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Turquie: début du procès des meurtriers présumés du journaliste Hrant Dink
Publié le :

Publié le 02 Juillet 2007 à 16:09

ISTANBUL (AFP) - Deux principaux suspects du meurtre du journaliste turc d'origine arménienne Hrant Dink ont échangé des accusations, selon les avocats présents, à l'ouverture lundi à Istanbul du procès de 18 personnes impliquées dans cet assassinat qui avait bouleversé la Turquie en janvier.

Le premier des accusés, Ogün Samast, chômeur de 17 ans originaire de Trabzon (nord-est) et membre d'un groupuscule ultra-nationalistes de cette ville, a refusé de s'exprimer, ont dit les avocats de la partie civile, parlant aux journalistes lors de la séance à huis clos.

C'est Samast qui, de son propre aveu, a abattu de trois balles Hrant Dink le 19 janvier à Istanbul, devant les locaux de l'hebdomadaire bilingue turc-arménien Agos, que dirigeait le journaliste.

Yasin Hayal et Erhan Tuncel, qui comparaissent aux côtés de Samast, sont, selon l'acte d'accusation, les deux dirigeants du groupe et les commanditaires de l'assassinat.

Hayal a déjà passé 11 mois en prison pour un attentat à la bombe visant un restaurant McDonald's à Trabzon, qui avait fait six blessés en 2004.

Selon l'acte d'accusation, Tuncel, qui était également informateur de police, avait à deux reprises en 2006 fait savoir aux forces de sécurité que Hayal préparait un attentat contre Hrant Dink.

Mais, poursuit l'acte, faisant partie lui-même du complot, il n'a pas dit que l'assassin serait une troisième personne.

Selon Oguz Ugur Olca, avocat de la partie civile, les deux se sont mutuellement accusés lors de la première séance, Tuncel déclarant que l'assassinat avait été planifié par Tuncel.

Ce dernier a traité Hayal de "schizophrène", tout en proclamant son innocence et maintenant qu'il n'était qu'un simple informateur qui avait fait son "devoir" en informant ses supérieurs du complot contre le vie de Dink.

Le procureur a requis contre Samast 18 à 24 ans de prison pour meurtre et 8,5 ans à 18 ans pour port d'arme illégal et appartenance à une organisation terroriste. Le huis-clos a été ordonné en raison de son âge.

Hayal et Tuncel encourent des peines de prison à vie incompressibles, alors que des peines allant de 7,5 ans à 35 ans de prison ont été requises contre 15 autres accusés.

Les forces de l'ordre avaient bouclé la rue menant au tribunal de Besiktas, dans le centre d'Istanbul, alors que quelque 2.500 manifestants, la plupart vêtus en noir, s'étaient rassemblés sur une place avoisinante sous une banderole proclamant: "Nous sommes tous témoins. Nous voulons la justice".

La foule a applaudi l'arrivée de la veuve du journaliste, Rakel, qui a participé brièvement à la manifestation.

Les avocats de la partie civile avaient exprimé dès vendredi leur mécontentement avec la procédure, déplorant que d'autres protagonistes, notamment des forces de l'ordre, ne soient pas poursuivis.

"Les forces de sécurité (...) n'ont pas été incluses dans le dossier, alors que leurs liens avec les suspects, le non accomplissement de leur devoir, leur dissimulation de preuves et même leur apologie du crime et du criminel ont été établis", avait-elle déploré vendredi.

Dans des déclarations écrites soumises à la cour, Rakel Dink et Hosrof, frère du journaliste, ont demandé que le tribunal fasse la lumière sur l'implication dans l'assassinat, selon eux, des membres des forces de l'ordre.

"Ayez le courage de les défier... Soyez l'instrument de la justice de dieux pour que ce procès puisse devenir un moment d'illumination pour la Turquie," a dit Mme. Dink.

"Ce procès est entre ceux qui défendent le système légal et ceux qui prétendent être l'Etat et la loi", a déclaré de son côté Hosrof Dink. "S'il met la lumière sur la verité, il s'agira d'un tournant pour la Turquie".

Hrant Dink, qui militait pour une réconciliation entre Turcs et Arméniens, s'était attiré la haine des cercles nationalistes pour avoir ouvertement qualifié de génocide les massacres d'Arméniens commis en Anatolie entre 1915 et 1917, une qualification rejetée par la Turquie.






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Source/Lien : La dépêche du Midi



   
 
   
 
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