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Dangereuse Turquie
Publié le : 21-08-2015

Le Journal de Montréal

Loïc Tassé

Jeudi, 20 août 2015 05:00 MISE à JOUR Jeudi, 20 août 2015 05:00

Il a bloqué 40 000 sites internet dont YouTube et Twitter. Il a emprisonné des dizaines d’avocats qui n’étaient pas d’accord avec lui. Il est en train d’imposer un islam radical à son pays. Il est corrompu. Qui donc? Le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Et maintenant, insatisfait des résultats des élections de juin dernier, il voudrait tenir d’autres élections très bientôt. Parce que la population, plutôt que de lui accorder un gouvernement majoritaire, lui a donné un gouvernement minoritaire. Comme par hasard, Erdogan ne parvient pas à s’entendre avec les autres partis politiques. Et pour cause: il veut de nouveaux pouvoirs présidentiels, ce que les députés de l’opposition lui refusent. Qu’à cela ne tienne, Erdogan a décidé de gouverner comme s’il avait davantage de pouvoirs. «Que vous soyez d’accord ou non, le régime turc a changé», déclare-t-il à ses détracteurs.

Islamisation lente

Depuis des années, Erdogan a misé avec succès sur une stratégie d’islamisation à petits pas pour gagner ses élections. Cette islamisation lui a valu le soutien du clergé et des gens peu éduqués. Mais cette stratégie électorale semble avoir atteint ses limites. D’un côté, la portion de la population la plus éduquée et la plus éloignée de la religion lui reproche ses politiques d’islamisation ainsi que les progrès de la corruption. Mais d’un autre côté, la population la plus fondamentaliste trouve qu’il n’en fait pas assez. D’ailleurs, les dirigeants de l’État islamique ont appelé au renversement de son gouvernement.

Exciter le nationalisme

Quoi faire dans les circonstances? Erdogan semble avoir décidé de rallier la population turque en excitant le nationalisme. Plus précisément, en excitant la vieille haine des Turcs contre les Kurdes.

Environ 15 millions de Kurdes vivent en territoire turc. Près de 9 millions habitent en Iran, 7 millions en Irak et 3 millions en Syrie. À la suite de la guerre en Irak, les Kurdes sont parvenus à constituer un petit État à eux, le Kurdistan, qui officiellement fait partie de l’Irak, mais qui, dans les faits, est indépendant. Le gouvernement turc a donc raison de craindre que des Kurdes turcs veuillent séparer de la Turquie le territoire qu’ils habitent.

Un allié de l’État islamique

Le problème est que les Kurdes sont les meilleurs combattants sur le terrain contre les soldats de l’État islamique. Or, le gouvernement d’Erdogan a décidé de relancer la guerre contre les Kurdes, malgré un cessez-le-feu conclu avec eux en 2013.

Le gouvernement d’Erdogan est donc devenu un allié indirect de l’État islamique. Même si en théorie le gouvernement Erdogan est aussi en guerre contre l’État islamique, plusieurs observateurs rapportent que l’armée turque bombarde surtout les positions des Kurdes.

Tout ceci pour que Recep Tayyip Erdogan renforce son pouvoir personnel. Quel gâchis.





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Source/Lien : Le Journal de Montréal



   
 
   
 
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