Aujourd'hui : Lundi, 24 septembre 2018
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Le sort incertain d’un ex-commandant militaire de Bosnie
Publié le : 12-06-2015

Le Temps

Justice vendredi 12 juin 2015

Laure Lugon Zugravu

Il accompagnait de son propre chef une délégation invitée par la Ville pour les commémorations du massacre de Srebrenica. La communauté bosniaque est sous le choc. La Serbie réclame son extradition

L’affaire est peu banale. Mercredi, les gardes-frontières genevois arrêtent à la douane de Thônex-Vallard un ancien commandant des forces armées bosniaques musulmanes de la région de Srebrenica, Naser Oric. L’homme est placé en détention sur ordre de l’Office fédéral de la justice (OFJ), lequel se fonde sur un mandat d’arrêt des autorités serbes datant de l’année dernière. Motif: Naser Oric aurait mené entre 1992 et 1995 plusieurs attaques contre des villages serbes de la région de Srebrenica, afin de les vider de leur population serbe par l’intimidation, la torture et le meurtre.

Or, Naser Oric est connu de la justice internationale. Condamné en 2006 par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour n’avoir pas tenté de prévenir les mauvais traitements et les meurtres commis contre la population serbe en 1992-1993, il est cependant acquitté deux ans plus tard en appel de tous les chefs d’accusation, faute de preuves suffisantes. Pourquoi la Serbie active-t-elle alors un mandat d’arrêt, alors que l’homme a déjà été jugé? C’est ce que l’OFJ va devoir éclaircir: «L’OFJ va examiner si les faits décrits dans le mandat d’arrêt se distinguent de ceux sur lesquels le jugement du tribunal pénal international s’est fondé», note le communiqué. Entendu hier par le Ministère public du canton de Genève, Naser Oric s’est opposé à son extradition. «L’OFJ entend à présent déterminer si une extradition est admissible a priori», poursuit le communiqué.

Commémoration du massacre de Srebrenica

Mais que venait donc faire à Genève cet ancien chef militaire de 48 ans? Participer aux commémorations du massacre de Srebrenica, prévues ces jours prochains, mais sans y avoir été convié toutefois: «Le maire de Srebrenica a sollicité début mai une rencontre avec le Conseil administratif de la Ville de Genève dans le cadre d’un événement lié à la commémoration des vingt ans du massacre de Srebrenica et organisé par une association, explique Esther Alder, maire de Genève. Le Conseil administratif a accepté de recevoir le maire de Srebrenica et sa délégation. Celle-ci ne comprenait pas M. Naser Oric, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international.»

A l’Association culturelle des Bosniaques de Genève, l’imam Ibrahim Husanovic n’en revient toujours pas: «Nous sommes tous très choqués. Naser Oric a été innocenté par le TPIY. Comment se fait-il qu’il ait traversé la Croatie, la Slovénie et l’Italie sans problème et qu’il soit arrêté aux portes de Genève? Nous pensons qu’il y a peut-être une confusion que les autorités suisses vont bientôt dissiper.» Ayant appris la nouvelle par la radio de Belgrade B-92, l’imam soupçonne quelque manœuvre politique de la Serbie. Il espère même une libération de Nasser Oric d’ici aux commémorations. Un espoir qui sera vraisemblablement douché.




Retour à la rubrique


Source/Lien : Le Temps



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org