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«L’armée turque n’a rien à faire en Syrie»
Publié le : 30-07-2015

Le Temps.ch


Légende : Pour Saleh Muslim, coprésident du parti kurde de l’union ­démocratique (PYD), la Turquie tient un double langage, sa déclaration de guerre contre l’EI ne sera pas suivie d’actes. (Keystone)


Mercredi 29 juillet 2015

Boris Mabillard

Le coprésident du Parti de l’union démocratique (PYD), Saleh Muslim, affirme qu’Ankara ne combat pas l’Etat islamique et entend empêcher les Kurdes de Syrie de s’émanciper.

Les opérations menées par la Turquie bousculent les équilibres militaires. Si l’engagement de l’armée turque aux côtés de la coalition peut potentiellement accentuer la pression sur l’Etat islamique (EI, ou Daech), l’offensive contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les menaces contre les militants kurdes du Parti de l’union ­démocratique (PYD) en Syrie pourraient se montrer contre-productives. Pour Saleh Muslim, le coprésident du PYD, la Turquie tient un double langage, sa déclaration de guerre contre l’EI ne sera pas suivie d’actes.

Le Temps: En s’attaquant à l’EI, contre lequel vous combattez aussi, la Turquie vous aide-t-elle?

Saleh Muslim:
Les déclarations turques contre l’EI, c’est du vent. Ankara fait son show, mais la Turquie ne combat pas véritablement l’EI. Au contraire, la Turquie a largement aidé les djihadistes et continue à le faire. L’EI a utilisé la Turquie comme base arrière et profité de la bienveillance des autorités. Les djihadistes traversent la frontière comme ils le veulent, envoient leurs blessés se faire soigner dans des hôpitaux turcs sans être inquiétés. En menaçant l’EI, le gouvernement turc rachète son soutien aux djihadistes et répond positivement aux demandes de Washington. Mais, dans les faits, la Turquie aide les djihadistes, ceux du Front Al-Nosra [la branche syrienne d’Al-Qaida] et ceux de l’EI.

– Pourquoi?

– D’abord parce que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, partage une partie de l’idéologie des islamistes radicaux. Ensuite, il apporte son soutien aux djihadistes parce que ces derniers se battent contre les Kurdes. C’est une guerre interposée. Il veut prioritairement empêcher que les Kurdes de Syrie s’émancipent. Nous ne voulons pas l’indépendance de notre région, Rojavé, mais une autonomie relative dans un Etat fédéral. Ce projet est insupportable pour le gouvernement turc, qui y voit une menace pour la Turquie. Mais j’ai plusieurs fois déclaré que nous ne ferions rien pour nuire à Ankara et que seules les affaires syriennes nous concernaient. Ce n’est pas pour rien que le gouvernement lie deux problématiques qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre: les questions kurdes et l’EI.

– Comment réagirez-vous à la création d’une zone tampon libérée de l’EI en Syrie?

– Parfait si cette zone ne dépend pas de la Turquie mais d’une force internationale. Ce que cherche Ankara, c’est un prétexte pour pénétrer dans les zones kurdes contrôlées par les Unités de protection du peuple [ndlr: YPG, le bras armé du PYD]. C’est aussi une manière de nous empêcher de reprendre du terrain à l’EI et de réaliser une continuité territoriale pour désenclaver Kobané et Afrin. L’armée turque n’a rien à faire en Syrie. Son intervention ne peut qu’aggraver la situation.

– Si les soldats turcs interviennent dans des régions que vous contrôlez, comment réagirez-vous?

– Les YPG constituent la seule force capable de résister aux djihadistes. Pas seulement à l’EI mais aussi au Front Al-Nosra et à ses alliés. Nos combattants se battront contre toute incursion qui menace la sécurité et l’autonomie des Kurdes syriens, que cela vienne de Damas ou d’Ankara. Nous nous battrons contre eux s’ils pénètrent dans les zones que nous contrôlons.

– De quel appui bénéficiez-vous du côté américain?

– Ils savent que nous sommes la meilleure force de frappe contre l’EI. Leurs bombardements nous aident massivement. Nous avons des contacts réguliers, mais nous n’avons pas reçu d’aide militaire. Peut-être y a-t-il une coordination au niveau des YPG.




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Source/Lien : Le Temps.ch



   
 
   
 
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