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« Beaucoup de Syriens ont déjà intégré l’idée d’une partition du pays »
Publié le : 06-07-2015

L'Orient le Jour

Propos recueillis par Anthony SAMRANI | OLJ

04/07/2015

Entretien

Les rebelles ont formé jeudi soir une nouvelle coalition, dénommée Ansar al-Charia, menée par le Front al-Nosra – branche d'el-Qaëda en Syrie – et le groupe salafiste Ansar el-Cham pour « libérer » la ville d'Alep. Retour sur les enjeux de cette nouvelle offensive avec Fabrice Balanche, spécialiste de la géographie politique de la Syrie et du Liban.

La bataille d'Alep semblait se préparer depuis déjà plusieurs semaines. Pourquoi avoir choisi ce moment pour lancer l'offensive ?


Les rebelles dirigés par al-Nosra ont attaqué par le nord-ouest d'Alep. La nouvelle coalition n'est pas différente de celle qui a remporté des victoires à Jisr al-Choughour, Idleb et Ariha, à savoir Jaych el-Fateh. Le changement de nom pourrait s'expliquer par une volonté de mettre encore davantage en exergue la connotation islamique du mouvement. Ils semblent être quelques milliers de combattants et ont une réelle possibilité de prendre la ville. L'armée syrienne est affaiblie et son allié iranien l'encourage à se replier sur le littoral.

L'armée syrienne peut-elle abandonner Alep ?

Alep est très difficile à tenir. L'armée syrienne va quand même se battre. Elle pourrait résister quelques semaines, histoire de gagner du temps, mais le régime ne va pas mettre le paquet pour sauver Alep-Ouest (Alep-Est est détruite et tenue par les rebelles).

Parallèlement, certaines milices sunnites prorégime qui combattent pour des raisons d'appartenances tribales face à d'autres tribus antirégime vont essayer de défendre la ville. Les gens ont très peur à Alep. Ils se battront, parce qu'ils connaissent déjà le sort que leur réserverait al-Nosra si la ville tombait sous son emprise.

Que signifierait la perte d'Alep pour le régime Assad ?

Si Alep tombe, c'est la preuve que le régime est véritablement sur la défensive et qu'il ne peut plus espérer reconquérir des territoires. J'étais en Syrie au début du mois de juin et beaucoup de gens ont déjà intégré l'idée d'une partition du pays, notamment les alaouites. Ce n'était pas le cas il y a un an, mais, depuis, l'idée de partition a fait son chemin. Les alaouites ne veulent plus se battre pour défendre des villes aux quatre coins du pays, donc le régime a des difficultés au niveau du recrutement.

Et une victoire pour Ansar al-Charia ?

Si al-Nosra prend Alep, il pourra en faire sa capitale. Mais il sera vite confronté à un nouveau souci. Si le régime se retire, l'État islamique (EI) va essayer à son tour de prendre Alep. On pourrait alors assister à un combat fratricide entre les deux mouvements jihadistes.

La prise d'Alep s'inscrirait dans le changement de stratégie effectué par al-Nosra. Contrairement aux années précédentes, ils ont compris que le régime ne tomberait pas facilement. Les lignes de défense sont encore très solides à Damas. La route Homs-Damas est parfaitement sécurisée par exemple. Al-Nosra cherche à grignoter du terrain, faire tomber des territoires sunnites où le régime est fragilisé.




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Source/Lien : L'Orient le Jour



   
 
   
 
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