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Turquie : Erdogan et les islamo-conservateurs de l'AKP en difficulté
Publié le :

leJDD.fr

20 août 2015

La Turquie se prépare à des nouvelles élections en novembre après l'échec des négociations pour la formation d'un gouvernement de coalition entre les islamo-conservateurs de l'AKP et l'opposition. Le président turc Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 2002, semble affaibli.

L'échec d'un gouvernement de coalition

Son parti règne sans partage depuis 2002, mais les islamo-conservateurs de l'AKP du président turc Recep Tayyip Erdogan n'ont pas réussi à former une coalition cet été. Lors des élections du 7 juin, le Parti de la Justice et du Développement du chef de l'Etat a perdu sa majorité et se trouve contraint de se chercher un partenaire pour gouverner.

"Il existe en Turquie un problème pour former un gouvernement", a constaté Recep Tayyip Erdogan qui a laissé entendre qu'il ne demanderait pas au chef de la principale force d'opposition social-démocrate, Kemal Kiliçdaroglu, de former un gouvernement, ainsi que le prévoit la Constitution. "Je n'ai pas de temps à perdre avec ceux qui ne connaissent pas même l'adresse de Bestepe", le quartier d'Ankara où est situé son somptueux palais, boudé par l'opposition qui l'accuse d'autoritarisme et d'affairisme. La Turquie se dirige donc vers de nouvelles élections après que l'AKP a perdu la majorité absolue au Parlement. Un véritable désaveu pour le président turc qui avait extrêmement personnalisé ce scrutin.

Ralentissement économique

Au delà de l'instabilité politique, la Turquie est confrontée à un ralentissement économique. Après avoir triplé entre 2002 et 2013 durant le mandat d'Erdogan en tant que Premier ministre, le Produit Intérieur Brut (PIB) s'est stabilisé autour de 11.000 dollars (environ 9.800 euros). "La Turquie pâtit avant tout du contexte mondial, et de la normalisation monétaire opérée par les Banques centrales, et notamment la FED (la banque fédérale) américaine, à partir de mai 2013. Les réductions des taux d’intérêt ont provoqué une forte dépréciation du taux de change de la livre turque. Depuis le début de l’année 2015, la livre turque a perdu plus de 17% face au dollar", indiquait l'économiste Seltem Iyigün en juin 2015 dans La Croix. Une baisse qui s'est poursuivie ces dernières semaines. Mercredi, la monnaie turque a continué sa dégringolade contre le dollar et l'euro, franchissant de nouveaux seuils record. La livre (TL) s'échangeait dans l'après-midi à 2,93 TL pour un dollar et 3,23 pour un euro.

En outre, "l’apparition de problèmes géopolitiques en Irak et en Syrie, a repoussé certains investisseurs, tout en supprimant des débouchés", note l'économiste.

Instabilité sécuritaire

Engagée en Syrie contre le groupe Etat islamique et contre les Kurdes, la Turquie fait face à une certaine instabilité sécuritaire à l'intérieur de ses frontières. Mercredi, la Turquie a été la cible de nouvelles attaques, survenues au coeur d'Istanbul et dans le sud-est du pays. Huit soldats sont morts mercredi dans l'explosion d'une bombe survenue au passage d'une patrouille dans une zone rurale du district de Pervari, dans la province de Siirt (Sud-Est du pays).

Un peu plus tôt dans la journée, dans une zone touristique d'Istanbul, des coups de feu et l'explosion d'une bombe ont été entendus devant le palais ottoman de Dolmabahçe, où siègent les bureaux du Premier ministre. Les deux assaillants, qui disposaient "de grenades, d'un fusil automatique, d'une arme et de munitions", ont été arrêtés, a annoncé le gouverneur de la ville dans un communiqué. Ils ont été appréhendés à quelques rues du palais, non loin du consulat allemand.

La Turquie a toujours nié toute complaisance à l'égard des djihadistes du groupe Etat islamique. Mais, pour la première fois en juillet, elle a haussé le ton en bombardant des zones sous le contrôle de l'EI, et donné son feu vert aux Américains pour l'utilisation de sa base aérienne d'Incirlik (dans le Sud du pays), en vue d'une offensive commune contre l'Etat islamique. En réponse aux frappes de l'aviation turque qui mène un double combat contre les Kurdes et l'Etat islamique, le parti kurde (PKK) a jugé que les conditions du cessez-le-feu avec Ankara entré en vigueur en 2013 n'existaient plus et a repris les armes, multipliant les attaques contre militaires et policiers turcs.

Michaël Bloch - leJDD.fr

jeudi 20 août 2015





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Source/Lien : leJDD.fr



   
 
   
 
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