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Charles Aznavour à « L’Orient-Le Jour » : Qui je suis ? Un café-crème
Publié le : 04-08-2015

L'Orient le Jour

Photo Michel Sayegh

Colette KHALAF | OLJ

01/08/2015

On ne compte plus ses escales au Liban tant ses visites sont attendues et chaleureusement accueillies. C'est comme si Charles Aznavour faisait partie de la grande famille libanaise. Ce soir, c'est dans un nouveau cadre (à Batroun) qu'il se produit. Pour le plus grand bonheur des Libanais.

Beit-Méri, Jbeil , Beiteddine et d'autres localités, d'autres festivals ont résonné de ses chansons intemporelles. Sans oublier qu'il s'était même produit dans les boîtes de nuit, notamment à l'Epi Club de Toros Siranossian. Aujourd'hui, c'est le Festival international de Batroun (toutes générations confondues de spectateurs) qui accueille le grand Charles. « Moi aussi, répond-il, j'attends ces rendez-vous avec impatience et je reviens à chaque fois au Liban avec autant de plaisir. J'aime beaucoup voyager et revoir les gens que j'ai connus. »

Mais, dans son agenda, il y a eu d'autre retours notables, comme celui en Arménie en 1963, et ensuite, lors du tremblement de terre. « Le jour où l'Arménie est devenu un pays autonome, j'ai pensé qu'il fallait bouger. On ne peut pas pleurer pendant 100 ans, il faut passer à l'acte. Je me suis alors levé et j'ai dit : Il faut qu'il y ait reconnaissance d'une manière ou d'une autre. Quel que soit le mot utilisé, il faut le trouver pour qualifier leur acte et obliger le gouvernement turc, et pas les Turcs (ma mère m'a appris à les aimer), à reconnaître ce génocide. De plus en plus, Ankara se barricade derrière ce mensonge. Ni l'Allemagne ni la Fance ne l'ont fait. »

Et de poursuivre : « Il faut d'autre part s'entendre sur ce qu'on demande. Ni trop ni pas assez. » L'action militante de Charles Aznavour ne se résume pas à un simple bol de riz ou des victuailles offertes, mais à un travail plus large, ciblant les écoles. « Nous avons réhabilité et construit quarante-sept écoles, tout en insistant sur la construction d'une école française. Nous sommes un peuple culturellement très avancé. Et s'il faut choisir une autre langue que le russe et l'arménien, autant que ce soit le français. » Alors, Charles Aznavour est-il plus arménien que français, ou le contraire ? « Je suis un café-crème. On ne peut dissocier les deux composants. L'arménien est ma langue familiale, pas la mienne. Ma langue, c'est le français et ma terre natale est la France. L'Arménie est la terre de mes ancêtres. Je peux faire beaucoup pour l'Arménie avec mes moyens, mais je ne peux abandonner ma nationalité française. »

Voir la vidéo:



https://youtu.be/HdsVheVXvWc

Travail, travail et... travail

Au palmarès musical de Charles Aznavour, plus d'une cinquantaine d'albums, dont 14 en anglais, 14 en italien, une dizaine en espagnol, une chanson en napolitain, et une autre en russe, trois opérettes, et maintenant une comédie musicale sur Toulouse-Lautrec, le peintre français de la gaieté. Le chanteur français « qui s'est vu déjà un jour, au haut de l'affiche », a accompagné les plus grands chanteurs, écrit des textes, notamment pour la Môme Piaf, et est devenu la mémoire de la chanson française. On ne s'aventurerait pas à le qualifier de monument, car les monuments sont tellement rigides et immobiles : ce n'est définitivement pas le cas pour cet auteur/chanteur tellement vivant.

Le secret de cette jouvence ? De ce perpétuel renouveau ? De ce peps que lui envieraient beaucoup de jeunes qui s'essayent à la chanson ? « Il n'yen a qu'un seul, répond-il sans hésiter, c'est le travail. » Et la passion? « Il n'y en a pas d'autre, insiste-t-il, car un travail sans passion est nul, mais en vérité, c'est avec le travail qu'on avance, qu'on va plus loin. »

De ce parcours long pas comme un fleuve tranquille mais qui a accueilli généreusement sur son chemin beaucoup d'affluents sans les rejeter, Charles Aznavour retient les grandes écritures comme celles de Georges Brassens, Léo Ferré, Jean Ferrat, mais aussi Guy Béart et Claude Nougaro. « Certes, dit-il, la scène musicale française n'est plus la même du point de vue qualité d'écriture, mais du côté scénique, elle est excellente. Pour ma part, je donne de temps en temps un texte à des interprètes comme Michèle Torr, Julien Clerc ou Zaz, mais en général, j'ai affaire à des compositeurs. »

Mémoire ou encyclopédie de la chanson française ? Voire une plate-forme unificatrice entre passé et présent. Ainsi dans cette émission Hier Encore, Charles Aznavour propose de faire connaître les jeunes chanteurs aux anciens et de faire connaître les anciens à la jeunesse. Un projet initié par lui – d'autres encore attendent d'être mises à exécution – et présenté sur France 2. Est-ce que ça le dérange que sa chanson soit modifiée, carrément réinterprétée ? « J'aime surtout qu'on la chante d'une autre manière, car s'ils veulent la chanter comme moi, ça ne vaut pas la peine. Je suis encore là », répond-il. Mutin.




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Source/Lien : L'Orient le Jour



   
 
   
 
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