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Bras de fer turco russe sur la Syrie
Publié le : 08-10-2015

La Croix

7/10/15 - 17 H 42

L’intervention russe en Syrie contrecarre les intérêts de la Turquie dans cette région. Russie et Iran se répartissent les rôles en Syrie.

Dans le ciel syro-turc, les Mig 21 russes jouent avec les nerfs des F16 turcs. Les mises en garde du président turc, Recep Tayyep Erdogan contre les violations répétées de l’espace aérien de la Turquie par les avions de chasse russes, ne ralentissent pas la marche en avant militaire de Vladimir Poutine en Syrie.

Le 7 octobre, quatre croiseurs russes de la flottille de la Caspienne sont intervenus, tirant 26 missiles de croisière sur 11 cibles de Daech, selon Sergueï Choïgou, le ministre de la défense russe. Et pour la première fois depuis le début de l’intervention de Moscou le 30 septembre, les forces terrestres du régime de Bachar Al Assad ont tenté d’avancer face aux rebelles avec le soutien de frappes russes, « sur au moins quatre lieux dans la province de Hama (centre), et trois dans celle d’Idleb (nord-ouest) », a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Les Russes ne visent pas Daech

Or, la province d’Idleb est contrôlée par l’Armée de la Conquête, une coalition rebelle composée notamment du Front Al-Nosra, la branche d’Al-Qaida en Syrie, qui cherche à renforcer sa présence dans la province voisine de Hama.

Ce n’est donc clairement pas Daech qui est visé par les Russes. Le groupe d’extrémistes islamiques contrôle certes 40 à 45 % du territoire, mais principalement à l’est de la Syrie, le long de l’Euphrate, et dont la moitié en zones désertiques.

« L’objectif des Russes est de modifier le rapport de force en faveur de Bachar al Assad, explique le politologue Ziad Majed, professeur à l’université américaine de Paris, ce qui va renforcer Daech. »

Des actions qui contrarient les intérêts turcs

L’intervention russe aux portes de la Turquie contrevient aux intérêts de cette dernière. Ankara et ses alliés, les pays du Golfe et l’Arabie saoudite, veulent la chute du régime et soutiennent financièrement et en armes le Front Al-Nosra, ainsi que d’autres groupes de l’opposition qui opèrent dans cette zone.

« L’offensive russe contrecarre aussi le projet turc d’une zone tampon de 70 km sur 110 km de large, au nord de la Syrie le long de sa frontière », explique le politologue Ziad Majed. À Bruxelles, Erdogan a tenté en vain cette semaine d’obtenir l’appui des Européens sur cette question.

« Cela aurait eu un sens au début de la guerre en procurant une zone de protection pour les civils syriens qui fuyaient les combats, ou après la crise des armes chimiques. Mais maintenant il est trop tard », estime Ziad Majed. D’autant que les Américains aussi y sont opposés car elle empiéterait sur les zones autonomes kurdes de Syrie.

La Russie et l’Iran se partagent le dossier syrien

Au Pays de Cham, (nom antique de la Syrie), Moscou et Téhéran se sont réparti les rôles. Aux Russes la protection des zones gouvernementales au nord et le long de la Méditerranée, logique puisqu’ils ont une base militaire à Tartous et occupent la base aérienne de Lattaquié. Aux Iraniens, la défense de Damas et Deraa au sud, portes d’accès au Liban et au Hezbollah chiite, allié de Téhéran.

À Moscou la force, à Téhéran la diplomatie. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, reçevant le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a reconnu le rôle joué par l’Iran en lui demandant « d’user de son influence pour promouvoir une solution politique ».

Agnès Rotivel





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Source/Lien : La Croix



   
 
   
 
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