Aujourd'hui : Vendredi, 19 janvier 2018
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
Le Collectif VAN, partenaire du Festival de Douarnenez 2016
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Paris-Erevan : Un court-métrage de Nora Martirosyan
Publié le : 08-10-2015

ulule.com

Pourquoi ce film ?

Le court-métrage de fiction PARIS-EREVAN est né du désir de raconter, au présent, la communauté arménienne éclatée sur tous les continents après le génocide de 1915, à la fois dans son particularisme, mais aussi avec ce qu’elle partage avec d’autres populations déracinées, au-delà des communautarismes et des frontières. A nos yeux, la culture arménienne, héritée ou vivante, représente un tremplin pour explorer le monde, plutôt qu’un sanctuaire. Il en va de même pour bien d’autres cultures qui voyagent et s’installent en dehors de leurs frontières.

Le film

PARIS-EREVAN raconte une histoire très simple et pourtant chargée d'émotions et d'histoire.

Dans l’Airbus 320-200, parti de Paris avec 150 passagers à bord, à destination de Erevan, capitale de l’Arménie, l’excitation est palpable. Arméniens d’Arménie, Arméniens de France ou d’ailleurs et Français liés à l’Arménie sont réunis dans cette arche de Noë moderne.

Dans l’espace clos de l’avion, le temps d’un vol, les passagers vont partager une intimité, des souvenirs, des peurs et même un événement qui viendra sceller le destin de cette communauté humaine de circonstance, sous l’égide d'un volcan endormi de l'Anatolie orientale, le Mont Ararat.

Un mot de la réalisatrice Nora Martirosyan

« En 1969, Artavaz Péléchian réalise le film NOUS. Interdit de sortie en Union Soviétique, il trouvera plus tard une place dans les manuels de cinéma. NOUS, c’est « Nous, les Arméniens », c’est « Nous, un peuple » et « Nous, les hommes ». Dans son film, Péléchian dessine le portrait d’hommes à partir de leur terre, à partir de leur histoire.

Avec mon film, j’aimerais réunir ces fragments de vies éparses dans l’espace réduit d'un avion pour questionner l'intimité d'un peuple dans la diaspora. Quel pourrait être aujourd’hui le portrait d’un Arménien, éloigné de sa terre depuis des générations suite aux migrations continues vers tout un tas de destinations possibles ?

Une chose est sûre, pour tous les Arméniens, le nom de leur pays résonne tendrement. Et les avions vers Erevan sont toujours remplis de passagers de « connections arméniennes » qui volent vers la terre promise pour voir la famille, faire des affaires, apporter de l’aide humanitaire, et vérifier de quoi a l’air ce pays dont la grand-mère a tant parlé.

La majorité d’entre eux quitteront à nouveau le pays. Les statistiques comptent trois millions de personnes en Arménie contre huit en diaspora, dont plus de 600 000 en France. Pour chacun d’eux les motivations sont différentes et les contextes aussi.

On se souvient tous des vols inoubliables, effectués dans les années 80-90, juste après la chute de l'Union Soviétique. Les passagers voyageaient debout, comme dans les bus de campagne. Tout le monde fumait et buvait. Aucun repas n’était servi. Les hôtesses de l'air disparaissaient au bout de cinq minutes de vol. Dans cette ambiance de chaos et de surexcitation, les arméniens de la diaspora, parlant deux langues différentes - l'arménien de l'Est et celui de l'Ouest, allaient à la rencontre de leur pays après 70 ans passés de l'autre côté du rideau de fer.

Aujourd’hui, l’Airbus 320-200 avec 150 passagers à bord est une petite réplique de la société arménienne et de sa diaspora. Tous parlent des langues différentes, celles de leur pays d'adoption et en même temps tous sont liés par les mêmes racines, par la même histoire émaillée de deuils et de pertes.

Cet avion n’est pas seulement un moyen de transport, mais le chemin qui les amène jusqu’au miroir dans lequel ils espèrent tous se reconnaître.

C’est un vol de nuit. Une nuit suspendue, qui permet la transition d’un espace réel vers un autre. Mais le transfert se fait dans l’espace fermé de l’avion, par cette nuit de peurs, de confessions et de pardons. La nuit tombée fait basculer le réel et révèle les hommes dans leur fragilité. Elle les ouvre aussi au mystère et les prépare au miracle de l’aurore, à l’apparition d’Ararat. Le réel bascule dans le mythologique, et le quotidien dans le magique. »

Fabrication et participation

PARIS-EREVAN a déjà reçu le soutien de la région Aquitaine, de la chaîne locale de Bordeaux, TV7, de la région Languedoc-Roussillon et du Centre National des Arts Plastiques. Le tournage aura lieu à Bordeaux entre novembre et décembre 2015, avec une trentaine d'acteurs professionnels et non professionnels et une équipe de techniciens du cinéma.

Malgré les efforts consentis par tous les techniciens et les acteurs y compris professionnels du film, nous cherchons toujours à boucler le financement qui nous permettra de produire ce film. C'est pourquoi nous avons également souhaité donner une dimension collective à cette expérience artistique en proposant plusieurs manières d’y participer :

Envoyez-nous vos anecdotes de voyage… de retrouvailles fortuites au sein d’un avion ou de rencontres inattendues lors de l’embarquement à info@sisterprod.com. Nous avons nourri le scénario de ces témoignages et nous souhaitons encore nous en inspirer avant le tournage.

Participez au casting… en envoyant un CV et une photographie à notre directrice de casting : casting.cdgevn@gmail.com. Nous privilégions les candidatures de Bordeaux et de Paris.

Soutenez financièrement le film sur Ulule en proposant le nom des personnes de votre choix pour constituer notre « grande fresque générique » qui apparaîtra à la fin du film, pour la somme de 10 euros symboliques par nom ajouté à la fresque. Cette fresque sera différente des génériques classiques de fin de films et cherchera tout comme notre film à montrer la force d’une communauté, d’un groupe, au-delà des différences.

De manière plus concrète, cette somme de 5500€ nous permettra de :
- Financer le montage du film, ainsi que les effets spéciaux et l'achat des droits (musicaux notamment)
- Assurer sa distribution ; la promotion entraîne des coûts importants de publicité, mais elle est fondamentale pour faire connaître le film
- Si nous parvenons à ces objectifs, nous chercherons ensuite à traduire le film dans le plus de langues possibles, pour que tous les pays accueillant la diaspora arménienne (mais les autres aussi !) puissent le voir, et qu'il fasse le tour d'un grand nombre de festivals !

La réalisatrice

Avant de se lancer dans la réalisation de PARIS-EREVAN, Nora Martirosyan a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Erevan, puis au Fresnoy, Studio national des arts contemporains de Tourcoing et à la Rijksakademie van Beeldende Kunsten à Amsterdam. Elle a réalisé plusieurs court-métrages qui ont remporté de nombreux prix lors de festivals internationaux.

Elle écrit actuellement son premier long-métrage TERRITORIA, qui sera tourné au Haut-Karabagh, république autoproclamée de Transcaucasie, majoritairement peuplé d’Arméniens. Pour ce travail, elle a été sélectionnée par la Villa Médicis à Rome (2013-2014), à La Fabrique des Cinémas du Monde au Festival de Cannes en 2013, à Open Doors au Festival de Locarno et à l’Atelier de la Cinéfondation de Cannes en 2014 où elle a reçu le prix Arte International pour ce projet.

La société de production

SISTER Productions est une société aquitaine créée par Julie Paratian en 2011 vouée à produire des documentaires, des fictions et tous types d’objets audiovisuels encore en devenir témoignant d’un désir de regarder le monde de manière singulièrement critique.

SISTER Productions travaille à partir de Paris et Bordeaux et tourne ou développe actuellement en France et à l’étranger avec un goût prononcé pour le métissage et la coproduction : PARIS-EREVAN et TERRITORIA, deux films de la réalisatrice Nora Martirosyan ; ARMURE, un documentaire pour Arte France qui se tourne en prison sous la direction d’Eve Duchemin, L’HOMME QUI A VENDU SA PEAU, un long métrage de Kaouther Ben Hania et MOBILE ETOILE, le dernier long métrage de Raphaël Nadjari qui sortira prochainement en salles.

Cette année, deux de ses films sont sortis en salles : LE CHALLAT DE TUNIS de Kaouther Ben Hania, sélectionné à l’ACID Cannes 2014 et multi primé en festivals, ainsi que SUD EAU NORD DEPLACER d’Antoine Boutet, sélectionné à Locarno.




Retour à la rubrique


Source/Lien : ulule.com



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org