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Les rêves de grandeurs d’Erdogan se fracassent en Syrie
Publié le : 09-10-2015

La Croix

Le président turc se retrouve en Syrie dans un face-à-face militaire inédit avec la Russie.

9/10/15 - 08 H 47 - Mis à jour le 9/10/15 - 08 H 47

Ce pays est pourtant un de ses partenaires économiques les plus importants.

Qu’il est loin le mois de janvier 2004, où le président Recep Erdogan recevait en grande pompe, et pour la première fois, le couple Assad et concluait en 2009 un accord de libre-échange entre leurs deux pays. Ahmet Davutoglu, le penseur de l’AKP (Parti de la justice et du développement) vantait alors les mérites de la nouvelle politique étrangère turque : « Zéro problème avec nos voisins. »

Mais entre-temps, la révolution a éclaté en Syrie en mars 2011. Et Erdogan a pris un virage à 180 degrés. Il a lâché le régime syrien et soutenu la révolte armée. Quatre ans et demi plus tard, la Turquie accueille plus de deux millions de réfugiés syriens et se retrouve en Syrie dans un face-à-face inédit avec l’un de ses partenaires économiques les plus importants : la Russie. La Syrie est en passe de devenir un véritable cauchemar pour le président Recep Tayyep Erdogan.

A la suite des violations russes de l’espace aérien turc, il accuse Vladimir Poutine de commettre « une grave erreur » et menace de répliquer. « Erdogan a surréagi. De telles violations sont fréquentes en mer Noire, analyse Jean Marcou, professeur à Sciences-Po Grenoble. Mais il est vexé car depuis des semaines, il ne cesse de répéter qu’il va négocier avec Vladimir Poutine. »

La Turquie et la Russie associées dans le « Turkish stream »

Que faire alors qu’Ankara partage des intérêts économiques considérables avec Moscou ? Plus de la moitié des importations de gaz turques du pays proviennent de Russie, qui a démarré en avril la construction de la première centrale nucléaire turque, dans la province de Mersin, un projet estimé à 19 milliards d’euros.

Les deux pays sont par ailleurs associés dans le projet de construction du « Turkish stream », un pipeline via la Turquie et la Grèce pour transporter le gaz russe sur le continent européen. Plus de 1,4 million de Russes ont fréquenté cette année les plages de Turquie – ils étaient 2 millions avant la crise économique en Russie. Cette dernière est un marché non négligeable pour les produits turcs : électroménager, textile, agroalimentaire et BTP.

« Entre les deux pays, tout va bien quand il s’agit de parler business, mais dès qu’il s’agit de politique, la vieille rivalité régionale resurgit », ajoute Jean Marcou. Dans le passé, les empires russe et ottoman se sont affrontés dans une dizaine de guerres, du XVIe siècle à la première guerre mondiale, pour le contrôle de la mer Noire et de la région du Caucase, sans parler de l’accès aux mers chaudes vitales pour la Russie. À cela s’ajoute la personnalité de deux leaders, autoritaires et populistes, à l’ego démesuré.

Retour à ses alliés traditionnels, l’Otan et l’Europe

« La Syrie sonne le grand reflux de la politique étrangère de l’AKP. Les coups de gueule du président Erdogan se retournent contre lui. La Turquie ne s’en remet pas, explique Jean Marcou. C’est un revirement total car au début des révoltes arabes, c’est le modèle turc qui était mis en avant. »

En janvier 2008, Erdogan était encensé dans les pays musulmans après son clash avec le président israélien Shimon Peres au forum économique de Davos. Il avait alors quitté avec fracas un débat sur le conflit de Gaza.

« Mais depuis, son soutien aux mouvements islamistes en Syrie et la répression des forces de police lors des événements de Gezi, à Istanbul, ont ruiné l’image de son pays, souligne l’universitaire. La Turquie est aujourd’hui obligée de revenir à ses alliés traditionnels, l’Otan et l’Europe. »

Agnès Rotivel

9/10/15 - 08 H 47 - Mis à jour le 9/10/15 - 08 H 47




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Source/Lien : La Croix



   
 
   
 
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