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Le procès des assassins de Hrant Dink
Publié le :

Jérome Bastion

Mis en ligne le 03/07/2007
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Ambiance tendue au procès de 18 assassins présumés du journaliste arménien.
Les parties civiles s'inquiètent de ne pas voir de policiers poursuivis.

Quelque 1 500 manifestants s'étaient rassemblés dès 9 heures du matin, lundi, à proximité du palais de justice de Besiktas, sur les bords du Bosphore à Istanbul, brandissant les mêmes pancartes noires proclamant ''Nous sommes tous des Hrant Dink'', qui avaient inondé les rues d'Istanbul lors des funérailles du journaliste turco-arménien assassiné en janvier 2007.

"Nous sommes contre le nationalisme, et, comme Hrant Dink, nous croyons à des jours meilleurs'', a expliqué, après une minute de silence, un membre de la Plateforme pour la Démocratie, venu ''réclamer justice au nom de la paix''.

La paix entre les peuples, la cause chère au journaliste arménien, n'était en tout cas guère de mise à l'intérieur, entre les deux parties qui, avant l'ouverture de l'audience, ont ouvert les hostilités verbales. A l'arrivée de la veuve, Rakel Dink, et de ses deux filles, de noir vêtues, un avocat de la défense les apostrophe : ''Vous êtes arméniennes, vous avez un passeport arménien !'' Un avocat de la partie civile : ''Sors, tu n'es qu'un provocateur''.

Le même avocat de la défense tire à boulets rouges sur la représentante de la Commission Européenne qui, comme les autres organisations internationales, n'ont pas été admises à l'audience : ''Que croient-ils, que la Turquie est leur aire de jeu ? Ils n'ont pas à fourrer leur nez dans nos affaires".

Pas seulement les lampistes

Parmi les accusés figure un responsable régional du parti de la Grande Unité (BBP, ultranationaliste), Yasar Cihan. Il risque de 7 ans et demi à 15 ans de prison pour avoir apporté assistance à une organisation terroriste en soutenant financièrement la famille de Yasin Hayal, lorsqu'il était en prison pour avoir plastiqué un restaurant rapide de Trabzon. "La Turquie est la nation des Turcs, pas des Arméniens. Eux ne font qu'exciter les gens'', lance-t-il, tout en affirmant que le meurtre de Hrant Dink n'est qu'une provocation - sous-entendu elle n'est pas le fait des membres ou des cercles nationalistes, comme on le croit.

Les avocats de la famille Dink, ses collègues et amis, veulent que le procès ne s'arrête pas à quelques lampistes; déjà, la qualification d'entreprise terroriste pour ce meurtre revendiqué au début comme un acte isolé par le tueur, Ogün Samast, est une petite victoire. Mais cela n'est pas suffisant, car ''si on s'en tient aux seuls exécutants, cela veut dire que la Justice aura jeté un voile sur cette affaire, et couvre les prochains assassinats politiques'', prévient Aydin Engin, chroniqueur à "Agos", le journal de Hrant Dink. ''Nous verrons si le processus judiciaire en cours est prêt à s'attaquer à tous les responsables, en uniforme ou sans'', précise-t-il.

Pour l'avocate Fethiye Cetin, le fait que les responsables de la police et de la gendarmerie nommés dans l'instruction ne soient pas poursuivis est inquiétant.

La police savait

Lors de cette première journée, consacrée à la vérification des identités et aux dépositions, si Ogün Samast a utilisé son droit de garder le silence, ses deux "grands frères", Asin Hayal et Erhan Tuncel ont, eux, tenté de rejeter mutuellement la responsabilité de l'organisation du meurtre, sans nier leur implication ni surtout sans contester que les forces de sécurité étaient au moins informées, si ce n'est associées à ce complot.

L'un affirme en effet que l'arme du crime a été fournie par la police, l'autre qu'il n'était qu'un informateur et qu'il a fait son travail, celui d'informer sa hiérarchie, plusieurs mois à l'avance. Mais alors pourquoi rien n'a été fait pour empêcher ces petits truands de passer à l'acte? C'est ce que veut savoir la partie civile.






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Source/Lien : La Libre Belgique



   
 
   
 
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