ont saisi le Conseil constitutionnel afin d’obtenir l’invalidation de la loi du 23 janvier 2012 pénalisant la négation des génocides, dont celle du génocide arménien. Les Sages doivent rendre leur verdict ce 28 février. Jean-Louis Debré va-t-il se déporter comme deux de ses collègues épinglés par le Canard enchaîné ? Lors des débats du 18 mai 2006, celui qui était alors Président de l’Assemblée nationale, avait précipitamment levé la séance pour éviter un vote qu’il pressentait favorable à l'adoption de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Difficile pour lui de prétendre, dans ces conditions, ne pas être en porte-à-faux. Sans parler de l’affaire de la plaque commémorative d’Evreux, posée en 2006, et dont on apprend aujourd’hui qu’elle avait été sciée en deux afin de supprimer la partie mentionnant le génocide arménien de 1915, parce que « jamais Jean-Louis Debré [Maire d’Evreux] n’accepterait ce texte avec une référence au génocide des Arméniens ».

Au-delà, comment ne pas s’interroger sur les motivations de ceux qui militent avec frénésie pour la liberté de nier le « crime des crimes » en France, surtout lorsque le Sénat et l’Assemblée nationale votent au même moment - par une troublante coïncidence et sans aucune opposition ni répercussion médiatique -, une loi du même ordre protégeant la mémoire des Harkis ?

Peut-on, au nom de la liberté absolue d’expression et de recherche, s’engager - avec une passion que certains pourraient juger suspecte - aux côtés d’une Turquie régulièrement condamnée pour atteintes aux droits de l’homme et qui embastille ses intellectuels progressistes ? Et ce d’autant plus lorsque l’on prétend parler au nom des Justes turcs qui, eux, appellent de leurs vœux cette loi malgré les risques qu’ils encourent ? [1]

La Turquie a les moyens d’imposer la négation du génocide arménien de 1915 comme principe intangible de l’Europe de demain. L’occasion de revenir ici sur l’usage fait de la spoliation des biens des Arméniens de l’Empire ottoman et de la République de Turquie. Le constat est accablant : l'argent du crime finance de facto sa négation.


Légende photo : Palais Çankaya [Çankaya Köşkü], résidence officielle du Président de Turquie

On l’a vu : les pressions turques ne sont pas étrangères à la saisine du Conseil constitutionnel par 65 députés et 77 sénateurs. Ce lobbying intensif émane aussi d’entreprises françaises et non des moindres. Ankara a ainsi pu compter sur AXA, compagnie associée en Turquie au Fonds de Pension de l'Armée turque : son PDG, M. Henri De Castries, a co-signé avec Kemal Derviş - en tant que co-président du Comité Scientifique du think tank franco-turc « l'Institut du Bosphore » - une lettre adressée aux députés français pour les inciter à saisir le Conseil constitutionnel « au nom de la relation France-Turquie » (notion éminemment constitutionnelle comme chacun le sait).

Après l’extermination de la population arménienne de Turquie en 1915, la compagnie Union-Vie (rachetée par AXA) avait « omis » de verser les rentes dues aux ayant-droits des victimes, alors que nombre d’Arméniens de l'Empire ottoman étaient titulaires de polices d'assurances françaises contractées chez elle. La multinationale AXA, suite à une menace de procès émanant d’un cabinet d’avocats américains, avait dû se résoudre en 2005 - au grand dam de son partenaire militaire turc - à verser 17 millions de dollars d'indemnités, à répartir entre plusieurs milliers de descendants de victimes du génocide arménien dans le monde. Un arrangement qui a dû lui coûter au vu de ses alliances…

Parmi les autres membres de l’« Institut du Bosphore » créé en septembre 2009 par la TÜSIAD, notons la présence de Gilles Veinstein dont l’élection en 1999 au Collège de France s’était faite, chose inédite, à une très faible majorité. Il est vrai que ses propos controversés sur le génocide arménien dans la revue Histoire (avril 1995) avaient été qualifiés par Israël Charny, président de l’Institut de recherche sur l’Holocauste, "d'exemple clair d'une nouvelle forme extrêmement dangereuse de négationnisme sophistiqué".

Des femmes et des hommes politiques de tous bords ont répondu à l’appel du patronat turc dans le cadre de cet « espace d'échanges et de débat permanent, libre et objectif » qu’est l’« Institut du Bosphore » : outre un journaliste connu pour ses diatribes fort peu amènes envers les Arméniens, notons à droite, la présence du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, et celle de Jean-François Coppé, Secrétaire général de l'UMP ; pour le PS, Elisabeth Guigou, Catherine Tasca, Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, et Michel Rocard apportent leur caution humaniste au Président de l’Institut du Bosphore qui se félicite de la saisine du Conseil Constitutionnel, alors que François Hollande, candidat socialiste aux élections présidentielles, soutient la loi.

Côté turc, remarquons au sein du Comité Scientifique, Mme Güler Sabancı, PDG de Sabanci Holding, M. Mustafa V. Koç, PDG de Koç Holding et la représentante de la TÜSIAD, Association des hommes d’affaires et des industriels turcs. L’écrivain turc Erol Özkoray parle d’"une nouvelle classe sociale dont la fortune provenait de la propriété des Arméniens (par exemple, le portier Haci Omer Sabanci est l’ancêtre de la famille Sabanci d’aujourd’hui, et l’épicier Vehbi Koç, le père de la famille Koç d’aujourd’hui)". Ariane Bonzon, sur Slate, écrit :"Certaines grosses fortunes turques, celle des Koç et celle des Sabanci par exemple, se seraient édifiées sur la confiscation des biens arméniens. […] « C’était flagrant. Ils vivaient très modestement et se sont enrichis du jour au lendemain. » [2]. Laure Marchand indique dans Le Nouvel Observateur : "La République turque s'est construite en dépossédant et en expulsant les minorités non musulmanes. L'économie nationale, comme sa nouvelle bourgeoisie, a prospéré sur la spoliation massive des biens des Arméniens." [3].

Selon le professeur turc Uğur Ümit Üngör, " Les divers ministères profitèrent largement du processus de colonisation. […] Exemple célèbre d’un bien confisqué aux Arméniens, l’histoire de la Maison des Vins Kassabian à Ankara. En décembre 1921, Mustafa Kemal traverse la région, lorsqu’il remarque la splendide demeure de Kassabian, opulent joaillier et négociant à Ankara. Elle était occupée par la famille Bulgurluzâde après que les Kassabian eurent été spoliés et déportés. Mustafa Kémal goûta cette demeure et l’acheta à Bulgurzâde Tevfik Effendi pour 4 500 livres turques. Depuis, cet ensemble est connu sous le nom de Palais Çankaya [Çankaya Köşkü], résidence officielle du Président de Turquie". [4]

Enfin, "Trois citoyens arméno-américains sont en possession des titres prouvant qu’ils sont propriétaires des biens immobiliers volés à leurs familles pendant le génocide, et demandent des compensations pour 49,37 hectares de terrains dans la région d’Adana. La base aérienne stratégique américaine d’Incirlik est en partie située sur leur propriété." rappelle le journaliste arméno-américain Harut Sassounian [5].

Après avoir, dans un premier temps, financé la déportation et l’extermination des Arméniens, la confiscation de leurs biens contribue nécessairement - puisque la prospérité turque s’est construite sur cette dépossession -, à financer aujourd’hui la négation du crime. Un crime qui a effacé les Arméniens de leurs terres ancestrales jusque dans les Archives si l’on en croit le journaliste Guillaume Perrier sur son blog du Monde : "Le cadastre ottoman d’avant 1915, qui a été entièrement traduit en turc et numérisé en 2005, a ensuite été confisqué par le MGK (Conseil National de Sécurité) qui voyait dans la publication de ces archives, un danger pour la sécurité nationale." ? [6]

En septembre 2011, « un décret gouvernemental a été publié dans le journal officiel turc qui préconise que les biens confisqués aux fondations religieuses minoritaires par une déclaration datant de 1936 leur seront restitués dans un délai de plusieurs mois. Plusieurs centaines de propriétés devraient être ainsi restituées aux termes de ce décret, qui prévoit en outre la restitution de certaines propriétés appartenant aux Juifs de Turquie. La décision concerne notamment plusieurs hôpitaux, écoles, cimetières et orphelinats listés dans un recensement de 1936, appartenant aux minorités arménienne et orthodoxe-grecque de Turquie. » [7]

Car, loin d’être un épiphénomène, la politique d’enrichissement de l’Empire ottoman au détriment de ses communautés arménienne, grecque et juive, s’est poursuivie au sein de la République de Turquie. Outre les lois turques de 1926 et de 1935 qui interdisent l’acquisition de propriétés ultérieurement à ces deux dates, le tout renforcé par une loi de 1974 qui ne s’adresse qu’aux non musulmans (les minorités ne pouvant disposer que des propriétés qu’elles avaient inclues dans une liste enregistrée en 1936 [8]), le président turc İsmet İnönü a institué de 1942 à mars 1944, le Varlık Vergisi. Cet impôt sur la fortune reposait sur une base discriminatoire, le montant prélevé sur les non musulmans s'avérant bien supérieur à celui prélevé sur les musulmans. 87% de ceux qui devaient payer des impôts étaient des non musulmans. Les industriels et commerçants arméniens étaient taxés avec le plus fort pourcentage : 232% de leur capital. Les industriels juifs à 179%, les Grecs à 156% et les industriels musulmans sur la base de seulement 4,94%. Les membres des minorités non musulmanes qui n’ont pas pu payer leurs impôts ont été envoyés dans les camps de travaux forcés d’Askale, Sivrihisar, Karanlikdere [9].

Les communautés chrétiennes et juive devaient par la suite subir les événements du 6–7 septembre 1955 à Istanbul, avec un terrible pogrom principalement dirigé contre la minorité grecque, mais visant également les communautés juive et arménienne de l’ancienne Constantinople. Ces exactions ont contribué à détruire un peu plus l’outil de travail des nombreux commerçants de ces minorités et ont acculé ces dernières à l’exil, contraintes de céder à perte leurs biens. La communauté grecque est passée de 135 000 membres avant l'attaque, à 7 000 en 1978 et à 2 500 en 2006. Avant 1955, environ 40% des biens fonciers stambouliotes appartenaient aux minorités. [10]

Avec cet arrière-plan historique, la fébrilité des hommes d’affaires turcs et français en faveur de la liberté de nier pose question. « Exploitation des souffrances arméniennes à des fins électoralistes » a-t-on entendu dire pour dénigrer toute législation anti-négationniste. Mais c’est avec l’exploitation « de la spoliation massive des biens des Arméniens » (et des autres minorités massacrées ou déplacées), des maisons, des terrains, des magasins, des fabriques, des bijoux, des meubles, de l’argent d’un peuple entier, que tout business avec la Turquie [ou en Turquie], a nécessairement un lien.

Conflits d’intérêts ?

Impossible de ne pas évoquer ici les papiers du Canard Enchaîné qui font part de possibles conflits d’intérêt au sein d’un Conseil Constitutionnel supposé siéger en toute impartialité : ainsi, l’un des Sages, M. Hubert Haenel est membre de ce fameux « Institut du Bosphore » qui a incité les parlementaires à saisir… le Conseil Constitutionnel. Le Canard Enchaîné du 8 février 2012 annonce que M. Haenel se « déporte ».

Parmi ses pairs, Jacqueline de Guillenchmidt - dont la mémoire a été rafraîchie par l’hebdomadaire satirique -, a également renoncé à voter : il est vrai qu’elle s’était engagée en 2008 auprès de Pierre Nora contre les « lois mémorielles »…

Qui sera le prochain à se désister ? Jean-Louis Debré ? Lors des débats du 18 mai 2006 , celui qui était alors Président de l’Assemblée nationale, avait précipitamment levé la séance pour éviter un vote qu’il pressentait favorable à l'adoption de la loi pénalisant la négation du génocide arménien. Difficile pour lui de prétendre, dans ces conditions, ne pas être en porte-à-faux. Sans parler de l’affaire de la plaque commémorative d’Evreux, posée en 2006, et dont on apprend aujourd’hui qu’elle avait été sciée en deux afin de supprimer la partie mentionnant le génocide arménien de 1915, parce que « jamais Jean-Louis Debré [Maire d’Evreux] n’accepterait ce texte avec une référence au génocide des Arméniens ».

Le mécanisme des « récompenses »

L’historien turc, Taner Akçam, dans son ouvrage Un acte honteux, le génocide arménien et la question de la responsabilité turque note que, dès 1895, « Avec la création des régiments Hamidiye, nous voyons le mécanisme des « récompenses » obtenues en échange du traitement impitoyable infligé aux Arméniens commencer à se systématiser. Les dépenses de ces unités [Hamidiye] étaient couvertes par les revenus tirés de la répression, des vols et des meurtres qu’elles exerçaient. » [11]

Autres temps, autres mœurs. Esther Benbassa, Sénatrice Europe Ecologie/Les Verts, pourtant ardente adversaire de la loi, soulève un problème capital dans une interview parue ce mois-ci : « Beaucoup d’historiens de l’Empire ottoman étaient de grands historiens, mais lorsqu’il s’agissait de travailler sur les minorités, ils ne voulaient pas s’en mêler car ils avaient peur de ne plus avoir accès aux archives turques. Ils voulaient avoir le tapis rouge et la voiture officielle qui viendrait les chercher à l’aéroport. » [12]

Sont-ce là les mêmes historiens qui pourfendent « la vérité d’Etat imposée » par la France ?

Robert Badinter, dont le nom représente la force des plus beaux engagements, a - quant à lui - usé de tout son prestige pour s’opposer à la loi pénalisant la négation des génocides. Nommé en mars 2011 Doctorat Honoris Causa en Droit de l’Université Galatasaray d’Istanbul [13], il est à espérer que l’ancien garde des Sceaux et sénateur mette ses nouvelles relations à profit pour exiger la libération de l’éditeur turc Ragip Zarakolu. Agé de 64 ans, Zarakolu a été arrêté le 28 octobre 2011 à Istanbul et incarcéré depuis dans une prison de haute sécurité en Turquie. Comme des milliers de ses compatriotes, il est prétendument inculpé pour terrorisme, mais en réalité, pour ses opinions en faveur des Kurdes et des Arméniens. Vous avez dit liberté d’expression ?

En 2006, deux reportages diffusés sur Canal+ (Karl Zéro dans le Vrai Journal et surtout « Sibel Edmonds, Une femme à abattre » de Mathieu Verboud et Jean-Pierre Viallet), apportaient quelques éléments d’informations sur les dessous des « affaires » turques. En avril 2011, sur Arte, c’est le documentaire "Aghet : 1915 - Le génocide arménien" qui éclairait avec force l’histoire du génocide et la politique négationniste de l’Etat turc. Une politique récemment décrite par Taner Akçam dans une interview magistrale traitant de l’industrie de la négation et mise en ligne par le correspondant du Monde à Istanbul. [14]

Mais personne, non personne, ne nous a encore expliqué pourquoi des personnalités françaises font autant d’efforts pour que le génocide arménien puisse être librement nié dans notre République.

Séta Papazian
Présidente du Collectif VAN
[Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]

Boîte vocale : +33 (0)1 77 62 70 77 - BP 20083 - 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Email: contact@collectifvan.org
www.collectifvan.org


[1] Zarakolu : les limites de la liberté d’expression

[2] Ariane Bonzon – Slate, 22/12/2011 - Le génocide arménien, «G word» pour les Turcs

[3] Laure Marchand - Le Nouvel Observateur - Créé le 02-02-2012 à 15h08 - Mis à jour le 03-02-2012 - Génocide arménien : un tabou qui se fissure

[4] « Confiscation et colonisation - La prise des biens arméniens par les Jeunes-Turcs » par Uğur Ümit Üngör Génocide arménien : confiscation et colonisation The Armenian Weekly, avril 2011 - Traduction : © Georges Festa - Armenian Trends.

[5] Procès contre la Turquie pour la base US d’Incirlik, Harut Sassounian, éditorial du 23 décembre 2010 ©Traduction de l’anglais C. Gardon

[6] Blog de Guillaume Perrier Alain Juppé en Turquie: « pleinement solidaires »

[7] La Turquie va restituer des biens saisis à des minorités religieuses

[8] LES ARMENIENS EN TURQUIE AUJOURD’HUI

[9] Ayse Hür Cumhuriyet’in ‘azınlık raporu’

[10] Istanbul, capitale européenne de la culture et des pogroms

[11] Taner Akçam, Un acte honteux. Le génocide arménien et la question de la responsabilité turque. Paris, Denoël, 2008, p 58.

[12] Esther Benbassa - France-Arménie N°383 Février 2012.

[13] Robert Badinter à Istanbul à l’occasion de l’approfondissement de la coopération entre Galatasaray et les universités françaises

[14] Blog de Guillaume Perrier Taner Akçam: « la négation du génocide est une industrie »


« AGHET : 1915 - Le génocide arménien » :


AGHET : 1915 - le génocide arménien par Richard-MALLIE

http://www.dailymotion.com/video/xid37z_aghet-1915-le-genocide-armenien_news


Lire aussi :

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Révélations de Sibel Edmonds sur les méthodes turques de corruption aux USA

USA/Turquie : histoires de corruption

USA/Turquie : L'affaire Sibel Edmonds

Génocide arménien : un outil diplomatique et touristique ?

Les députés adoptent un texte protégeant les "harkis"

L’institut du Bosphore : le rendez-vous des soutiens français à Ankara

Minorités de Turquie : un Juif d’Istanbul parle

Nota : Pour une meilleure information de ce qui se passe sur le territoire français, le Collectif VAN alimente depuis 2006 un Observatoire du Négationnisme. Les faits les plus marquants ont récemment été regroupés ici.




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