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Turquie. Le processus de paix avec les Kurdes en danger
Publié le : 06-08-2015

Courrier international - Paris

Publié le 05/08/2015 - 12:51

La reprise des combats entre l'armée turque et le PKK depuis deux semaines menace très sérieusement le processus de résolution de la question kurde qui avait été engagé par le gouvernement AKP en 2012.

Deux semaines après la fin de la trève entre l’armée turque et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), le cycle de violences dont souffre le pays ne semble pas prêt de s’arrêter. Au moins dix-sept membres des forces de l’ordre turques auraient été tuées depuis le 22 juillet et l’armée turque assure avoir tué plus de 260 combattants kurdes dans des raids aériens. Mardi 4 août, trois soldats sont morts à Şırnak dans des attaques revendiquées par les rebelles du PKK.

L’éditorialiste Gülay Göktürk affirme dans le quotidien pro-gouvernemental Aksam que “la paix ne sera possible que si le PKK remet les pieds sur terre”. La journaliste explique que “le gouvernement a certes bien fait de lancer le processus de résolution [de la question kurde en 2012] mais que celui a dérapé car la direction militaire du PKK n'a pas écouté les appels à la paix et au désarmement de son leader Abdullah Öcalan [actuellement emprisonné]. Dans ces conditions, le gouvernement n'avait pas d'autre choix que d'assumer ses responsabilités et est donc passé à l'offensive contre une organisation terroriste qui en deux semaines a créé le chaos dans le Sud-Est du pays, a tué une vingtaine de militaires et de policiers et qui tente de créer un Etat dans l'Etat.”

Nuray Mert, éditorialiste du quotidien Cumhuriyet, très critique à l'égard de l'AKP, le parti au pouvoir, réfute cet argument “dans la mesure où bien avant que le PKK ne recoure de nouveau à la violence, le gouvernement AKP avait déjà qualifié le HDP [Parti démocrate des peuples, issu de l’indépendantisme kurde et qui siège à l’Assemblée] d'ennemi principal. En réalité, ce gouvernement n'a pas peur de ceux qui prennent les armes mais craint par dessus tout que les revendications politiques kurdes se développent dans un contexte démocratique.”

Faire appel à la fraternité entre Kurdes et Turques

Des voix s'élèvent aussi dans la presse turque transcendant la forte polarisation ambiante pour appeler à la paix et au dialogue, à l'instar par exemple de Ahmet Hakan, dans Hürriyet, qui fait état d'une “proposition très simple et sans doute très naïve”.

“Je propose, écrit-il, que nous tous – que nous soyons de droite, de gauche, conservateur, nationaliste, islamiste, de Diyarbakir, d'Anatolie centrale, d'Izmir ou de Thrace – interpellions le PKK en lui demandant d'arrêter le terrorisme, de ne plus faire couler le sang, de ne plus faire pleurer les mères, de revenir à la situation de non-affrontement qui prévalait il n'y a pas si longtemps et de ne plus mettre le HDP dans l'embarras. Mais n'en restons pas là et interpellons l'état d'esprit qui depuis trente ans privilégie une approche sécuritaire condamnée à l'échec. Disons à ce gouvernement : tu avais entamé un processus de paix et ton Premier ministre [Erdogan à l'époque], face aux critiques d'alors, avait dit qu'il était prêt à tous les sacrifices pour cela. Tu avais pris des risques. Et à la première difficulté, tu ferais machine arrière ? Pourquoi alors avoir fait susciter tant d'espoir ? Pourquoi ne fais-tu plus référence à la paix et à la fraternité entre Turcs et Kurdes ? Si tous, avec nos différences, nous tenons un tel discours, le sang cessera de couler.”

Dans ce contexte de violences, il reste jusqu’au 23 août au Premier ministre Ahmet Davutoglu pour former une coalition gouvernementale suite aux élections du 7 juin où l’AKP a perdu sa majorité. S’il échoue, le président Erdogan pourra appeler à l’organisation de nouvelles élections.

Auteur

Pierre Vanrie





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Source/Lien : Courrier international



   
 
   
 
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